28 juin 07

Les portraits de Charles IX (1550-1574)

 

Charles IXRoi de France à l'âge de 10 ans, Charles IX a eu le malheur de devenir le souverain d'un royaume en déliquescence, pris en otage par les factions politiques et les groupes religieux extrémistes. Les guerres de religion étaient inévitables et le pauvre enfant n'y pouvait rien, pas plus qu'il ne pouvait empêcher les atrocités commises durant la nuit du 24 août 1572 et les jours suivants.

Enfant, il avait du assister à de nombreuses réunions de tractations politiques, sans résultat probant de paix durable. Devenu adolescent, Charles se réfugia dans les activités sportives. Au désespoir de sa mère, il fuyait l'exercice du pouvoir, s'épuisant à courir le gibier dans de longues parties de chasse. Il faut attendre les événements dramatiques de la fin de son règne, pour que le jeune roi prit conscience de ses responsabilités d'adulte et gouverna. Mais il décéda à l'âge de 23 ans.

Sur le plan iconographique, le fait que Charles IX soit devenu roi très jeune est une chance, car il existe de lui des portraits à toutes les étapes de sa vie. Cette série d'articles permet de le voir évoluer physiquement. A travers ses portraits, on le voit grandir, mûrir, prendre de la barbe et vieillir prématurément. 

Galerie_Charles_IX

 

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01 juil. 07

Le duc d'Orléans (1550-1559)


Charles-Maximilien, musée CondéCharles-Maximilien, musée des Offices

Portraits de Charles-Maximilien, futur roi Charles IX, dessinés vers 1551 et 1552, par Germain Le Mannier

Charles-Maximilien est le troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Il naît le 27 juin 1550 au château de Saint-Germain-en-Laye.

Ce sont les inscriptions sur les dessins qui permettent d'identifier les portraits. D'après l'historienne Alexandra Zvereva, ce serait Catherine de Médicis elle-même ou l'un de ses secrétaires qui annotaient les dessins. La reine les commandait pour s'assurer à distance de la bonne santé de ses enfants 1.

Source des images : Moreau-Nélaton, Le portrait ... (Florence, musée des Offices) ; Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé)

Garçon au chat, musée CondéIl existe au musée Condé de Chantilly un tableau qui offre une image similaire au dessin conservé par ce même musée. Le portrait n'est pas identifié, mais on pense qu'il s'agit aussi du prince Charles, car l'oeuvre est datée de 15531.

Comme sur le précèdent portrait, l'enfant porte sur la tête, le béguin et la toque plate, et autour du cou, un collier. Sur le dessin, il tient une raquette, évocation du jeu de paume qui faisait fureur à l'époque, tandis que sur la peinture, l'enfant joue avec un petit chat.

Source de l'image : Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé)

   

Charles IX, British museumPortrait identifié par une annotation à Charles-Maximilien, conservé au British museum et attribué à François Clouet

Ce portrait n'est guère plus tardif que les précédents, car le petit prince porte encore le béguin. Il est probable qu'il soit encore revêtu de sa robe d'enfant. Par-dessus cette robe, il est habillé d'un col blanc de forme pointue, rabattu sur un col de fourrure.

L'historienne Alexandra Zvereva identifie ce portrait au prince Alexandre-Edouard, futur Henri III 2.

Source de l'image  : (Londres, British museum)

 

 

 

Charles-Maximilien, BnFPortrait identifié par une annotation à Charles-Maximilien, conservé à la BnF

C'est un dessin plus tardif que le précédent car le jeune prince ne porte ni le bonnet, ni la robe d'enfant. Il semble revêtu du costume masculin composé du pourpoint et du collet, marquant son entrée dans le monde des adultes, traditionnellement fixée pour les enfants vers l'âge de 6 ou 7 ans.

L'identité du modèle reste à confirmer, car sa ressemblance avec les portraits de Charles n'est pas déterminante. Le jeune homme ne semble pas non plus avoir douze ans comme il est marqué en bas du dessin. Son costume n'a pas la même mode que celui dessiné par François Clouet à son avènement au trône en 1561 (voir le portrait dans l'article suivant)

Source de l'image : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

 


Notes.

1. Alexandra ZVEREVA, Le Cabinet des Clouet au château de Chantilly, Nicolas Chaudun, 2011, p. 27-28, 118-119. Voir également pour les deux précédents portraits, Alexandra ZVEREVA, Portraits dessinés de la cour des Valois. Les Clouet de Catherine de Médicis, Arthena, Paris, 2011, p. 302.

2. Alexandra ZVEREVA, Portraits dessinés de la cour des Valois. Les Clouet de Catherine de Médicis, Arthena, Paris, 2011, p. 303. Voir la copie du XVIIIe conservée à la BnF et celle conservée au musée d'art et d'archéologie de Senlis sur la Base Joconde.

