08 nov. 20

Derniers portraits du règne


Henri III (BnF)Portrait au crayon d'Henri III attribué à Etienne Dumonstier et aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France

Source des images : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; Agence photographique de la Rmn (Le Mans, musée de Tessé) ; La Gazette Drouot (Vente du 29 septembre 2020)

Le dessin est centré sur le visage du roi, tourné exceptionnellement vers la gauche. A la façon dont la toque est placée au-dessus du front on peut affirmer que ce portrait est plus tardif que celui de Chantilly, vu précédemment. Le couvre-chef cache désormais les cheveux, faisant apparaître au niveau du front un début d'alopécie.

Quand on sait l'importance du paraître à la cour d'Henri III, la dissimulation des cheveux est significative de l'évolution de la physionomie royale. Dans les années 1580, les cheveux sont censés être relevés en hauteur au-dessus du front et brossés en arrière. Cette représentation du roi n'est pas un arrangement trompeur. Elle témoigne de façon réaliste de son évolution physique à trente ans passés.

Henri III, vente de Drouot (2020)Henri III (musée de Tessé)A ce dessin, peuvent se rattacher deux peintures, l'une est conservée au musée de Tessé du Mans (ci-contre à gauche), et l'autre a récemment été vendue aux enchères (ci-contre à droite).

Elles se distinguent du dessin, par la broche en forme d'étoile et  l'absence de perle suspendue. Il semblerait que dans le courant du règne, les portraits du roi aient abandonné les pendants d'oreille.

 

Leu_Henri-III_NGALeu_Henri-III_PrincetonPeut-être, est ce dessin qui a servi de modèle à Thomas de Leu pour son portrait gravé du roi. On y retrouve deux points communs : l'alignement de la toque sur la ligne du front, faisant disparaître les cheveux, et l'absence de la seconde boucle d'oreille (ci-contre).

Source des images : (Musée d'Art de l'université de Princeton) ; (Washington, National Gallery of Art)

 

Granthomme_1588_Henri-III_BnF_v1Gaultier_Henri-III_BnF-fraiseC'est aussi le modèle vraisemblablement repris en 1588 par Gourdelle, dans sa série des ligueurs. Dans ses pas, Léonard Gaultier a tiré une version du roi en fraise.

Source des images (1ère version)Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; 2e version : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France).

   

 

 

 

Henri III par François Quesnel (Hampel)Portrait du roi Henri III attribué à François Quesnel et réapparu récemment dans une vente aux enchères.

Source de l'image : Wikimedia commons (Hampel, vente du 11 avril 2013 à Munich)

Par la qualité de son rendu pictural, ce tableau est l'un des plus beaux conservé du roi Henri III. C'est un évènement que de tels portraits inédits et d'une telle beauté puissent encore être vendus sur le marché de l'art. 

Le tableau a probablement été peint dans les années 1580. La présence du collier de l'ordre du Saint-Esprit permet de le dater de façon certaine à une date postérieure ou égale à 1578. L'âge du roi peut relativement se deviner au vieillissement des traits.

Ce tableau est lié au portrait en pied que conserve le Kunsthistorisches museum de Vienne (voir ci-dessous).

 

 

Heinrich_III_1585c_KHMPortrait en pied du roi Henri III attribué à François Quesnel et aujourd'hui conservé au Kunsthistorisches museum.

Source de l'image : (Vienne, Kunsthistorischesmuseum)

Le portrait en pied est toujours intéressant pour appréhender la mode d'une époque. Malgré le caractère sombre du costume, on devine au niveau du bas ventre, l'énorme panseron qui, à la manière du costume de Polichinelle,  rendait le pourpoint déformé.

La cape très courte cache des manches ballonnées. Sur son coté gauche, est brodée la croix de l'ordre du Saint-Esprit.

Le portrait en pied est un genre qui se développe en France dans la seconde moitié du XVIe siècle et plus particulièrement sous le règne d'Henri III. Si un certain nombre de portraits en pied du roi devait exister,  beaucoup d'entre eux ont disparu du fait des destructions et des autodafés organisés par la Ligue. Dès l'assassinat du duc de Guise, les portraits du roi ont été publiquement détruits. Parmi ceux-ci, ont disparu le portrait de la grande galerie du palais parisien de la reine-Catherine ou encore celui en costume de l'ordre du Saint-Esprit, conservé au couvent des Grands Augustins, siège de l'ordre.

La plupart des portraits en pied qui existent aujourd'hui ne sont que des copies souvent tardives. Un portrait en pied d'Henri III datée du XVIIe siècle existe par exemple au château d'Azay-le-rideau (portrait ci-dessous à droite) ; le roi est rhabillé à la mode de l'époque, le col est plus développé. Plus intéressant est l'exemplaire du musée des Beaux-arts de Troyes qui reprend avec quelques modifications au niveau du col, celui du musée du Kunsthistorischesmuseum (ci-dessous, au milieu).

