02 juin 21

Le roi François II


Francois II, ArtCurial (2021)

Francois II, BnF, GallicaPortrait au crayon de François II dessiné par François Clouet et sa version peinte apparue dans une vente aux enchères en 2021

Source des images : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; Artcurial (vente du 9 juin 2021)

François II succède à son père quelques jours après l'accident tragique de ce dernier lors du tournoi de la rue Saint-Antoine. Le jeune prince qui n'a alors que quinze ans, est roi de France de juillet 1559 à décembre 1560. Son règne ne dure que seize mois et c'est finalement, cet unique portrait qui va subsister de lui en tant que roi.

Le tableau est apparu dans une vente publique le 9 juin 2021. La vente qui a lieu chez Artcurial est exceptionnelle car elle vient combler un manque iconographique majeur dans la représentation picturale de ce roi de France 1. Avant cette vente, il n'existait pas de peinture de François II fidèle au crayon de François Clouet (à l'exception d'une miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis, largement postérieur au règne de François II). De fait, le dessin de la BnF a toujours été la seule illustration utilisée dans les manuels d'histoire pour représenter ce roi.

François II, Christies (2005)En 2005, Christie's avait déjà vendu un portrait de François qui reprenait le dessin de Clouet (image ci-contre). Le costume était reproduit à l'identique mais l'auteur n'était pas identifié. La peinture était accompagnée en pendant d'un portrait de Marie Stuart représentée beaucoup plus jeune. Il pouvait donc s'agir d'un double portrait représentant le couple au moment de leur mariage vers 1558, ou plus probablement avant (sur la datation des crayons, voir la notice rédigée par Alexandra Zvereva sur le site d'Artcurial).

Le portrait vendu par Artcurial en 2021 est donc exceptionnel : il est de la main de Clouet, et peut-être la seule peinture de François II qui subsiste de son règne.

 

François II et Marie Stuart dans le livre d'heures de Catherine de Médicis, BnFLe dessin de François Clouet sert de modèle au portrait du roi peint vers 1573 dans le livre d'heures de Catherine de Médicis. François et Marie Stuart y sont représentés côte à côte (image ci-contre). La BnF conserve également deux copies du dessin de Clouet (images ci-dessous).

François II, BnFFrançois II, BnFSource des images : Christie's (vente du 7 septembre 2005 à Londres) ; (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; Gallica ; Gallica 

 

 

 

 

Francois II, NGSPortrait en émail de François II, attribué à l'atelier de Léonard Limosin et conservé à la Galerie nationale d'Écosse

Source de l'image et localisation de l'oeuvre : (Édimbourg, National Galleries of Scotland)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Francois II, Kunsthistorisches museumCe portrait officiel va marquer l'iconographie post-mortem de François II et servir de modèle à une série de portraits qui pour la plupart datent du XVIIe siècle.

A défaut de talent, la plupart d'entre eux présentent des traits du visage qui ne sont pas fidèles à l'original et le costume est toujours modifié dans un sens anachronique ; en effet, le jeune roi est souvent representé avec une fraise (à l'exemple de l'image ci-contre), alors que c'est un accessoire qu'il n'a pas vraiment connu, du moins pas sous une forme aussi développée.

 

Source des images et localisation : (Vienne, Kunsthistorisches museum) ; Bridgeman Images (Collection privée) ; Hampel (Vente du 22 septembre 2006 à Munich) ; Valoir-Pousse-Cornet (Vente du 8 novembre 2020 à Blois) ; LiveAuctionneers ; National Trust Collections (Anglesey Abbey, Cambridgeshire)

  Francois II, Anglesey AbbeyFrançois IIFrancois II, Hampel (2006)





 

 

 

Source des images et localisation : Gallica ; Gallica ; Gallica ; Gallica ; British museum

 


Notes

1. L'oeuvre est probablement passée par la galerie Knoedler d'où une reproduction photographique avait été tirée en 1961 (voir the Frick Digital Collections).

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06 févr. 22

La généalogie des derniers Valois


Note du 23 novembre 2012 : je tente de passer régulièrement pour corriger les liens défaillants (qui est du à l'hébergeur d'images). Dernière mise à jour : le 19/11/2016

 

 

Les derniers Valois

 

Genealogie des Derniers ValoisDepuis François Ier à Marie-Elisabeth de France.

La maison royale des Valois s'est éteinte en 1589 à la mort du roi Henri III. 

Ses deux dernières représentantes sont Marguerite de Valois, reine de Navarre, décédée en 1615 et Diane de France, duchesse d'Angoulême, décédée en 1619.

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Les descendants des derniers Valois

 

Genealogie des Derniers ValoisCet arbre représente l'ensemble des enfants et des petits-enfants issus du couple Henri II et Catherine de Médicis.

Il permet de comprendre les liens qui lient la monarchie française avec ses voisins espagnols et lorrains. Après son extinction, la maison des Valois continue de survivre à travers eux et à travers les personnalités issues des branches illégitimes (maison bâtarde d'Angoulême et de Saint-Rémy). L'arbre ne prend pas en compte les autres branches illégitimes issues de la maison des Valois comme celle de Longueville.