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L'enfant roi (1560-1565)


Portraits du roi Charles IX, peint et dessiné par François Clouet en 1561, respectivement conservés au Kunsthistorisches museum et à la Bibliothèque nationale de France

Charles IX, BnFCharles IX, Kunsthistorisches museumSource des images : (Vienne, Kunsthistorisches museum) ; Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

Le petit duc d'Orléans succède à son frère François comme roi de France le 5 décembre 1560. Son accession au trône est évidemment l'occasion pour Catherine de Médicis de lui faire tirer un nouveau portrait.

Selon l'historienne Alexandra Zvereva qui en a fait l'historique, le portrait original serait le dessin vendu aux enchères par Christie's le 26 janvier 2012. Malheureusement, l'oeuvre a été fortement dénaturée par des retouches largement ultérieures. Le dessin conservé par la BnF (illustration ci-dessus) serait la copie réalisée par Clouet (ou son atelier) pour sa propre collection 1

Le roi étant mineur, le gouvernement est confié à un conseil de régence, dominé par la reine Catherine. Face aux tensions religieuses naissantes, la reine-mère entend favoriser l'harmonie au sein de la cour et maintenir le royaume en paix. La diffusion du portrait royal participe à sa politique de rassemblement.

Charles IX, VersaillesCharles IX, The Metropolitan museum of artCharles IX, Chantilly, musée CondéLe plus beau conservé aujourd'hui est le portrait du Kunsthistorisches museum à Vienne. Il va servir de modèle à un certain nombre de copies de plus ou moins bonne qualité, aujourd'hui réparties dans différentes collections.

Le portrait conservé par la Royal Collection est une miniature attribuée à François Clouet (ci-dessous à droite), ayant appartenu au roi Charles Ier d'Angleterre. Déjà, à l'époque, elle était identifiée à tort à François II, preuve que l'on ne conservait pas longtemps la mémoire des noms sur les portraits :

Charles IX, The Royal CollectionCharles IX, musée des Beaux-arts d'AngersSource des images : Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé) ; (New York, The Metropolitan museum of art) ;  Gettyimages (Versailles, musée du château) ; (Angers, musée des Beaux-arts)(Royaume-Uni, Royal Collection)

 

 

Charles IX, Christie'sPortrait de Charles IX dont la récente apparition sur le marché de l'art a permis de remettre en cause l'identité d'un tableau conservé par le musée Condé traditionnellement identifié à François II (ci-dessous à gauche).

Le tableau a été vendu chez Christie's en 2009. Il a pour modèle l'oeuvre de François Clouet. Il se différencie du beau portrait peint de Vienne par la couleur bleue de l'arrière-plan, un cadrage élargi au niveau du buste, et un rendu du détail moins important. Néanmoins, l'enfant roi reste particulièrement reconnaissable.

Cette précision du détail n'existe pas dans le portrait conservé à Chantilly (ci-dessous à gauche). La carnation est si faiblement rendu qu'on ne reconnaît pas d'emblée les traits de Charles IX. Cette faiblesse explique pourquoi pendant longtemps on y a vu à tort, les traits de François II. Avec le vente de Christie's, le portrait de Chantilly prend une toute autre signification ; la similitude de la pose, du costume et du visage, en fait une simple copie du premier.

Charles IX, Chantilly, musée CondéPortrait de Charles IX, autrefois identifié à François II (Chantilly, musée Condé)Par la couleur du fond, un autre portrait de Chantilly peut se rattacher à cette famille de portrait (portrait ci-contre à droite).  Il représente Charles IX dans un cadrage élargi à la taille, la main au côté. La faible rendu de la carnation le rapproche de l'autre portrait de Chantilly.

A travers ces exemples, il est intéressant de voir combien les collections privées peuvent être enrichissantes pour comprendre les collections publiques et par la même occasion l'iconographie, l'art et les études historiques en général 2.

Source des images : Christie's (Vente du 29 janvier 2009 à New York) ; Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé) ; Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé)
 

Charles IX, Christie'sPortrait de Charles IX peint par François Clouet et récemment vendu aux enchères par Christie's

Source de l'image : Christie's (Vente du 8 décembre 2016 à Londres)

Ce portrait diffère de celui du Kunsthistorisches museum par l'absence de fourrure au niveau du col et des épaulettes. Son apparition dans une vente aux enchères permet de renouveler l'historique des portraits de Charles IX, en mettant à jour une nouvelle généalogie. Car ce tableau présente des points communs avec un portrait présent à  la Pinacothèque Tosio Martinengo de Brescia et un autre qui a été récemment vendu aux enchères chez Artcurial 3 (voir ci-dessous).