Henri III, localisation inconnue Henri III, Troyes

 Henri III, CMN, Château de Cadillac

Source des images (de gauche à droite) : Akg images (Paris, Musée du Louvre ?) ; Henri IV et la reconstruction du royaume, colloque, Pau, 1989 (Troyes, musée des Beaux-arts) ; Regards, Centre des Monuments historiques (Cadillac, Château des ducs d'Épernon)

 

 

 

 

 

D_Henri-III_Quesnel_Louvre_v3Portrait d'Henri III peint par François Quesnel et aujourd'hui conservé au musée du Louvre

Source de l'image : (Paris, musée du Louvre)

Ce portrait représente le roi dans la dernière partie de son règne, soit vers 1585. Henri III a maintenant la trentaine passée. Son chapeau est désormais placé au sommet du front pour cacher une calvitie de plus en plus importante.

Le roi arbore le ruban bleu au bout duquel pend la croix de l'ordre du Saint-Esprit.

Ce portrait illustre le style sevère adopté par le roi dans les dernières années de son règne. Le chapeau, le manteau et le pourpoint sont complètement noirs. Hormis celui du chapeau, aucun bijou ne vient égayer la face grave du roi.

Devant l'absence d'héritier mâle et la montée de l'obscurantisme religieux (la Ligue), Henri III sombre dans une période de remise en question qui le conduit à mener une vie de dévotion très intense. Les années 1580 constituent également en France le début de la Contre-réforme catholique, marquée par la quête d'une spiritualité intérieure. Plus que jamais le roi s'engage dans une vie austère, faite de pénitence qui lui vaudra le surnom de roi-moine.

 


essai3Portrait au crayon d'Henri III conservé à la Bibliothèque nationale de France

Ce dessin d'Henri III est le dernier réalisé de son vivant. Il a été attribué par l'historienne Alexandra Zvereva à Étienne Dumonstier.

A la fin de son règne, Henri III n'a que 38 ans. Sur ce dessin, il paraît plus âgé. Ses traits sont marqués, les poils de barbe paraîssent hirsutes et la calvitie avancée. Comme sur le portrait du Louvre, les cheveux sont recouverts par la toque.

Henri III, château d'Azay-le-rideauSource des images : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) ; Plateforme ouverte du patrimoine (Château d'Azay-le-Rideau)

  

 

 

 


 

 

Notes

 1. Pour l'attribution du portrait et celui traditionnellement attribué à Quesnel voir la notice rédigée par Alexandra Zvereva in Fêtes et crimes à la Renaissance : La cour d'Henri III, Paris, Somogy, 2010, p. 82.

2. Isabelle HAQUET, L’énigme Henri III, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2012

3. Isabelle HAQUET, Op. cit., 2012, p.

Article modifié en octobre 2016. ARTICLE EN COURS DE REECRITURE --> 2021

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07 janv. 21

Diane de France (1538-1619)


Diane, ChristiesPortrait en buste d'une petite fille par le peintre Corneille de Lyon

Source de l'image : Christies (Vente du 15 septembre 2020 à Paris)

Diane est la fille naturelle d'Henri II et d'une piémontaise nommée Filippa Duci. A sa naissance en 1538, son père n'était encore que dauphin de France et l'héritier du trône. Il n'avait que dix-neuf ans. 

Diane est son premier enfant (son fils et héritier le futur François II ne naît que six ans plus tard). Reconnue et légitimée, Diane grandit à la cour de France et est élevée comme une enfant de la famille royale.

Le portrait peint par Corneille de Lyon n'est pas identifié mais la fillette, habillée de façon luxueuse, pourrait être Diane de France. Selon l'historienne Alexandra Zvereva, la représentation des enfants par les peintres de cour est généralement une prérogative de la famille royale ou de son entourage. La probabilité est grande que la petite fille soit une princesse de la cour (voir la notice de l'oeuvre).

 

Diane et Horace, détail, château de CaprarolaDétail d'une fresque représentant le mariage de Diane de France avec le duc de Castro en 1553, peinte au palais Farnèse de Caprarola en Italie

Source de l'image : Akg-images (Caprarola, Palais Farnèse)

En 1553, à l'âge de quinze ans, Diane épouse un important seigneur italien, le duc de Castro, Horace Farnèse, petit-fils du pape Paul III et frère du duc de Parme (il est également l'oncle de l'illustre Alexandre Farnèse). Le mariage ne dure dure que quelques mois. Horace est tué la même année lors du siège de la ville d'Hesdin dans le nord de la France (à l'occasion de la dixième guerre d'Italie).