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Concernant la famille de Saint-Rémy voir P. VAN KERREBROUCK, Les Valois, Villeneuve d'Ascq, 1990

 

 

Les derniers Valois et

leurs cousins (prétendants au trône de France à la mort d'Henri III)

 

Arbre des descendants des Valois-OrléansIl s'agit d'un arbre représentant les descendants des Valois à partir de la branche des Valois-Orléans (issue de Louis d'Orléans, frère cadet de Charles VI).

Il a l'intérêt de présenter les cousins des derniers Valois et permet de comprendre la légitimité des prétentions de la maison de Guise sur la couronne de France à la mort du roi Henri III.

Aux Etats généraux de 1593, plusieurs personnalités avaient revendiqué le trône de France en tant que descendants des Valois ; parmi elles, le duc de Savoie, le duc de Guise (fils du balafré), le duc de Mayenne et le duc de Nemours.

Cet arbre vient en complément du précédent. Le roi d'Espagne avait également revendiqué le trône de France pour sa fille Isabelle, et le duc de Lorraine pour son fils le marquis de Pont. De là s'en étaient suivies des alliances politiques et des rivalités qui fragilisèrent le mouvement ligueur et permirent à Henri IV de s'imposer définitivement.

Lien direct pour voir les détails de l'arbre

 

 

La maison royale de Bourbon

 

Maison de BourbonDescendants en ligne directe du roi Saint Louis, les membres de la maison de Bourbon ont le statut de princes de sang. Ils siègent derrière la famille royale au sein des cérémonies officielles, religieuses et politiques. Ce sont des personnages qui ont joué un rôle important durant les guerres de religion, et certains d'entre eux comme les rois de Navarre et les princes de Condé, n'ont pas toujours laissé aux Valois un souvenir agréable.

Pourtant, il est bon de rappeler que pour la famille royale, les Bourbons ne sont pas seulement des cousins et des rivaux, mais aussi des amis.

Cet arbre généalogique a en effet l'intérêt de rappeler l'existence de la branche cadette, celle de Montpensier qui a toujours été fidèle à la couronne. Si le mariage entre Marguerite de Valois et Henri de Bourbon (le futur roi Henri IV) a fortifié les liens entre les deux familles, une forte amitié existait déjà auparavant entre Catherine de Médicis, la duchesse de Montpensier et le prince de La Roche-sur-Yon. 

Lien direct pour voir les détails de l'arbre (ou clic droit sur l'image, puis sur ouvrir le lien)

 

Boubon protestants et catholiquesLa maison de Bourbon est souvent présentée comme étant protestante au XVIe siècle : c'est une image à relativiser. Le deuxième arbre des Bourbons que je présente ci-contre, reprend le précédent mais en indiquant par des cadres de couleur, les personnes qui sont de confession protestante (cadre violet) et celles qui sont des catholiques militants, voir des ultras-catholiques (cadre jaune).

Ceux qui n'ont aucun cadre de couleur sont ceux qui sont restés catholiques. Ils forment la majeure partie de la famille au XVIe siècle. Quelques uns se sont illustrés par leur hostilité contre les protestants ; c'est le cas de la duchesse de Guise, matriarche du clan Guisard et le duc de Montpensier qui devait durement ressentir le passage à la Réforme de certaines de ses filles.

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La maison ducale de Lorraine

 

Généalogie de Lorraine_def - CopieLes membres de la maison de Lorraine ont joué un rôle très important dans l'histoire de France à l'époque des derniers Valois. Par le mariage de Claude de Valois avec le  duc Charles III,, la famille ducale s'est apparentée avec la famille de France. Charles III lui-même a été elevé à la cour de France et plus tard, sa fille Christine grandit auprès de la reine Catherine de Médicis sa grand-mère.

Leurs cousins de la branche cadette ont joué leur destin en France : François de Guise, puis son fils Henri ont été l'un après l'autre deux chefs charismatiques de l'armée royale et de l'échiquier politique français. Cet ancrage français avait commencé avec le duc Claude de Guise et son frère le cardinal Jean, tous deux familiers du roi François Ier. Cette faveur se poursuit encore au XVIIe siècle avec la branche d'Elbeuf à laquelle se rattachent le comte d'Armagnac et son frère le chevalier de Lorraine, tous deux en faveur à la cour de Louis XIV. La famille de Lorraine aura connu un destin français, jusqu'à ce que Léopold Ier fasse le choix du parti des Habsbourg. Son fils François-Etienne devait devenir empereur du Saint-Empire romain germanique et perdre sa souveraineté sur son pays d'origine.

Bibliographie : Georges Poull, La Maison ducale de Lorraine, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1991  

 

 

La maison impériale des Habsbourg (du XVe au XVIIIe siècle)

 

Habsbourg

Il n'y a quasiment pas une génération sans que les Habsbourg n'offrent une fille à marier au roi de France : Marguerite, Eléonore, Elisabeth, Anne, Marie-Thérèse. On y trouve également Jeanne, mère de Marie de Médicis.

Lien direct vers l'arbre

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