Le jeune garçon semble plus mature que dans le précédent portrait ; comme si l'intention était de donner plus de crédibilité à la présence royale. L'oeuvre porte la date de "1561", mais s'agit-il d'une mention originale ? Le portrait aurait pu être peint à l'issue de la première guerre de religion. Cet événement marquant pour le royaume et son roi aurait pu servir de prétexte à dresser et diffuser un portrait réactualisé de Charles IX.

Charles IX, Sotheby'sCharles IX, ArtcurialCharles IX, Brescia, Pinacoteca Tosio

Charles IX, Metz, musée de la Cour d'or

Source des images de gauche à droite : Wikimedia Common (Metz, musée de la Cour d'or) ; (Brescia, Musei Civici di Arte e Storia - Pinacoteca Tosio Martinengo) ; Artcurial (Vente du 21 mars 2018 à Paris) ; Sotheby's (Vente du 28 janvier 2005 à New York) 

 

Portrait de la famille royalePortrait du roi et de sa famille sur un tableau aujourd'hui disparu

Le roi est représenté au centre de sa fratrie, sa mère, la reine le tenant dans ses mains. Le tableau a été réalisé dans le contexte des guerres de religion. La première guerre vient de s'achever (1563), le roi a été déclaré majeur mais Catherine de Médicis continue de gouverner en son nom (voir le commentaire du tableau dans la partie Catherine de Médicis). Catherine de Médicis fit avancer la déclaration officielle de sa majorité. Après une année de guerre fratricide dévastatrice; il s'agissait d' d'asseoir la légitimité du pouvoir royal et imposer la paix du roi.

Du point de vue, du costume, ce tableau est également très intéressant. Le costume du roi n'est guère différent des précédents, sauf que la fraise déborde du col. Ce tableau est riche a bien des égards. D'une part, il est rare d'avoir des portraits en pied. C'est un genre qui est apparu tardivement en France. Deuxièmement, c'est un portrait de groupe, ce qui constitue une véritable exception.

Source de l'image : Louis DIMIER, Histoire de la peinture de portrait en France au XVIe siècle, G. Van Oest, 1924

 

Charles IX, in Recueil des effigies, BnF

Charles IX, in Chroniques de FranceCharles IX, Osterreichische nationalbibliothekReprésentations gravées de Charles IX insérées dans des ouvrages imprimées

Source des images : (Vienne, Osterreichische nationalbibliothek) ; Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) 4 Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

La première estampe reprend le portait fixé par Clouet. La troisième représente le roi à mi-corps, en pleine page. Elle est tirée du Recueil des effigies des Roys de France 5, publié en 1567 par François Desprez (ci-contre à droite). L'image a été reprise par l'imprimeur italien Bernardo Giunti dans une édition de 1588 (voir l'exemplaire conservé à la Bibliothèque nationale de France ou  au British museum).

 

Charles IX, BnFPortrait de Charles IX vers 1565, conservé à la BnF

Source de l'image : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

Le portrait représente Charles IX vers 1565. Il a l'originalité de montrer le roi sous un autre angle, celui, moins courant, du coté découvert de la tête.

Plusieurs portraits semblent se rattacher à ce dessin. Un portrait vendu chez Sotheby's en 2002 présente des traits physiques proches de Charles IX (troisième image ci-dessous), mais le catalogue de vente l'identifie plutôt à son frère, Henri d'Anjou ; c'est une erreur (les deux frères présentent une physionomie bien distincte). L'identité du modèle est confirmée par une variante conservée aux États-Unis, et identifiée à Charles IX (quatrième image ci-dessous) ; le costume et les traits du modèle sont les mêmes mais le roi a été vieilli par l'ajout de poils de barbe.

Le lien entre ces deux peintures est le dessin de 1565 n'est pas évident. Peut-être s'agit-il de peintures réalisées d'après le portrait tiré par François Clouet en 1566 et retouché par l'artiste trois ans plus tard (voir le dessin du musée de l'Ermitage dans l'article suivant).

Charles IX, musée de BirminghamCharles I, SothebysCharles IX, collection privéeCharles IX, Dresde, Staatliche KunstsammlungenSource des images : Bildindex (Dresde, Staatliche Kunstsammlungen) ; 1st Art Gallery (collection privée) ; Sotheby's (Vente du 18 novembre 2002 à Paris) ; Wikimedia Commons (Birmingham, Museum of Art)

 

 


Notes

1. Alexandra ZVEREVA, Portraits dessinés de la cour des Valois. Les Clouet de Catherine de Médicis, Arthena, Paris, 2011, p. 365.

