01 mai 07

Henri III en dessin


Portrait d'Henri III

Source : Base Joconde (Chantilly, musée Condé) ; (Paris, BnF)

Henri III (musée Condé)Henri III (BnF)



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Henri III, BnFCe dessin d'Henri III par Dumonstier est le dernier pris sur le vif.

A la fin de son règne, Henri III n'a que 38 ans. Sur ce dessin, il paraît plus âgé. Ses traits sont marqués, les poils de barbe paraîssent hirsutes et la calvitie avancée.

Henri III souffrait de maux d'estomac mais surtout de son oeil qui souvent irrité et enflammé, le laissait à moitié borgne. La situation politique du royaume ne devait guère arranger les choses. Son moral et sa santé en subissaient les conséquences.

Source : (Paris, BnF )

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Henri III en gravure

Henri III en 1586Henri III par Thomas de LeuIl existe un très grand nombre de gravure représentant Henri III. Beaucoup ne sont que de médiocres copies du 17e et 18e siècle.

Les gravures qui ont été réalisées sous le règne d'Henri III sont celles qui présentent le plus grand intérêt. Elles représentent souvent le même modèle, habillé du col blanc et du collier de l'ordre du Saint Esprit. Il existe également des portraits où le roi est habillé du costume de l'ordre.

Source : (Paris, Bnf)

 Thomas de Leu est le portraitiste-graveur le plus réputé de son milieu. De 1580 à 1600, il réalise une très grande quantité de portraits des personnalités de la cour de France.

Un article lui est consacré dans la gazette des Beaux-arts (écrit par A. Jouan en 1961).

Estampe d'Henri III dans le registre journal de Pierre de L'Estoile, BnF

Cette gravure très belle d'Henri III est l'un des rares portraits du roi où l'on aperçoit la croix du Saint-Esprit cousue sur son manteau.

Cette gravure se trouvait en tête du registre-journal de Pierre L'Estoile, un notable parisien de l'époque, très connu des historiens pour avoir écrit un journal où il raconte les événements du règne d'Henri III.

Pierre L'Estoile était également un collectionneur qui a amassé un grand nombre de documents imprimés, pamphlets et libelles qui circulaient à Paris. Pierre L'Estoile s'intéressait surtout aux documents de la Ligue qu'il détestait.

Pour tous les passionnés du règne d'Henri III et d'Henri IV, les pièces récoltées par Pierre de L'Estoile sont superbement mises en ligne par la BnF (dans Gallica Anthologie ; accessibles par le mode recherche) . Le recueil est connu sous le nom des belles Figures et Drolleries de la Ligue.

 

 

Source  : Pierre de L'Estoile, Journal pour le règne d'Henri III (1574-1589), Paris, Gallimard, 1943

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La vie de cour sous le règne d'Henri III


Sous le règne d'Henri III, la cour de France reste la première cour d'Europe. La vie au Louvre n'est qu'une succession de bals, de fêtes et de mascarades. Plusieurs fois par semaine, le roi danse en compagnie des dames galantes, de ses amis et des Grands, ducs, barons et de nombreux gentilshommes.

 


 

 

Le mariage du duc de Joyeuse, 1581 (Louvre)Le mariage de Joyeuse, 1581 (Versailles)

Le bal de noce du duc de Joyeuse (1581)

Le mariage du favori du roi, Anne de Joyeuse avec la soeur de la reine, Marguerite, est célébré le 18 septembre 1581, avec un faste qui n'a pas d'équivalent dans le XVIe siècle français.

Deux tableaux illustrent le bal qui a été donné à cette occasion. Le premier se trouve au Louvre, le second au musée de Versailles. Ils sont identiques, mis à part que les traits des personnages sont plus affinés dans le second.

 

Henri III, Catherine de Médicis et Louise de Lorraine, extrait du Bal des noces duc de Joyeuse

Sur cet extrait du tableau du Louvre, on aperçoit assis sous un dais, le roi Henri III, à côté de Catherine de Médicis, et de Louise de Lorraine, et derrière eux, le duc de Guise, le duc de Mayenne et un troisième personnage qui serait le duc d'Aumale.

Les deux mariés Anne de Joyeuse et Marguerite de Lorraine sont représentés au centre du tableau.

