15 août 07

Louise de Lorraine-Vaudémont, musée du LouvrePortrait de Louise de Lorraine conservé au musée du Louvre et probablement réalisé au début des années 1580

Source : Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louise de Lorraine par Jean RabelPortrait de Louise de Lorraine réalisé et édité par Jean Rabel en 1583

Source : (Cambridge, The Fitzwillliam museum)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Louise de Lorraine 1581 par Leonard GaultierLouise de Lorraine 17eLe portrait de Rabel existe sous des variantes différentes. Il avait été gravé par Léonard Gaultier deux ans plus tôt, en 1581 (ci-contre à gauche).

Source : (Paris, BnF) ; (Paris, BnF)

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 Louise de Lorraine (BnF)Portrait de la reine Louise peint en miniature dans le livre d'heures de Catherine de Médicis qui est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France

Où sont passés les portraits peints de Louise de Lorraine ? Si beaucoup d'entre eux ont disparus, il existe heureusement des copies qui permettent de se faire une idée des originaux perdus. 

Le portrait du livre d'heure se retrouve dans s deux premiers portraits présentés ici découlent d'un même modèle. Le premier est une miniature peinte dans le livre d'heures de Catherine de Médicis, le second est une copie assez médiocre du XIXe siècle.

Existe t-il un dessin original ? Les deux copies permettent de s'en faire une idée. Louise de Lorraine porte une robe sans décolleté et des grappes de perles qui tombent au-dessus des oreilles. La fraise qu'elle porte semble rapprocher le tableau des années 1570, mais la coiffure, très moderne, annonce les années 1580.

Louise de Lorraine, copie du XIXe siècle musée Louis-PhilippeLa très mauvaise copie du XIXe est une commande passée par le roi Louis-Philippe pour la décoration de son château d'Eu. Le portrait de la reine Louise disparu existait donc probablement à cette date, à moins que la copie n'ait été réalisée à partir d'une autre copie. Cela expliquerait la médiocrité du tableau. 

Source : (Paris, BnF) ; Base Joconde (Eu, musée Louis-Philippe)

 

 

Louise de Lorraine, FlorencePortrait de la reine Louise peint en miniature et conservé à la galerie des Offices de Florence

Il s'agit d'une très belle image de la reine avec une grande collerette à godrons plats, ouverte devant la gorge. L'image représente la reine dans les années 1580.

Louise de Lorraine (collection privée)Louise de Lorraine, copie du XIXe siècle, VersaillesPlusieurs images proches de la miniature montrent qu'il existe un modèle aujourd'hui perdu. La première est une peinture tardive du XIXe siècle, aujourd'hui entreposée dans les réserves du château de Versailles. La seconde est une copie d'époque comme on en trouve dans les collections privées et les galeries de portraits. 

Louise de Lorraine par Léonard Gaultier (Louvre)Louise de Lorraine par Leonard Gaultier (BnF)L'image se retrouve sous forme d'estampe. Le graveur Léonard Gaultier en a réalisées plusieurs qui ont été éditées en pleine époque de la Ligue ; les deux gravures présentées ci-contre sont datées de 1588, année où la reine se retrouva prisonnière de la rebellion parisienne.

L'image de gauche se retrouve dans plusieurs collections institutionnelles (Osterreischiche Nationalbibliothek ; Bibliothèque nationale de France ; centre de recherche du château de Versailles).

Louise de Lorraine en médaillon (BnF)Source : ? (Florence, musée des Offices) ; C. Constans, Musée national du château de Versailles, 3 vol, Paris, RMN, 1986  (Versailles, musée du château) ; Millon et associés (collection privée) ; (Paris, BnF) ; Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre) ; (Paris, BnF)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louise de Lorraine-Vaudémont, Kusnthistorisches museumPortrait en pied de la reine Louise

Il s'agit d'un très beau tableau, malheureusement très abîmé. L'oeuvre n'est peut-être pas un original, mais reste très intéressante pour la recherche iconographique.

La reine est habillée selon la mode des années 1580. Elle porte sous sa robe un vertugadin et ses manches ont triplé de volume.

Source : (Vienne, Kunsthistorisches museum)

 

La reine est-elle en tenue de deuil ? Quid du mouchoir?