2. L'identification du portrait est corrigée par Alexandra ZVEREVA, Le Cabinet des Clouet au château de Chantilly, Nicolas Chaudun, 2011, p. 120, remplaçant les notices de A. CHATELET, F-G.PARISET, R .de BROGLIE, Chantilly, musée Condé, Peintures de l’école française, XVe- XVIIe siècles, Paris, RMN, 1970.

3. Catalogue de vente d'Artcurial, Maîtres anciens et du XIXe siècle, tableaux, dessins, sculptures, vente n°3254 du mercredi 21 mars 2018.

4. Gilles Nicole, Les Croniques et annales de France, depuis la destruction de Troye, jusques au Roy Loys onziesme, Volume 2, Chapitre CLXXXI.

5. Sur le Recueil des effigies des Roys de France, avec un brief sommaire des généalogies, faits et gestes d’iceux, voir la description sur le site de Christie's et le livre numérisé sur Gallica.

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Le roi adolescent (1566-1570)


Portrait de Charles IX aujourd'hui conservé à la fondation Bemberg à Toulouse et son pendant dessiné par François Clouet entre 1566 et 1569, conservé au musée de l'Ermitage

Charles, musée de l'ErmitageCharles IX, Fondation Bemberg

L'historique de ce très beau dessin a été reconstitué par l'historienne Alexandra Zvereva1 ; le portrait a été dessiné une première fois par François Clouet en 1566, puis, trois ans plus tard, l'artiste a profondément retouché son oeuvre pour vieillir les traits de l'adolescent ; il a également modifié le costume pour mettre le portrait à la mode de l'époque, rendant la toque emplumée plus bouffante.

Le tableau peint, conservé à Toulouse, fait apparaître les mains du personnage, derrière un rebord peint en trompe-l'oeil. Il s'agit de  mettre en scène le prince et rendre le portrait plus vivant. C'est une schéma de représentation traditionnel déjà expérimenté dans le grand portrait de François Ier du Louvre.

Charles IX, Ashmolean museumCharles IX, BnFCharles IX, musée CondéIl existe de ce portrait plusieurs reprises et répliques d'atelier dont les plus connus sont ceux qui le représentent en pied.

Source des images : (Saint-Petersbourg, musée de l'Ermitage) ; Agence photographique de la Rmn (Toulouse, Fondation Bemberg) ; Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé) ; (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; (Oxford, Ashmolean museum)

 

Charles IX, Kunsthistorisches museumPortrait en pied de Charles IX peint par François Clouet en 1569 et aujourd'hui conservé au Kunsthistorisches museum

Source de l'image : (Vienne, Kunsthistorisches museum)

Le tableau a été peint dans le cadre des négociations de mariage avec l'empereur Maximilien à qui il a été envoyé.

Il s'agit d'un très grand et beau tableau, de taille grandeur nature. Il présente une grande richesse dans les détails du costume. On remarquera ici la grosseur des hauts-de-chausses qui atteignent leur taille maximale dans la seconde moitié des années 1560.

Le visage n'a pas le même traitement que le costume. Il s'agit probablement de deux peintres différents qui y ont travaillé. Il était fréquent pour un artiste de faire réaliser son tableau par plusieurs de ses élèves (Biblio. E.Jollet).

Charles IX, musée CondéCharles IX, musée du LouvreIl existe deux répliques du grand tableau de Vienne. Leur qualité inférieure s'explique par leur petite taille. Ces deux tableaux ne dépassent pas les 30 cm.

Source des images : Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre) ; Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

Charles IX, musée CondéPortrait de Charles IX peint dans l'atelier de François Clouet vers 1570 et aujourd'hui conservé au musée Condé de Chantilly

Source de l'image : Agence photographique de la RMN (Chantilly, musée Condé)

Le portrait a toujours pour modèle le dessin de l'Ermitage, mais se distingue par des modifications au niveau de la pilosité et du costume.

Le jeune roi arbore une petite moustache et des poils de barbe qui contribuent à rendre son visage d'adolescent plus mûr. Le costume a également évolué ; il est plus sobre que le précédent, mais le changement à souligner se situe dans la fraise et le chapeau qui ont légèrement pris du volume (fraise plus haute, et bonnet plus bouffant), montrant une mise à jour du portrait en fonction de la mode du moment. C'est également le premier portrait où Charles IX porte une boucle d'oreille

Le vieillissement du roi correspond à la volonté du jeune roi de paraître plus mature. Pour l'historienne Alexandra Zvereva, les précédents portraits peints dans le courant de l'année 1569, avaient laissé le roi insatisfait de son visage d'enfant. Souverain d'un royaume où son autorité est sans cesse bafouée, Charles IX était soucieux de donner de lui une image plus virile.