 

 

Source : Rmn (Paris, musée du Louvre)

Source : Rmn (Versailles, musée du château)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Bal à la cour d'Henri IIII (Louvre)  Bal à la cour d'Henri III

Cette représentation de la cour d'Henri III n'est pas sans similitude avec les tableaux précédents. On y retrouve les mêmes figures de fantaisies (la dame assise représentée de dos), mais le roi est désormais représenté debout et les musiciens sont placés sur une estrade dans le fond.

Henri III, Christine de Lorraine et Catherine de Médicis, extrait du Bal à la cour d'Henri IIILe tableau était autrefois identifié sous le nom de bal du duc d'Alençon, mais ce dernier est absent du tableau. A cette date, le frère du roi est auprès de sa soupirante anglaise, la reine d'Angleterre. La soeur du roi, Marguerite de Valois est également absente du tableau ; elle se trouve alors à Nérac, à la cour de Navarre.

Le roi, représenté debout à gauche au premier plan, est revêtu du costume en vogue à l'époque : le col, la panse qui transforme le bas du pourpoint en pointe et le boulevart porté sur les hanches.

Pour la datation de la scène, on peut remarquer que le duc de Mayenne, situé derrière le roi, porte le collier de l'ordre du Saint Esprit. Le tableau est donc postérieur à 1582, date d'entrée de Mayenne dans l'ordre.

Le roi, est accompagné du duc de Mayenne, de Christine de Lorraine, sa nièce, de Catherine de Médicis, sa mère et sur le côté, du duc de Guise.

Source : Rmn (Paris, musée du Louvre)


La représentation picturale des bals de la cour est une scène de genre qui se développe sous le règne d'Henri III. Mais contrairement au Bal du duc de Joyeuse et au Bal à la cour des Valois, les personnages représentés dans les autres tableaux existant, sont anonymes.

 

Bal à la cour des Valois (Rennes, musée des Beaux-arts)

 

 

Bal à la cour des Valois (Blois)Source : Rmn (Rennes, musée des Beaux-arts)

Source : Bridgeman art library (Blois, musée des Beaux-arts)

 

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Les "drolleries" de la Ligue


La montée en puissance de la Ligue a fait apparaître un très grand nombre de pamphlets, de libelles et de caricatures haineuses à l'égard d'Henri III. L'assassinat du duc de Guise et du cardinal de Lorraine en décembre 1588 accrut radicalement leur nombre sur le marché des imprimés.

Les plus belles sont celles contenues dans le recueil des drolleries et belles figures de la Ligue, mis en ligne par la BnF (dans Gallica anthologie). Elles illustrent les derniers grands évènements du règne

 

Gravure ligeuse : Les Etats générauxHenri III préside les Etats généraux, encadré des deux futurs "martyrs", le duc de Guise et le cardinal de Lorraine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gravure ligueuse : Anne d'Este devant les corps de ses deux filsLe roi montre à la duchesse de Nemours, mère du duc de Guise (et petite-fille du roi Louis XII), les cadavres de ses fils assassinés.

Sur le fond, les autres membres de la famille de Guise et le cardinal de Bourbon sont emmenés par les gardes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gravure ligueuse : L'arrestation des chefs de la LigueLe roi met en arrestation le cardinal de Bourbon, l'archevêque de Lyon et le prince de Joinville.

Le cardinal de Bourbon était le futur roi Charles X, l'héritier imposé au roi par la Ligue. Pierre d'Epinac était un homme religieux et politique de la Ligue. Le prince de Joinville était le fils du balafré (et donc après l'assassinat de son père le nouveau duc de Guise).

Pour voir les gravures, allez sur Gallica anthologie des collections.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gravure ligeuse : L'incinération des corpsLe roi ordonne de brûler les restes du duc de Guise et du cardinal de Lorraine pour éviter que la Ligue n'en fasse des reliques.

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01 juin 07

L'ordre du Saint Esprit

 


Henri III présidant la cérémonie de l'ordre du Saint-EspritHenri III présidant la cérémonie de l'ordre du Saint-Esprit fondé par le roi en 1578

L'enluminure représente la première cérémonie de l'ordre. Elle illustre la réception de Louis de Gonzague, duc de Nevers (l'une des grandes figures du règne d'Henri III).