 

 

 

 

 

 


 

Louise de Lorraine apparaît dans les deux tableaux qui représentent la cour des Valois.

Henri III, Catherine de Médicis et Louise de Lorraine, extrait du Bal des noces du duc de JoyeuseDLes noces du duc de Joyeuseans le Bal de noces du duc de Joyeuse, elle est assise sur la gauche de la reine-mère. Sa soeur Marguerite de Lorraine-Vaudémont est représentée au centre du tableau avec son époux.

Source : Marilena Ferrari (Paris, musée du Louvre)

 

 Bal à la cour d'Henri IIILouise de Lorraine dansant, détail du Bal à la cour d'Henri IIIDans le Bal à la cour des Valois, Louise serait représentée en train de danser une ronde avec des membres de la cour.

Elle se tiendrait face au spectateur, le visage tourné vers lui. Comme le veut la mode dans les années 1580, elle porte une robe rouge à vertugadin (c'est-à-dire une robe qui est artificiellement arrondie en volume) et à corps piqué (qui lui donne une taille de guêpe). La collerette est largement ouverte sur la poitrine et les manches sont à crevés et ballonnées.

Le personnage qu'elle tient par la main droite serait le duc de Joyeuse, son beau-frère.

Source : Marilena Ferrari (Paris, musée du Louvre)

 


 

 

Louise de Lorraine (the Royal Collection)Portrait de la reine douairière Louise de Lorraine gravé par Léonard Gaultier

Source de l'image : The Royal Collection (Royaume-Uni)

Il s'agit de la dernière image de la reine Louise. Elle est représentée avec une coiffe de veuvage.

C'est une estampe qui se retrouve dans beaucoup de collections publiques (Centre de recherche du château de Versailles , The Royal Collection, Bibliothèque nationale de France, Osterreischiche Nationalbibliothek).

Elle a été reprise par Thomas De Leu mais avec beaucoup moins de précision (The Royal collection, The Fitzwilliam museum, Bibliothèque nationale de FranceOsterreischiche Nationalbibliothek)


 

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30 mai 09

Éléonore d'Autriche (1498–1558)


Ferdinand, Charles, Eleonore, Isabelle, Marie et CatherinePortrait de la fratrie Habsbourg

Éléonore d'Autriche appartient à la puissante famille des Habsbourg qui règne sur le duché d'Autriche. Elle-même est la fille de Philippe le beau souverain des Pays-Bas et de Jeanne d'Espagne héritière des royaumes de Castille et d'Aragon.

Elle grandit aux Pays-Bas avec son frère, le futur empereur Charles Quint.

Le tableau la représente avec ses soeurs cadettes mais la scène qui les représente ensemble n'est pas réaliste. Eléonore ne connaissait pas le petit Ferdinand et la petite Catherine qui étaient élevés en Espagne.

Source : Oronoz (Tolède, Musée de Santa cruz)

Eléonore, Charles et Isabelle (Kunsthistorishes museum)Portrait d'Eléonore, de son frère Charles et de sa soeur Isabelle

Le portrait a été tiré en 1502. Eléonore est représentée à l'âge de 4 ans, Charles 2 ans et Isabelle 1 an. Privés de leur parents, les petits ont grandi sous la tutelle de leur tante Marguerite (l'ex petite fiancée du roi Charles VIII). Ils furent élevés dans une culture de langue française héritée du défunt empire bourguignon.

Source : (Vienne, Kunsthistorisches museum)

Eléonore par Jan GossaertPortrait d'Eléonore par Jean Gossaert en 1516

Jusqu'à ses 18 ans, Eléonore vit aux Pays-Bas. En 1517, son frère Charles quitte leur pays natal pour prendre possession de ses royaumes d'Espagne. Il embarque avec lui sa soeur qu'il souhaite faire épouser au roi du Portugal Manuel Ier.

Source : Wikimédia ( Massachusetts, Worcester Art Museum)

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Fons vitae (1518-1520)Fons vitae

Le mariage d'Eléonore avec le roi du Portugal a lieu en 1518. Elle épouse un homme d'un âge avancé, déjà marié deux fois et père de plusieurs enfants.