Le conflit fratricide de la troisième guerre de religion oblige la couronne, à donner une image d'elle, qui soit fidèle à l'esprit de justice et de fermeté qu'elle entend incarner. Pour le jeune roi, c'est peut-être aussi une manière de répondre à son frère, Henri d'Anjou, élevé au rang de héros militaire après ses victoires sur les protestants à Jarnac et à Moncontour (1569). Prédisposé à la jalousie, Charles IX, cherchait à renforcer sa crédibilité face à la gloire de son frère.

Charles IX, Tajan (Vente de 2005)Un portrait vendu chez Tajan en 2005 semble se rattacher à ce modèle-ci sur le plan physionomique, car le roi y porte la barbe et les traits y sont plus accentués. En revanche, le reste de la composition reprend plutôt le dessin de l'Ermitage et le tableau de Toulouse : la pose des mains sur le rebord (alors qu'elles étaient absentes du précédent portrait), la fraise est ouverte sur le devant, et le roi ne porte pas de boucles d'oreille.

Le tableau de Tajan aurait du se limiter à n'être qu'une variante du portrait de Toulouse, mais il en fut autrement ; c'est comme si le visage avait été modifié pendant que le peintre peignait son tableau. Peut-être la peinture était-elle en cours d'exécution, lorsque le roi a exigé de son peintre d'être représenté plus viril. Sur le plan chronologique, le tableau de Tajan serait donc un portrait intermédiaire entre celui de Toulouse et celui de Chantilly. 

Source de l'image : Tajan (vente du 21 juin 2005 à Paris)

 

Charles IX, musée du château de VersaillesPortrait de Charles IX, conservé dans les collections du château de Versailles

Source de l'image : Agence photographique de la Rmn (Versailles, musée national)

Du fait de son appartenance à la collection publique des musées français, c'est le plus connu des portraits de Charles IX.

La disposition originale des perles sur la toque et la forme évasée des tuyaux de la fraise ne le permet pas de le relier directement aux portraits précédents. L'atelier de François Clouet offre à travers cette peinture une quatrième version du portrait dessiné par le maître.

Les traits du visage sont bien les mêmes que le dessin de l'Ermitage, mais en plus prononcés. Le visage du roi a encore été vieilli. Peut-être a t-il été peint vers 1572, à la même période que le portrait tiré par Decourt  (voir article suivant). Contrairement à ce dernier, le roi ne porte pas encore de pendant de perle à l'oreille.  

 

Charles IX, British museumCharles IX, musée des beaux-arts d'AgenPortrait de Charles IX conservé au musée des beaux-arts d'Agen

Le portrait d'Agen propose une toute autre combinaison (image ci-contre à gauche). C'est celui d'un jeune homme barbu, habillé d'une fraise haute, dans un style qui le rattache davantage à la mode des années 1570.

Sa confrontation avec les portraits précédents le range à part ; malgré sa barbe fournie, le roi apparaît beaucoup plus jeune que sur le portrait de Chantilly ; en revanche, son habit, est d'un style plus tardif et donc plus moderne. En somme, c'est comme si les têtes n'étaient pas avec les bons costume. Comment le comprendre ?

La clé de compréhension se trouve peut-être dans un dessin de Hans Liefrinck (ci-dessus à droite). Le portrait d'Agen s'en rapproche par le costume, la naïveté juvénile du visage et enfin, par la forme de la moustache (qui est recourbée vers la bouche au lieu d'être brossée vers la joue comme sur les portraits issus du modèle clouetiens). 

Charles IX, par LiefrinckLiefrinck est un artiste et un éditeur flamand qui a fait imprimer plusieurs portraits de rois de France. Celui qu'il propose pour Charles IX n'est que la reprise du modèle imposé par Clouet, mais avec une caractéristique propre à Liefrinck qui est de conférer à ses portraits un air ingénu. Le tableau d'Agen reprend ce portrait, sans prendre en compte le changement adopté précédemment par le roi, ce qui crée cette légère incohérence dans l'iconographie évolutive de Charles IX : il présente un visage juvénile, alors qu'en France, sa volonté était désormais de paraître plus mature.

Le portrait de Liefrinck a fait l'objet de plusieurs gravures dont l'une la représente en pied. Il n'est pas certain que le costume représenté soit celui à la mode à la cour.

Source des images : Facebook du musée d'Agen (Agen, Musée des Beaux-arts) ; (Londres, British Museum) ; (Londres, British museum) ou (Vienne, Österreichische Nationalbibliothek) ou Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

Charles IX, BnFReprésentation de Charles IX à l'âge de 18 ans, sur une gravure de Mathias Zundt datée de 1568

Source de l'image : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

Le jeune roi est représenté comme un chef de guerre, revêtu de son armure et tenant ses attributs royaux. Ce n'est pas un véritable portrait. L'artiste, un imprimeur allemand de Nuremberg, ne cherche pas spécialement à retranscrire les traits physiques du jeune prince, mais à valoriser le prestige de son pouvoir temporel.