Sur cette peinture de la villa Farnèse, Diane est représentée au moment de son mariage. Son père Henri II se tient au centre et Horace Farnèse à droite. Derrière le groupe, se présentent différents membres de la famille royale (dont la reine Catherine de Médicis) et des membres de la cour.

 

Diane de France, musée du CarnavaletPortrait de Diane de France, duchesse de Montmorency, conservé au musée Carnavalet à Paris

Source des images : (Paris, musée Carnavalet) ; Kulturpool (Kunsthistorisches museum) ; Artcurial (vente du 29 septembre 2020 à Paris)

Ce premier portrait représente Diane dans le courant des années 1560. Il est identifié par une inscription (Dsse D'ANGOVLESME).

Après quatre années de veuvage, Diane est mariée à François de Montmorency, fils aîné du connétable. Ce mariage la rattache à une importante famille de la cour et à un parti très impliqué dans le conflit des guerres de religion. Dix ans plus tard, en 1567, son beau-père décède des suites de ses blessures reçues pendant la bataille de Saint-Denis. Son époux François devient alors duc de Montmorency. Il est très probable que le portrait ait été tiré à cette date. Diane serait ainsi représentée en tant que nouvelle duchesse de Montomorency.

Bien des années plus tard, alors qu'elle est veuve de son second mari (1579), Henri III son demi-frère, lui accordera le duché d'Angoulême. L'inscription placée en haut du tableau est donc une inscription tardive. Diane n'était pas encore duchesse d'Angoulême lorsque qu'il a été peint.

Vente d'Artcurial, 2020Diane de France, Kunsthistorisches museumLa présence d'une copie identifiée de ce tableau dans la galerie de portraits de l'archiduc Ferdinand permet de confirmer l'identification du portrait de Carnavalet (image ci-contre à gauche)

Certains auteurs ont écrit que  Diane était l'enfant d'Henri II qui lui ressemblait le plus. La comparaison des traits présents sur ce portrait semble confirmer cette information. Diane porte entre la paupière et l'arcade sourcilière, un creux marqué qui se retrouve sur le visage de son père.

 

Diane, Krannert art museumPortrait de Diane de France, duchesse de Montmorency peint par François Clouet et conservé au Krannert Art Museum dans l'Illinois

Source de l'image : (Champaign, Krannert Art Museum)

Il s'agit d'un portrait inédit en France avant sa publication sur internet par le Krannert Art Museum ; une première fois en 2017, puis après restauration, en 2019. L'oeuvre a récemment fait l'objet d'un grand nettoyage qui a rendu à la peinture tout l'éclat de ses couleurs.

L'identification à Diane de France est manifeste, tant est grande la ressemblance avec le portrait du musée Carnavalet. Bien que les éléments du costumes soient différents, le modèle reste exactement le même ; on y retrouve les traits du visage, la direction du regard et la disposition des ornements. En raison de ce même costume, la date de 1555 donnée sur le site du musée n'est pas correcte. La mode affichée par le modèle appartient pleinement aux années 1560.

Le portrait du Krannert Art Museum dépasse en qualité le tableau du musée Carnavalet. Le costume est plus somptueux et présente plus de détails et de couleur. Il rappelle que Diane était non seulement une fille de France, mais aussi l'épouse de l'un des plus grands seigneurs du royaume. Peu de temps après son élévation au titre de duc, François de Montmorency connaît au sein du conseil royal une influence déterminante. Il est le chef du parti modérateur qui entend mettre un terme à la guerre civile. Proche de son cousin Gaspard de Coligny, il joue un rôle d'importance dans le retour de ce dernier à la cour après la signature de la Paix de Saint-Germain. Le massacre de la Saint-Barthélemy mettra fin à cette ère. La marginalisation croissante de François par le pouvoir royal se conclura après le complot des Malcontents, à son arrestation. Malgré l'intervention de Diane en sa faveur, François va connaître une longue détention à la Bastille.

Diane, Saint-Pétersbourg, musée de l'ErmitageDiane, Chicago, art instituteDeux exemplaires du portrait existe en dessin, l'un aux Etats-Unis, et l'autre en Russie (images ci-contre). Le premier n'a pas encore trouvé officiellement son identité et le second est identifié à tort à Marguerite de Valois, duchesse de Savoie (sa tante). Il est vrai qu'il existe entre les deux femmes des traits de ressemblance caractéristiques des Valois.

Source des images : (Chicago, Art institute)  ; (Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage)

 

 

 

Il existe d'autres oeuvres identifiées à Diane de France mais l'exactitude de leur identification reste à démontrer.

Diane de France, musée du LouvreLe premier d'entre eux, conservé au musée du Louvre représenterait Diane, à une date, plus ou moins proche du portrait précédent (vers 1570).

