Marguerite duchesse de Berry d'après Corneille de Lyon (Chantilly)

 Portrait présumé de Marguerite d'après Corneille de Lyon

D'après Anne Dubois de Groer, ce portrait n'est pas un original ; ce qui explique que son identification à Marguerite n'est pas évidente1. Il existe un portrait équivalent au château de Versailles.

Le portrait a probalement été réalisé au début du règne d'Henri II. Faute de trouver un époux de son rang en Europe, la soeur du roi vit à la cour de France. Pour l'entretien de son rang et de sa maison, Henri II lui a donné en jouissance le duché de Berry.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

Marguerite de France (Chantilly)Portrait de Marguerite par François Clouet vers 1550

La pose solennelle donnée par le portraitiste à son modèle et la beauté du costume que laisse transparaître l'esquisse fait de ce dessin un très beau portrait de la duchesse de Berry. Un autre dessin de Chantilly semble s'apparenter avec lui (image ci-dessous).

Marguerite de FranceA 25 ans passés, Marguerite est par son esprit et son affabilité une figure appréciée de la cour de France et de la famille royale.

Source : Rmn et  Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

Marguerite de France (vendu chez Christies en 2011)Marguerite de France (Chantilly)Portrait de Marguerite par François Clouet vers 1555

Ce très beau portrait est le dernier représentant Marguerite en costume de cour, avant son départ de France. A 30 ans passés, elle n'est toujours pas mariée.

Le portrait peint n'est réapparu qu'en 2011, en vente, chez Christies.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé) et Christies

Marguerite représentée sur la miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis

Le portrait a servi de modèle pour la miniature (ci-contre) représentant les filles et épouses de François Ier dans le livre d'heures de Catherine de Médicis. Marguerite y est la seule personne à placer son regard vers le lecteur (à l'époque de la réalisation de cette miniature dans les années 1570, elle est l'une des rares figures représentées à être encore vivante).

Source : (Paris, BnF)

 

Marguerite de France en Minerve (Wallace collection)

Représentation allégorique de Marguerite en Minerve vers 1555

Cette très belle plaque en émail rappelle que Marguerite était une femme lettrée, protectrice des écrivains.

Les poètes de la Pléiade comme Ronsard et Du Bellay l'ont célébré comme étant la nouvelle Pallas (ou Minerve). Comme son père autrefois, elle est représentée sous les traits de la déesse. Elle est la divinité qui défend l'art des lettres contre les diatribes des sectaires ignorants.

Marguerite de France passe également pour avoir été sympathisante des idées de la réforme protestante.

Source : Wga (Londres, Wallace collection)

 

 


 Notes

1. Anne Dubois de Groer, Corneille La Haye, dit Corneille de Lyon, Arthéna, 1997, p. 213. 

Article modifié en octobre 2011