De plus, la gravure représente le roi comme un enfant plutôt qu'en jeune adulte. C'est le cas des autres portraits gravés du roi édités à la même époque. Dans une gravure de Liefrinck, représentant le roi en pied, l'artiste s'est contenté de reprendre une ancienne gravure de François II (ci-dessous).

C'est peut-être, en réaction contre ces images venues de l'étranger que le roi Charles IX avait exigé de ses portraitistes d'être représenté plus viril.

Charles, 1567Charles IXCharles IX, 1569, BnFDe façon générale, en gravure, en ce qui concerne Charles IX enfant, on peut rarement parler de portrait.

Source des images : (Amsterdam, Rijkmuseum) ou (Londres, British museum) ; (Vienne, Österreichische Nationalbibliothek)(Londres, British museum)

 


Notes

1. Alexandra ZVEREVA, Portraits dessinés de la cour des Valois. Les Clouet de Catherine de Médicis, Arthena, Paris, 2011, p. 366.

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Le roi adulte (1570-1574)


Portrait de Charles IX, roi de France, dessiné vers 1572 par Jean Decourt et aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France

Source des images : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)  Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

Charles IX, BnFCharles IX, BnF

 

C'est le dernier portrait de Charles IX avant son décès le 30 mai 1574.

Le dessin est parfois attribué à François Clouet 1. Mais l'historienne Alexandra Zvereva l'a identifié comme une oeuvre de Jean Decourt qui remplace François Clouet, comme nouveau portraitiste du roi 2.

Charles IX, Kunsthistorisches museumPortrait en pendentif de Charles IX, attribué à François Clouet, et conservé au Kunsthistorisches museum de Vienne

Source de l'image : Bridgeman Images (Vienne, Kunsthistorisches museum)

C'est d'une miniature peinte en médaillon dont la qualité picturale laisse à penser que son auteur est François Clouet. La réattribution du dessin original à Jean Decourt permet toutefois d'en douter.

Tout aussi intéressant est l'écrin du pendentif ; la miniature est inserée dans un très bel ouvrage d'orfèvrerie réalisée par François Dujardin, représentant sur l'envers une allégorie du bon gouvernement.

L'objet a probablement été commandé par Catherine de Médicis. Il est exceptionnel par sa qualité3. Par ailleurs, si l'attribution à François Clouet est bonne, c'est la seule miniature en pendentif conservée à ce jour du portraitiste. Or, on sait d'après les documents d'archives, que la reine-mère passait des commandes régulières de bijoux à portrait, pour en faire des cadeaux aux membres de sa famille1. Ce portrait en serait l'un des rares témoins.

Charles IX, Galerie des OfficesCharles IX, the Royal Collection

Il existe deux autres miniatures en médaillon du roi Charles ; l'une est dans la collection royale britannique (ci-contre à droite), l'autre est à la Galerie des Offices de Florence (ci-contre à gauche). Elles procèdent du même modèle que le pendentif de Vienne, mais ne sont pas de même qualité.

Source des images : (Royaume-Uni, The Royal Collection) ;  The Web Gallery of Art (Florence, galerie des Offices)

 

Charles IX, musée de la légion d'honneurLe portrait de Decourt a fait l'objet de plusieurs répliques d'atelier dont l'un est actuellement exposé au musée de la Légion d'honneur à Paris (probable dépôt du musée du Louvre) (en mauvaise reproduction, ci-contre  à droite).

Charles IX, musée CondéCharles IX, Kunsthistorisches museumOn en retrouve une très belle réplique au musée Condé à Chantilly (ci-contre au milieu).

Source des images : Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé) ; (Vienne, Kunsthistorisches museum) ; Photographie personnelle (Paris, musée de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie)

 

Ce nouveau portrait officiel va marquer l'iconographie post-mortem de Charles IX et servir de modèle à une importante série de portraits. La galerie qui est proposée ci-dessous regroupe différents portraits du XVIe et XVIIe siècles.

Charles IX, Kunsthistorisches museumCharles IXCharles IX, collection privéeCharles IX, Christie's (vente de 2005)Source des images  : Christie's (vente du 22 juin 2005 à Paris)  ; Christie's ; Millon et associés (Collection privée) ; (Vienne, Kunsthistorisches museum)

 

  

Charles IX, collection privéeCharles IX, Château de BeauregardCharles IX, collection privéeCharles IX, collection privéeSource des images  : Christie's (vente du 31 mars 2011, Paris) ; Artnet (Collection privée) ; Site particulier (Château de Beauregard) ; Artnet (Collection privée).