Le tableau peint vers 1518 représente le roi Manuel et son épouse. Certains y voient Marie d'Aragon la deuxième épouse décédée en 1517, tandis que d'autres y voient Eléonore. De chaque côté sont représentés les enfants issus du second mariage du roi.

Bibli. : Annemarie Jordan et Kathleen Wilson-Chevalier,  «L’épreuve du mécénat: « Alienor d’Austriche », une reine de France effacée ?», dans Patronnes et mécènes en France à la Renaissance (sous la direction de WILSON-CHEVALIER), Saint-Etienne, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2007

Source : Oronoz et Wikimedia  (Porto, Santa Casa da Misericordia)   

 

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François Ier et EléonorePortrait de François Ier et d'Eléonore

Après trois années de mariage et huit années de veuvage, Eléonore est mariée par son frère au roi François.

Leur mariage est l'aboutissement de la Paix des dames conclue pour l'établissement d'une paix durable entre Charles Quint et la France et pour obtenir la libération des deux petits princes français retenus en Espagne comme otage depuis plusieurs années.

Le tableau reflète une interprétation plutôt satirique du nouveau couple royal.

Source : (Royaume-Uni, The royal collection)

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Eleonore d'Autriche, Royal collectionPortrait d'Eléonore d'Autriche par Joos Van Cleve

La reine Eléonore arrive en France en 1530. Elle est accompagnée de ses deux beaux-fils François et Henri. L'échange sur la Bidassoa est particulièrement tendu. Depuis que François Ier a manqué à sa parole, les Espagnols se méfient des Français. Le duc de Montmorency et le cardinal de Tournon attendent la reine et les anciens otages de l'autre côté de la frontière. Ils sont venus avec une rançon d'un million.

Le roi les attends à Bordeaux. Son mariage avec Eléonore a lieu quelques semaines plus tard. L'année suivante, la reine est sacrée à Saint-Denis.

Source : (The royal collection)

 

 

Eleonore d'Autriche, KunsthistorischesLe peintre hollandais Joos Van Cleve l'a représenté avec une coiffure et un costume de type ibérique qu'elle a en principe cessé de porter en s'installant à la cour de France.

Il en existe des copies et des variantes.

Source : (Vienne, Kunsthistorisches museum)

Eléonore d'Autriche Eléonore d'Autriche, musée Condé Eléonore d'Autriche, château de Gaasbeek

Source : Corbis (?) ; Rmn (Chantilly, musée Condé) ; Oronoz (Gaasbeek, musée du château)

 

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La reine dessinée par Jean Clouet vers 1540, musée Condé La reine dessinée par Jean Clouet vers 1531, musée Condé Portrait d'Eléonore d'Autriche par Jean Clouet

Le portraitiste français a représenté la reine à son arrivée en France. Elle est encore habillée à la mode de son pays.

Le second portrait la représente dix ans plus tard environ. Elle est coiffée à la mode française.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

la reine représentée par Limosin en 1536Portrait d'Eléonore d'Autriche par Léonard Limosin

Eléonore fut une reine délaissée. François Ier la considérait comme la soeur de son ennemi. Il n'avait accepté ce mariage que pour l'établissement de la paix. La placidité de son épouse et la banalité de son physique ne pouvait que l'amener à entretenir d'autres femmes.

Eléonore fut toujours traitée avec la dignité de son rang mais pendant les dix-sept ans de son séjour à la cour de France, elle fut une reine très isolée.

Elle n'eut pas d'enfants de cette union et François Ier ne chercha pas spécialement à en avoir, ayant déjà eu sept enfants de son premier mariage.

Source : Rmn (Ecouen, musée national de la Renaissance)

Elénore à la messe avec la famille royale, extrait d'une gravureSecundus liber tres missas continet

Il s'agit d'une gravure qui représente la participation de la famille royale à la messe. Face au roi se tiennent agenouillées les filles et la soeur du roi. Eléonore est représentée en haut de l'image en position dominante. Elle se distingue par son costume.