Là encore, l'anachronisme de l'inscription située au bas du tableau jette un trouble sur l'identité réelle du modèle. L'attribution à Diane peut paraître douteuse, compte tenu de la sobriété du costume, qui appartient davantage à une femme issue de la bourgeoisie.

Par ailleurs, la physionomie du visage est assez différente du portrait précédent. Les sourcils sont plus arqués et le creux au-dessus des paupières est absent.

Source de l'image : Agence photographique de la RMN (Paris, musée du Louvre)

 

Diane_BnF_Gallica_v2Le second  portrait est un dessin réalisé au début du règne d'Henri III, dans la seconde moitié des années 1570, une époque qui voit le développement de la collerette en éventail comme elle est représentée sur le dessin.

La présence du creux prononcé sous les sourcils marque une ressemblance avec le visage d'Henri II qui permettrait d'accréditer l'identification de ce portrait à Diane de France.

Source de l'image : (Paris, Bibliothèque nationale de France)

 

 

Diane_priant_hotel_angoulemeStatue funéraire de Diane de France sculptée par Thomas Boudin, et aujourd'hui conservée à l'hôtel Lamoignon (situé dans le quartier du Marais à Paris)

Source de l'image : Plateforme Ouverte du Patrimoine (Paris, hôtel Lamoignon)

Décédée le 11 janvier 1619, Diane de France est enterrée dans l'église du couvent des Minimes, situé non loin de son hôtel particulier à Paris. C'est là que son effigie funéraire est installée et conservée pendant presque deux siècles.

A la Révolution françaises, l'église est détruite, mais comme quelques-uns des priants que contenait l'édifice, l'effigie sculptée de Diane est sauvegardée.

Elle est aujourd'hui entreposée à l'hôtel Lamoignon, son ancien hôtel particulier.

Sous Henri III et Henri IV, le Marais était le quartier chic et mondain de Paris. A cette époque, un grand nombre d'hôtels aristocratiques y sont construits. Certains subsistent toujours. C'est le cas de la demeure de Diane, bien que tronquée d'une partie de ses façades d'origine. Elle abrite aujourd'hui la bibliothèque historique de la ville de Paris. C'est là dans une "chapelle" aménagée à l'entrée, qu'est exposée la statue.

Diane avait lancé le chantier de son hôtel à la fin du règne d'Henri III. Après l'intermède de la Ligue, la duchesse s'y installe et y passe les dernières années de sa vie. Après la mort de la reine Marguerite en 1615, elle est la dernière survivante des enfants légitimes d'Henri II. Elle décède quatre ans plus tard à l'âge de 80 ans. Ses biens sont transmis par héritage à son neveu Charles de Valois, comte d'Auvergne.


 

Article initialement publié le 4 mai 2007, mis à jour le 07 janvier 2021.

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01 févr. 21

Autres représentations d'Henri III


Messe de la Ligue_RouenL'Office solennel à l'avènement d'Henri III dit La Messe de la Ligue, peint vers 1574 par Herman Van Der Mast, et conservé par le musée des beaux-arts de Rouen

Source de l'image : Plateforme Ouverte au Patrimoine (Rouen, musée des Beaux-arts)

L'oeuvre n'a pas encore dévoilé sa véritable identité. On ignore encore le contexte de sa production qui permettrait de préciser le message politique donnée à cette représentation allégorique exceptionnelle.

La peinture réunit une scène religieuse (le Christ sortant du tombeau) et une réunion internationale regroupant de façon fictive de grands princes catholiques. Le contexte est celui de la Contre-Réforme ; l'enjeu est d'affirmer l'unité des catholiques autour d'un article de foi fondamental : la croyance en la présence réelle (de Dieu) dans le pain consacré. La peinture est clairement un manifeste religieux et politique contre les protestants qui rejettent cette croyance.

La scène de l'apparition du Christ ressuscité pendant l'office eucharistique est une iconographie assez répandue à la Renaissance. Elle est connue sous le thème de Messe de Saint Grégoire. La scène associe une représentation banale de la messe à une vision miraculeuse du Christ ressuscité.

Autour sont représentés des hommes illustres. Il ne s'agit pas de représenter un évènement particulier, car les personnalités représentées n'ont jamais été réunies ensemble. L'image se veut symbolique.

Messe de la LigueA droite, sont représentés plusieurs personnages de la cour. Certains portraits n'ont pas trouvé leur identité, mais d'autres sont facilement reconnaissable, comme le roi Henri III et son frère le duc d'Alençon. Le roi est revêtu de son manteau de sacre fleur-de-lysé et bordé d'hermine.

Devant lui, habillé en imperator à l'antique, se tient l'empereur Maximilien ; lui seul a la préséance sur le roi de France (comment ne pouvait-on pas y penser ?) 1. Derrière, sont réprésentées des personnalités qui ne peuvent être que des seigneurs de la très haute noblesse. Certains sont facilement identifiables comme le duc de Guise.