 

 

 

Charles IX, musée CarnavaletPortrait en pied de Charles IX, d'après le dessin de Jean Decourt, et aujourd'hui exposé au musée Carnavalet

Source de l'image : (Paris, musée Carnavalet)

Ce tableau de grande taille (215 x 114 cm), représente le roi grandeur nature. Il reprend le dessin de Jean Decourt pour le visage et de façon quasi identique, la pose et le décor du portrait en pied issu de l'atelier de Clouet conservé à Vienne. Ce tableau reprend en effet l'encadrement du rideau vert, et la pose du modèle, la main posée sur le dos d'une chaise rouge.

La qualité relative de la peinture interroge sur le contexte de sa production. L'oeuvre date des dernières années du règne de Charles IX, mais il pourrait s'agir de la copie tardive d'une oeuvre originale disparue. La taille de la fraise, plus grande que sur le dessin, appuie cette dernière hypothèse.

 

Portrait_of_Charles_IX

Portrait en pied de Charles IX, d'après le dessin de Clouet

Source de l'image : Bridgeman images (Collection privée)

Cet autre portrait en pied est plus original, car il représente le roi dans un costume très moderne pour son époque. Le caractère bouffant des manches, le retroussement des hauts-de-chausses et l'apparition timide du panseron au niveau du bas ventre sont des marques de la mode de la deuxième moitié des années 1570. La couleur beige du collet et le collier à double rang rappellent les portraits de début de règne d'Henri III (voir le portrait d'Henri III par Jean Decourt et le portrait de François d'Anjou vers 1576)

Par conséquent, tous ces élements font penser à un portrait post-mortem du roi décédé en 1574.

Cette datation est confortée par le choix du modèle pour réaliser le visage. L'artiste n'a pas pris en exemple le portrait de Jean Decourt, mais celui précédemment tiré par François Clouet (cf le portrait peint, conservé à Versailles, dont ce portrait en pied est le développement).

 

Charles IX et Elisabeth d'Autriche dans le livre d'heures de Catherine de Médicis, BnFPortrait de Charles IX et d'Elisabeth d'Autriche dans le livre d'heures de Catherine de Médicis

Source de l'image : Wikimedia commons (Paris, Bibliothèque nationale de France)

Le roi et la reine portent la couronne royale. La coiffure d'Elisabeth et les cernes de Charles IX sont les marques d'un portrait réalisé en fin de règne, vers 1572-1574.

En dépit de ses 22 ans, le roi paraît vieux et usé, ce qu'il est à force de courir le gibier. Les ambassadeurs qui ont laissé des descriptions du roi s'étonnent de voir ses traits se durcir. Le roi s'épuise à la chasse où il passe beaucoup de son temps.

Charles IX et Elisabeth d'AutricheLa BnF conserve également une estampe exceptionnelle de Marin Bonnemer, imprimeur de la rue Montorgueil à Paris 4, représentant Charles IX et Elisabeth d'Autriche.

Source de l'image : (Paris, Bibliothèque nationale de France)

Pour les portraits d'Elisabeth, voir les articles ici consacrés, et ceux de leur fille Marie-Elisabeth, ici.

 

PortraCharles_IXdfits gravés de Charles IX, édités sous son règne

Charles_IX_pied

H5_Charles_IX_1571_BnFH5_Charles_IX_1572_BnF

Source des images : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) .

Ce sont des portraits de dédicace, insérés dans des ouvrages publiés sous le règne de Charles IX. L'image de gauche est le portrait inclus dans La Franciade écrit par le poète Pierre de Ronsard. Il apparaît également en tête du chapitre consacré à Charles IX par François de Belleforest dans son histoire de France (Gallica) 5.

Ce sont des gravures sur bois, ce qui explique la grosseur et la simplicité des traits.

 

 
H5_Charles_IX_Thomas_de_Leu_v1_BnFPortrait de Charles IX, gravé au burin par Thomas de Leu d'après le dessin de Jean Decourt

Les portraits post-mortem de Charles IX, diffusés par l'estampe sous Henri III et Henri IV, reprennent le portrait de Jean Decourt. C'est cette image qui sera ensuite recopiée, souvent bien médiocrement, au XVIIe et XVIIIe siècles.

Une estampe se distingue parmi toutes, c'est celle fixée au burin par Thomas de Leu (ci-contre). Ce portrait est fidèle au portrait de Jean Decourt, à l'exception de la représentation de la fraise, qui est élargie.

Charles_IX_BnF_nerlandaisCharles IXCe portrait très délicat dans son exécution a certainement du avoir son petit succès car il en existe des variantes. L'exemplaire imprimé de la BnF (ci-contre à gauche) est différent de celui conservé par le British museum ; l'artiste a du en faire plusieurs versions. Source des images : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ou (Londres, British museum) ;  Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France).