Source : Atlas de la Renaissance, Brepols, 1993 (Vienne, Osterreiche Nationalbibliothek)

Bibli. : Annemarie Jordan et Kathleen Wilson-Chevalier,  «L’épreuve du mécénat: « Alienor d’Austriche », une reine de France effacée ?», dans Patronnes et mécènes en France à la Renaissance (sous la direction de WILSON-CHEVALIER), Saint-Etienne, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2007

 

 

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15 juil. 17

Claude de France (1499-1524)


Fille aînée du roi Louis XII et d'Anne de Bretagne, Claude de France est une princesse de France née en 1499. En épousant son cousin, François d'Angoulême, appelé à devenir en 1515, le roi François Ier, elle assure la continuité dynastique de la monarchie. Elle contribue à cette continuité en donnant le jour à sept enfants, qu'elle met au monde en l'espace d'une dizaine d'année. Elle meurt en 1524, à l'âge de 25 ans seulement. Sa mort précoce explique la rareté de ses portraits.

Claude de France représentée dans son livre d'heures, The Fitzwilliam museumReprésentation enluminée de Claude de France, enfant, dans son livre d'heures, aujourd'hui conservé au musée de l'université de Cambridge

La scène la représente sur un prie-Dieu, encadrée de saint Claude, sainte Anne et de la vierge Marie enfant.

Le livre d'heures de Claude de France a été réalisé entre 1505 et 1510. Il s'agit d'un cadeau d'Anne de Bretagne à sa fille unique. Pour l'historienne Elizabeth L'Estrange, il marque la volonté d'une mère soucieuse de transmettre à sa fille les valeurs religieuses que sont les siennes1.

Le même ouvrage contient une autre enluminure mettant en scène Claude de France, mais quasi semblable à la première (les deux saints ont interverti leur place, et Claude est agenouillée devant la vierge Marie et sa mère).

Source : (Cambridge, The Fitzwilliam museum)

 

Claude de France dans un scène de dédicace, BnFReprésentation enluminée de Claude de France dans la scène de dédicace d'un livre commémorant les funérailles de sa mère Anne de Bretagne

Il s'agit d'un livre commandé par le roi Louis XII pour mettre par écrit le récit des célébrations solennelles qui furent organisées à la mort de la reine Anne. L'ouvrage est destiné à diffuser auprès des princes de la chrétienté le déroulement de ses funérailles et leur magnificence royale2.

La scène de dédicace met la princesse Claude à l'honneur, lui dédiant une place qui aurait pu être celle de son père. Elle fait rappeler à la jeune fille le poids de l'immense héritage qui est le sien ; Claude n'est pas seulement une fille de France, elle est aussi l'héritière du duché de Bretagne, dont elle est désormais la duchesse.

Anne de Bretagne meurt en 1514. Claude est représentée vers l'âge de treize ans environ ; elle deviendra reine de France l'année suivante.

Source : (Paris, Bibliothèque nationale de France)

Fiançailles de Claude de France et de François d'Angoulême, BnFReprésentation enluminée de Claude de France dans les chroniques de Louis XII

La scène représente ses fiançailles avec son cousin François, le 21 mai 1506. De part et d'autre des fiancés, se tiennent leurs mères respectives, Anne de Bretagne et Louise de Savoie3.

Les visages ne sont pas individualisés, pas plus qu'il n'y a de réalisme dans la taille des personnages.

Source : (Paris, Bibliothèque nationale de France)

 

Le sacre de Claude, BLReprésentation enluminée de Claude de France dans Le Sacre, couronnement et entrée de Madame Claude Royne de France

Il s'agit d'un ouvrage enluminé vers 1517 dédié à la reine Claude.

L'ouvrage conservé à la British Library a probablement été peint par Jean Coene IV, le même enlumineur qui a peint l'ouvrage sur les funérailles de la reine Claude conservé à la Bibliothèque nationale de France. Tout comme celui-ci, les traits des personnages ne sont pas individualisés. A défaut de portrait, les représentations enluminées de la reine ne rendent pas compte de son physionomie.

Le livre contient plusieurs enluminures consacrées à la reine dont l'une représente la cérémonie du sacre. La reine assise sous un dais, face à l'autel et entourée de sa cour est déjà couronnée.