L'identité des autres personnalités peuvent être déduites par l'ordre de préséance et confirmées par les portraits. Le barbu à coté du roi, est probablement le duc de Montpensier. En tant que prince du sang, Montpensier est un chef catholique des plus importants à la cour ; il est notamment connu pour intransigeance, et l'on sait aujourd'hui qu'il fut l'un des ordonnateurs du massacre de la Saint-Barthélémy ; sa présence parmi ces hauts seigneurs catholiques serait des plus pertinentes.

Plus haut, se trouvent probablement le prince de Mantoue, Louis de Gonzague, duc de Nevers, principal conseiller du roi 2, et à côté de lui, probablement, le duc de Mayenne, le frère cadet du duc de Guise, qui avait déjà manifesté son soutien à l'Église en allant combattre les Ottomans. Les autres personnalités sont nécessairement des princes, sinon des grands du royaume. Très étonnant, est la figure placée dans l'ombre entre le roi et Alençon. Il pourrait s'agir du roi de Navarre (catholique jusqu'en 1576), dont on aurait voulu minimiser l'importance du fait de son ancienne appartenance religieuse.

Pendant un temps, le tableau avait été titré Messe de la Ligue, mais ce mouvement politique aussi connu sous le nom de Sainte-Union, n'existait pas encore à cette date. L'oeuvre montre pourtant que très tôt les élites catholiques s'étaient s'associés pour organiser leur défense. La cour d'Henri III est ici inscrite dans ce projet. On y associe de grands seigneurs français avec des princes européens catholiques comme l'empereur (pourtant très libéral sur le plan religieux) ou encore, sur le coté gauche, le pape Grégoire XIII. L'oeuvre réprésente donc bien une ligue, c'est-à-dire une association d'hommes. Les intentions personnelles du commanditaire restent à découvrir.

 

Henri III_LouvreHenri III à genoux en prière au pied de la Croix.

Source : Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre) ; Jean Guiffrey, La peinture au musée du Louvre: Ecole Française, Paris, illustration, 1923 (Paris, musée du Louvre)

C'est un tableau du musée du Louvre qui avait disparu pendant la Seconde guerre mondiale. En 2014, il est réapparu dans une vente aux enchères. Lorsque j'avais présenté cette oeuvre en 2007, je n'avais mis en illustration que la photographie en noir et blanc publiée dans un catalogue du musée daté de 1923 (image ci-dessous à droite). Depuis, le tableau a réintégré les collections du Louvre.

Henri III était un homme très pieux, surtout dans les dernières années de sa vie. Sa foi très profonde l'amenait parfois à s'isoler du monde et à se retirer dans des couvents. Pendant plusieurs jours, la cour n'avait plus de nouvelles de lui.

Henri III au pied du calvaire, musée du LouvreHenri III considérait que les malheurs qui s'abattaient sur son royaume était causés par ses péchés. De la même manière que Jésus est mort sur la croix pour le salut du monde, il considérait qu'il devait offrir ses souffrances à Dieu pour le salut de ses sujets. Les ossements humains, placés sur le tableau au pied de la croix (mememto mori) rappellent l'évanescence du monde physique et l'égalité de l'homme devant la mort. Henri III, agenouillé, revêtu de son manteau d'hermine semé de fleur de lys, s'humilie devant Dieu.

On remarquera que les deux seules représentations du roi en habit de sacre - connues à ce jour en peinture -, le sont alors qu'il est agenouillé devant le Christ (celle-ci et la précédente).

Le roi Henri III a laissé le souvenir d'un homme excentrique, ayant une très haute opinion de lui-même ; soucieux des protocoles, il a sacralisé son quotidien en obligeant les courtisans à le saluer - à distance respectable - comme le vrai représentant de Dieu sur terre. Mais ces peintures le rappellent qu'il est aussi un homme de religion, qui a la volonté de s'abaisser. Il n'existe pas de représentation du roi en bure de moine, mais c'est un vêtement qu'il prisait. Assurément, Henri III est un homme de contraste et c'est sans doute ce qui a laissé ses contemporains  assez dubitatifs.

 


Henri_III_présidant_la_première_cérémonie_de_l'ordre_du_Saint_EspritLa Création de l'ordre du Saint-Esprit, peinte en enluminure par Guillaume Richardière d'après une oeuvre d'Antoine Caron.

Source : Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé)

L'image illustre la première cérémonie de l'ordre du Saint-Esprit fondé par Henri III en 1578. La scène représente la réception de l'un de ses membres les plus éminents : Louis de Gonzague, duc de Nevers.