 

Sur la droite, on observe la présence du cardinal de Bourbon (futur Charles X), le cardinal de Guise (futur martyr de la Ligue). Le haut dignitaire qui tient le livre est Hurault de Cheverny, futur chancelier.

D'après la RMN, la miniature date de 1587 (ce qui ne serait pas étonnant vu la position du chapeau royal).

Source : ? (Chantilly, musée Condé)

Le trésor de l'ordre se trouve aujourd'hui au musée du Louvre. Il contient des exemplaires de colliers de l'ordre, des manteaux et la masse d'arme, tels qu'ils sont quasiment représentés sur cette enluminure.

 

 

Henri IIIL'enluminure représente également le roi dans la tenue de l'ordre, mais la qualité n'est pas à la hauteur de la précédente. Les proportions du personnage ne sont pas très respectées.

Contrairement à la précédente enluminure, ce portrait est contemporain à la fondation de l'ordre en 1578 (ce qui se voit avec l'emplacement du chapeau caché derrière les cheveux).

Source : ? (Paris, BnF)

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01 déc. 07

La troisième couronne


 

Henri III en prière au pied du Christ en CroixHenri III en prière au pied du Christ en Croix, peinture retrouvée sur le marché de l'art en 2014.

Il s'agit d'un tableau qui avait appartenu au musée du Louvre mais qui avait disparu depuis la Seconde guerre mondiale. Lorsque j'avais publié cet article en 2007, je n'avais mis en illustration que la photographie en noir et blanc trouvée dans un vieux catalogue du musée datant de 1923 (image ci-dessous à droite). Depuis 2014, le tableau a réintégré les collections du Louvre.

Source : Jean Guiffrey, La peinture au musée du Louvre: Ecole Française, Paris, illustration, 1923 (Paris, musée du Louvre)

Henri III au pied du calvaire, musée du Louvre

Henri III était un homme très pieux, surtout dans les dernières années de sa vie. Sa foi très profonde l'amenait parfois à s'isoler du monde. Il se retirait dans des couvents pour méditer et pendant plusieurs jours, la cour n'avait plus de nouvelles de lui.

Henri III considérait que les malheurs qui s'abattait sur son royaume était causés par ses péchés. De la même manière que Jésus est mort sur la croix pour le salut du monde, il considérait qu'il devait offrir ses souffrances à Dieu pour le salut de ses sujets. Les ossements humains, placés sur le tableau au pied de la croix (mememto mori) rappellent l'égalité de l'homme devant la mort. Henri III, agenouillé, revêtu de son manteau d'hermine semé de fleur de lys, s'humilie devant Dieu.

Sa foi profonde nous est rappelée par sa devise Manet ultima caelo (la dernière m'attend au ciel). Elle rappelle qu'Henri a été plusieurs fois rois, en faisant référence aux deux couronnes qu'il a portées, celle du royaume de Pologne et celle du royaume de France. La troisième couronne est celle qu'il doit recevoir après sa mort auprès de Dieu.

 


Article mis à jour en juillet 2015

 

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Henri III et la messeHenri III représenté dans La messe de la Ligue

Il s'agit de l'extrait d'un tableau rempli de problématiques que j'espère bientôt développer plus en détail ici.

Source : ? (Rouen, musée des Beaux-arts)

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La_ressurection_du_Christ_de_CaronLa résurrection du Christ d'Antoine Caron

Antoine Caron est un peintre maniériste connu pour ses peintures allégoriques. Dans cette toile datée de 1594, des historiens voient dans le visage du Christ, le portrait d'Henri III. Cette interprétation a fait l'objet d'un article intéressant dans la Gazette des Beaux-arts.

L'oeuvre est à replacer dans le contexte des victoires d'Henri IV. Après les années terribles qui ont suivi l'assassinat d'Henri III, la monarchie reprend progressivement le contrôle de la situation. La Ligue est écrasée par les forces royales et ce tournant constitue une sorte de résurrection pour la trône de France. En peignant le portrait d'Henri III dans le visage du Christ réssuscité, Antoine Caron aurait voulu lancer un dernier hommage à celui qui avait été si misérablement assassiné.

Source : Base Joconde (Beauvais, musée départemental de l'Oise)

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18 juin 10

Les portraits d'Henri III en diaporama dans une vidéo postée sur You tube:

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