Source : (Londres, British Library)

 

 

 

Claude de France dans un scène de dédicace, Bibliothèque de l'ArsenalReprésentation de la reine Claude dans la scène de dédicace du Roman de Palamon et Arcita, écrit par Anne de Graville vers 1521

Anne de Graville était une femme de lettres, auteur de plusieurs oeuvres littéraires et poétiques. Tombée dans l'oubli, Anne de Graville était très connue de ses contemporains. Issue d'une famille proche de la cour, elle était une dame d'honneur de la reine Claude, et devint après la mort de sa maîtresse une intime de Marguerite de Navarre4.

La scène la représente en train d'offrir son ouvrage à la reine, qui le lui aurait commandé.

L'image est tiré d'un exemplaire du roman conservé à la bibliothèque de l'Arsenal (il en existe aujourd'hui six copies manuscrites4).

Source : (Paris, Bibliothèque nationale de France)


1.  Elizabeth L'Estrange, "Le mécénat d'Anne de Bretagne", dans Patronnes et mécènes en France à la Renaissance, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2007 p. 192-193.

2. Elizabeth A. R Brown, Cynthia Jane Brown, Jean-Luc Deuffic, Michaël Jones, etc. Les funérailles d'une reine : Anne de Bretagne (1514) / "Qu'il mecte ma povre ame en celeste lumiere", Brepols, 2013.

3. Anne-Marie, François Ier imaginaire, symbolique et politique à l'aube de la Renaissance française, Paris, Macula, 1987, p. 53-56.

4. http://siefar.org/dictionnaire/fr/Anne_Malet_de_Graville

 

 Article posté initialement le 05 décembre 2007

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18 juil. 17


Claude_de_France_LouvrePortrait de la royne Claude conservé au musée du Louvre

Source : Agence photographique de la RMN

Les seuls portraits existants de la reine Claude sont des reproductions d'un dessin original de Jean Clouet aujourd'hui disparu.

Bien que très dépouillé, le portrait conservé par le musée du Louvre, est le plus intéressant au regard de la vraisemblance.

Les autres copies, réparties dans différentes collections, sont d'un intérêt très inégal (ci-dessous).

Le modèle représenté est toujours le même ; la reine porte une robe en décolleté, ouverte sur une guimpe et une coiffe nouée sous le menton, enserrant le visage, dans une configuration typique des années 1510.

 

 

Claude, musée du Louvre 3Claude, musée du Louvre 2Claude, CNUMClaude,
ChantillySource des images (de gauche à droite) : Base Joconde (Chantilly, Musée Condé) ; (Paris, Conservatoire numérique des arts et métiers) ; Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre) ; Rmn (Paris, musée du Louvre) (Ashmolean museum) ; (Ashmolean museum) ; (Osterreichische Nationalbibliothek)

Claude, Osterreichische NationalbibliothekClaude, Ashmolean museumClaude, Ashmolean museum 2
 

 

 

 

 

Claude de France entourée des princesses de France dans le livre d'heures de Catherine de MédicisLe portrait a servi de modèle à plusieurs reproductions du XVIe siècle.

On le retrouve dans une miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis représentant la reine Claude au centre d'un portrait de famille composé de ses filles (Louise, Madeleine et Marguerite), de sa soeur cadette, Renée (en bas à droite) et d'Eléonore de Habsbourg.

L'image est très artificielle, car les visages représentés appartiennent des époques différentes. Mais en plaçant la reine en situation dominante, c'est le modèle matriarcal incarnée par Claude qui est mis à l'honneur, et proposé en modèle par Catherine de Médicis.

Source : (Paris, BnF)

 

Claude, musée du LouvreClaude, Kunsthistorisches museum

Claude, musée des Offices

Le portrait a servi de modèle pour différentes peintures aujourd'hui réparties dans différentes collections européennes :

Le musée des Offices de Florence conserve une belle miniature de la reine Claude, peinte dans les années 1570 (première image à gauche) ; le Kunsthistorisches museum détient un portrait de qualité médiocre mais qui s'intégrait dans une galerie de portraits (comme il était courant d'aménager dans les demeures nobiliaires du XVIe siècle) ; le musée du Louvre conserve un petit portrait en pied qui représente la reine dans une robe fleurdelysée.