Nevers est l'ancien mentor du roi, et son principal conseiller politique ; même si avec le temps, le duc a perdu de son influence, il reste le pilier du règne. C'est un prince italien, élevé au sein de la famille royale, comme compagnon d'enfance des petits princes Valois. Marié à Henriette de Clèves, héritière du prestigieux duché de Nevers, Louis de Gonzague est l'un des plus Grands à la cour, même si le duc de Montpensier, prince du sang, lui a violemment disputé ce statut, par une altercation et une querelle que le roi a eu peine à calmer. 

L'oeuvre est une enluminure peinte sur l'évangéliaire de l'ordre. Elle a été faite d'après une peinture d'Antoine Caron, exposée en son temps à Paris au couvent des Augustins, siège de l'ordre. Le roi y réunissait ses chevaliers. Comme d'autres tableaux présents aux Augustins, l'oeuvre originale a été détruite par la Ligue parisienne après l'assassinat du duc de Guise en 1588 3.

Sur le tableau sont représentés d'autres personnages importants du règne. Sur la droite, on observe la présence du cardinal de Bourbon (le futur Charles X de la Ligue), le cardinal de Guise (le futur "martyr" de la Ligue). Le haut dignitaire qui tient le livre est Hurault de Cheverny, garde des sceaux et futur chancelier.

Malgré les destructions de la Ligue, le trésor de l'ordre a été en partie préservé. Il se trouve aujourd'hui exposé au musée du Louvre. Il contient des exemplaires de colliers de l'ordre, des manteaux et la masse d'arme, tels qu'ils sont quasiment représentés sur cette enluminure.

Livre_armorial_des_escriptz_BnFParmi le oeuvres laissées par l'Ordre, se trouve également le livre des armorials 4, conservés à la Bibliothèque nationale de France. L'ouvrage contient tous les blasons des chevaliers de l'ordre, ainsi qu'une représentation du roi dans la tenue de l'ordre, mais la qualité n'est pas à la hauteur de la précédente. Les proportions du personnage ne sont pas très respectées.

Livre_armorial_des_escriptz_13r_BnFContrairement à la précédente enluminure, ce portrait est contemporain à la fondation de l'ordre en 1578 ; ce qui se voit avec l'emplacement du chapeau caché derrière les cheveux). Dix ans plus tard, le peintre Jean Rabel a peint le roi avec le même costume. La peinture a été détruite, mais l'image a été gravée par Thomas de Leu (première estampe à gauche ci-dessous). Le roi porte une toque qui recouvre l'ensemble de la coiffure.

On trouve également dans l'armorial une représentation de la cérémonie au couvent de Augustins (ci-contre).

Source des images : Gallica (Bibliothèque nationale de France) ; Gallica (Bibliothèque nationale de France) ;Gallica ; Gallica ; Gallica

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Rabel_Henri-III_BnFLeu_Henri-III_Onb2Ano_Henri-III_BnF9Ano_Henri-III_BnF11

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le bal de noce du duc de Joyeuse Le mariage de Joyeuse, 1581 (Versailles)Le Bal donné pour le mariage du duc Anne de Joyeuse et de Marguerite de Lorraine-Vaudémont, attribué à Hiéronymous Francken

Source de l'image : Agence photographique de la Rmn (Versailles, château) ; (Paris, musée du Louvre)

Henri III et Catherine de Médicis, extrait du bal de noce du duc de JoyeuseSous le règne d'Henri III, la cour de France reste la première cour d'Europe. La vie au Louvre n'est qu'une succession de bals, de fêtes et de mascarades. Plusieurs fois par semaine, le roi danse en compagnie des dames galantes, de ses amis et des Grands, ducs, barons et de nombreux gentilshommes.

Le mariage du favori du roi, Anne de Joyeuse avec la soeur de la reine, Marguerite, est célébré le 18 septembre 1581, avec un faste qui n'a pas d'équivalent dans le XVIe siècle français.

Sur cet extrait du tableau du Louvre, on aperçoit assis sous un dais, le roi Henri III, à côté de Catherine de Médicis, et de Louise de Lorraine, et derrière eux, le duc de Guise, le duc de Mayenne et un troisième personnage qui serait le duc d'Aumale.

Bal3Les deux mariés Anne de Joyeuse et Marguerite de Lorraine sont représentés au centre du tableau. Les autres personnages sont soient des membres de la famille de la mariée (à gauche), soient des figures de fantaisie (à droite).

L'oeuvre existe en deux exemplaires, l'une est conservée au château de Versailles, l'autre au musée du Louvre.




 

 

Bal à la cour d'Henri IIII (Louvre) Henri III et Catherine de Médicis (extrait) Le Bal à la cour d'Henri III, attribué à Hiéronymus Francken et conservé au musée du Louvre

Source de l'image : Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre)

Cette représentation de la cour d'Henri III n'est pas sans similitude avec les tableaux précédents. On y retrouve les mêmes figures de fantaisies (la dame assise représentée de dos), mais le roi est désormais représenté debout et les musiciens sont placés sur une estrade dans le fond.