Charles_IX_Leu_RabelCharles IXttCharles_IX_thevetCharles IX, par GourdelleLes gravures éditées par la suite reprennent la gravure de Thomas de Leu, sinon le dessin de Jean Decourt. Le rendu du visage est rarement d'une grande qualité.

Source de l'image : (Paris, Bibliothèque nationale de France) ou (Londres, British museum) ; (Vienne, Osterreichische nationalbibliothek) ; (Vienne, Osterreichische nationalbibliothek) ; (Londres, British museum)


 


Notes

1. C'est le choix fait par la BnF, dans le catalogue d'exposition sur les dessins de la Renaissance, édité en 2004. Cf la notice consacrée à ce dessin sur le site de l'exposition Dessins de la Renaissance, Collections de la BnF (exposition du 24 février au 4 avril 2004, à Paris, galerie Mazarine, site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France).

2. Alexandra ZVEREVA, Le Cabinet des Clouet au château de Chantilly, Nicolas Chaudun, 2011, p. 28-29.

3. Diana Scarisbrick, Bijoux à portrait. Camées, médailles et miniatures des Médicis aux Romanov, Thames & Hudson, 2011, pp. 54-55.

4. Séverine Lepape, Gravures de la rue Montorgueil, BnF Éditions, 2016

5.François de Belleforest, Les grandes annales et histoire générale de France, dès la venue des Francs en Gaule jusques au règne du roy très-chrestien Henry III, Tome 2, 1579.

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Autres représentations de Charles IX


Le 26 août 1572 par Vasari

Fresque de la sala regia au Vatican, peinte par Giorgo Vasari et représentant Charles IX devant son parlement brandissant l'épée de la victoire.

L'évènement majeur du règne de Charles IX est évidemment le massacre de la Saint Barthélemy qui s'était répandu contre la volonté royale dans plusieurs villes de France et durant plusieurs semaines. Il fallut bien expliquer pourquoi le gouvernement avait décidé d'exécuter les chefs huguenots et c'est pour cette raison que le roi se déplaça au parlement le 26 août 1572.

Pour l'Eglise romaine, cet évènement est considéré comme une victoire sur l'hérésie et le pape commanda la même année à Vasari une fresque qui en garderait la mémoire.

Sur l'une des fresques (ci-contre), on voit le roi accompagné à sa droite, du duc d'Anjou et du duc d'Alençon, ses frères.

Source : I.Cloulas, Catherine de Médicis : La passion du pouvoir, Paris, Tallendier, 1999, p.90 

 

 

Charles_IX_LimousinAllegorie de Charles IX en dieu Mars, sur une plaque de émail de Léonard Limousin réalisée en 1573

Le thème de Mars, dieu de la guerre, est un thème prisé par la monarchie depuis la troisième guerre de religion. Le roi entend donner une image de lui plus militaire, marquant sa détermination à combattre les rebelles ennemis, ici les Huguenots (Henri IV reprendra le même thème face à la Ligue).  

Les évènements de 1572 marque le début d'un renforcement du pouvoir royal. Décidé à ne plus se laisser dicter sa conduite par les partis, Charles IX s'investit désormais personnellement dans son gouvernement. Ce durcissement de la position royale débouchera sur le complot des "Malcontents".

Source des images : (Los Angeles, J. Paul Getty Museum)

charles_IX_Caronequestrian_portrait_v2Portraits équestres présumés de Charles IX, dessinés par Antoine Caron

Il s'agit moins de portraits que de représentations équestres d'un prince à cheval, raison pour laquelle, ces dessins sont parfois identifiés au jeune Henri III.

Source des images : Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé) Base Joconde (Chantilly, musée Condé)

 

 

charlesixmedaillonPortrait équestre de Charles IX en tenue impériale

L'oeuvre évoque de nouveau le thème antique du chef de guerre triomphant, caractéristique de la Renaissance.

Source des images : Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre)

 

Médaille_uniface_Charles_IX_medaillon_British_museumPortraits de Charles IX, sculpté en médaillon et fondu en bronze

Le premier est daté de 1561, le second est de Germain Pilon. Réalisé vers 1573, il est à mettre en rapport avec le portrait d'Henri III fait par ce même artiste (voir dans cet article).

Source des images : (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; (Londres, British museum)

Charles_IX_Pilon_Wallace_collectionPortrait en buste de Charles IX par Germain Pilon.

Source de limage : (Londres, Wallace collection)

 

 

 

 

 

Charles_IX_en_1573_par_LimosinPortrait de Charles IX, réalisé par Léonard Limousin en 1573

La main gauche posée sur un casque de guerre, Charles IX est encore représenté sous les traits d'un chef de guerre.

C'est une très belle représentation du roi, en pied, à la fin de son règne. La source est à retrouver.

 

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