Source : ? (Florence, musée des Offices) ; Kulturpool (Kunsthistorisches museum) ; Agence photographique de la RMN (Musée du Louvre)

Claude, musée du Louvre

Représentation de Claude de France sur le retable de Sainte Chapelle réalisé en émail par Léonard Limousin en 1553

Le médaillon dans lequel est représentée la reine fait partie de la décoration d'un retable destiné à la Sainte Chapelle.

La reine est placée face à son mari dans un médaillon distinct. Leur représentation en priant font pendants à deux autres médaillons illustrant Henri II et Catherine de Médicis. Le retable inscrit le nouveau couple royal dans la continuité de celui incarné trente ans plus tôt par Claude et François de Valois.

Source : Agence photographique de la RMN (Paris, musée du Louvre)

 

Claude, gisantGisant de Claude de France sculpté par François Carmoy et Pierre Bontemps pour le tombeau commandé par Henri II à la basilique Saint-Denis

En mémoire de ses parents, le roi Henri II fit ériger à la basilique Saint-Denis un tombeau monumental dans lequel le roi François et la reine Claude sont représentés de façon très réaliste.

Claude, gisantClaude, gisantIl s'agit de transis représentant le couple royal de façon cadavérique. La reine Claude, allongée à côté de son époux est représentée nue, et la face émaciée.

Francois-1-Claude-de-FranceLa statue de la reine placée au sommet du tombeau, plus classique dans les formes, est moins intéressante. Claude est représentée en orant, les mains jointes, agenouillée derrière un prie-Dieu. Elle est accompagnée de sa famille, époux, fils et fille. Son visage est moins individualisé que le transi.

La différence de traitement entre les deux statues s'explique par les complications subies par le chantier d'édification du tombeau. Plusieurs sculpteurs se sont succédés pour terminer la décoration de l'édifice et à la mort du roi Henri II, le tombeau n'était pas terminé.

Source des images : Akg-images ; Akg-images AGORHA

 

 

Article initialement posté en décembre 2007

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08 août 18

Eléonore d'Autriche représentée veuve par Clouet, musée CondéPortrait d'Eléonore par François Clouet vers 1547

A la mort de François Ier en 1547, Eléonore quitte la cour pour rejoindre son pays natal.

Le portraitiste l'a représenté une dernière fois ; elle est revêtue de ses habits de veuve : en blanc.

Eléonore représentée sur la miniature du livre d'heures de Catherine de MédicisLe dessin a servi de modèle pour la miniature de livre d'heures de Catherine de Médicis. Eléonore est représentée au fond à gauche derrière ses belles-filles et la première épouse de son mari.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

EleonorePortrait d'Eléonore par Antonio Moro

C'est aux Pays-Bas qu'Eléonore passe ses dernières années. Elle vit aux côtés de sa soeur la gouvernante Marie de Hongrie. c'est là que le peintre flamand Antonio Moro lui dresse ce dernier portrait. 

En 1556, a lieu la fameuse abdication de Charles Quint. L'empereur fait ses adieux à la Flandre et décide de finir ses jours dans un monastère en Espagne. Il emmène avec lui ses deux soeurs. Eléonore d'Autriche y meurt en 1558.

Le portrait d'Eléonore par Moro est aujourd'hui conservé au monastère des Déchaussées royales (monastère Descalzas), un couvent fondé par sa nièce Jeanne d'Autriche en 1559. Plusieurs membres de la famille des Habsbourg y sont passés après avoir fait voeux de vie consacrée. A l'image de Charles Quint, il existe chez les Habsbourg une vraie tradition familiale d'abandon du monde pour une vie monastique, austère et pieuse.

GG_4668_1xKunstLe portrait a servi de modèle à la galerie de portraits de l'archiduc Ferdinand (illustration ci-contre).

Source : Oronoz (Madrid, monastère Descalzas) ; (Vienne, Kunsthistorisches museum)

 

 

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Eléonore par Jacques DubroeucqPortrait d'Eléonore d'Autriche par Jacques Dubroeucq

Source : (Madrid, musée du Prado)

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