Le tableau était autrefois identifié sous le nom de Bal du duc d'Alençon, mais ce dernier est absent du tableau. A cette date, le frère du roi est auprès de sa soupirante anglaise, la reine d'Angleterre. La soeur du roi, Marguerite de Valois est également absente du tableau ; elle se trouve alors à Nérac, à la cour de Navarre.

Le roi, représenté debout à gauche au premier plan, est revêtu du costume en vogue à l'époque dont la panse qui transforme le bas du pourpoint en pointe et le boulevart porté sur les hanches.

Pour la datation de la scène, on peut remarquer que le duc de Mayenne, situé derrière le roi, porte le collier de l'ordre du Saint Esprit. Le tableau est donc postérieur à 1582, date d'entrée de Mayenne dans l'ordre. On retrouve au premier plan les personnalités observées sur le tableau des noces du duc de Joyeuse, vu précédemment. Derrière le roi, se tient le duc de Mayenne, Christine de Lorraine, nièce du roi, Catherine de Médicis, sa mère et sur le côté, le duc de Guise. Il est possible que le tableau ait été peint par le même artiste, le peintre flamand Hieronymous Francken.

Il existe d'autres tableaux de ce type. La représentation picturale des bals de la cour est une scène de genre qui se développe sous le règne d'Henri III. Mais contrairement au Bal des noces du duc de Joyeuse et au Bal à la cour des Valois, les personnages représentés dans les autres tableaux existant sont anonymes.

Bal à la cour des Valois (Rennes, musée des Beaux-arts) Bal à la cour des Valois (Blois)Source des images : Agence photographique de la Rmn (Rennes, musée des Beaux-arts) ; Bridgeman art library (Blois, musée des Beaux-arts)

 

 

 

 

  


 

La montée en puissance de la Ligue a fait apparaître un très grand nombre de pamphlets, de libelles et de caricatures hostiles à Henri III. Elles furent diffusées après l'assassinat de ses deux chefs, le duc Henri de Guise et le cardinal Louis de Lorraine, que le roi les fit executer au château de Blois en décembre 1588, alors qu'il réunissait les États généraux. De nombreuses gravures racontent le récit de ces évènements historiques.

Les plus belles sont celles contenues dans le recueil Les belles Figures et Drolleries de la Ligue, mis en ligne par la BnF (dans Gallica). Elles illustrent les derniers grands évènements du règne.

 

Les_belles_Figures_et_Drolleries_Etats_Generaux_2L'assemblée des États généraux à Blois, sous l'autorité du " perfide Henry de Vallois "

Le roi siège sur son trône, encadré par les deux princes lorrains. Au détriment des autres princes et officiers de la Couronne, les deux Guise sont exceptionnellement mis en avant. Seuls deux secretaires d'État sont représentés (sur les 4).

Henri III est placé au-dessus de tous. Il est mis en évidence à cause de sa nature sacrée que rapelle la présence du sceptre et du manteau royal. Habillés d'un manteau bordé d'hermine (mais sans leur couronne), les deux princes lorrains sont représentés comme des pairs de France, et donc comme les garants de la royauté.

Malgré qu'il soit revetu d'une personnalité sacrée, Henri III est désignée comme le traitre. En violant les voeux faits au moment de son sacre, il devient parjure. Le message de la gravure amorce les appels de la Ligue à destituer le roi, voire à le faire assassiner.

Les_belles_Figures_et_Drolleries_Etats_Generaux_2v2Au fond de l'image, les deux princes sont représentés de dos, agenouillés devant l'autel. Ils recoivent d'un prêtre l'hostie consacrée signe de leur adhésion à la foi catholique, mais également de leur participation au sacrifice du Christ, préfiguration de leur propre sacrifice.

 

 

 

Les_belles_Figures_et_Drolleries_Etats_Generaux_Anne_Este_3Henri III montre à la duchesse de Nemours, les cadavres de ses fils assassinés.

La gravure met en scène Anne d'Este, une grande dame de la cour.

Elle est la petite-fille du roi Louis XII et la cousine germaine d'Henri III. Elle est surtout connue pour être la veuve éplorée du duc François de Guise, chef charismatique des catholiques, assassiné par un protestant pendant la première guerre de religion. L'auteur de la gravure utilise son image de victime pour apitoyer son public.

Les_belles_Figures_et_Drolleries_Etats_Generaux_Anne_Este_2Le roi lève la main pour signifier sa mise en arrestation. Dans les faits, Anne sera assignée à résidence, avant d'être rapidement relâchée. Elle rejoindra Paris, où elle participera au soulèvement contre le roi.

Dans le fond, à droite, les gardes emmènent les autres chefs de la Ligue. Ce sont les membres de la famille de Guise et le cardinal de Bourbon. A gauche, les gardes préparent le feu de cheminée pour brûler les corps.

 

 

 

Les_belles_Figures_et_Drolleries_Etats_Generaux_Chefs_ligueurs_3Le roi fait arrêter trois des principaux chefs de la Ligue

Il s'agit du cardinal de Bourbon, de l'archevêque de Lyon, et du jeune prince de Joinville

Le cardinal de Bourbon est l'héritier imposé au roi par la Ligue. Il sera le futur et éphémère roi Charles X, reconnu des seuls ligueurs.

L'archevêque Pierre d'Epinac est l'une des têtes pensantes de la Ligue, plus politique que véritablement religieux.

Le prince de Joinville est le fils du balafré et donc, après l'assassinat de son père, il est le nouveau duc de Guise.

Les_belles_Figures_et_Drolleries_Etats_Generaux_Chefs_ligueurs_2Comme dans la gravure précédente, le roi est montré en train de présenter les cadavres, ici décapités, des deux lorrains. Sa cruauté est soufflée par le duc d'Epernon, représenté en diable.

C'est une image fictive. A aucun moment, le roi n'a eu de contacts avec ceux qu'il a fait arreté le jour de son coup de Majesté.

 

 

 

Le roi Henri _3_drolleries29ordonne de brûler les restes du duc de Guise et du cardinal de Lorraine

Le roi voulait éviter que la Ligue n'en fasse des reliques. Cette décision est aussi sacrilège que le meurtre, car la crémation est contraire à la foi chrétienne.

L'image est une mise en scène dramatique qui ne correspond pas à la réalité. Ici, Henri III assiste en personne et en grande dignité, au dépeçage des corps et à leur destruction. Bien que le roi ne soit pas représenté de façon caricaturale, l'image participe au projet de sa diabolisation. Pas plus qu'il n'a exhibé les corps des Guise à ses proches, il n'a assisté à leur macabre disparition.

 

Henri _3_drolleries89Henri III est entouré d'un courtisan et d'un homme de loi, censés représenter les "mauvais" conseillers. L'entourage du roi est autant dénoncé que celui-ci.

 

 

 

 

 


 G_Henri_III_Frick_collectionAutres portraits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quesnel_Portrait_of_Henri_ValoisPortrait d'Henri III par Quesnel conservé au musée national de Varsovie (localisation de l'image : Wikimedia commons)

 

 

 

 

 

 

Henr-III_metmuseum

Portrait d'Henri III conservé au Metropolitan museum of art de New York

 

 

 

 

 

 

Ecole_francaise_c1580_Henri-III_GD

Portrait d'Henri III vendu par Coutau-Bégarie le 24 mai 2019 (source de l'image : Gazette Drouot)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Représentations non "pourtraict"  d'Henri III

 

Le Roy de FranceReprésentation du "roi de France" dans la série Habits de France de la Collection Gaignières, vers 1581-1586

Source de l'image : Collecta (Paris, Bibliothèque nationale de France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AnjouReprésentation d'Henri III  dans la Terrier de la seigneurie de Besse-en-Chandesse, conservé au musée Condé, vers 1574-1579

Source de l'image : Booksopenedition.org ; ou Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les portraits d'Henri III en diaporama dans une vidéo postée sur You tube :

 


 

 

Ensemble d'articles initialement publiés en mai 2007

Notes

1. Il a été proposé d'identifier cette figure au cardinal de Granvelle (Fêtes et Crimes à la Renaissance..., 2010, p. 111).

2. Il pourrait encore s'agit du duc Charles III de Lorraine ou du duc Jacques de Savoie-Nemours (mais ces derniers sont plus agés et le duc de Lorraine, en tant que souverain ne pouvait être relégué au dernier plan). 

4. Frédéric HUEBER, Antoine Caron, peintre de ville, peintre de cour (1521-1599), Presses universitaires François Rabelais, 2018, p. 279

3. Livre armorial des escriptz et blasons des armes des chevalliers commandeurs de l'Ordre et milice du Sainct-Esprit, institué... le dernier jour de décembre 1578, par Martin COURTIGIER, sieur de la Fontaine, hérault d'armes de Sa Majesté

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18 mars 21

Anne de Joyeuse (1560-1587)


Joyeuse_BnFPortrait au crayon d'Anne duc de Joyeuse (en 1580 ?)

Source de l'image : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 C_Ano_Anne de Joyeuse_detail_ 1582_Varsovie_Muzeum_Lazienki_Krolewskiev2Portrait en miniature d'Anne duc de Joyeuse (en 1582 ?)

Source de l'image : (Varsovie, Muzeum Łazienki Królewskie)

 

Aujourd'hui intégré dans un portrait en pied, de moins bonne facture, mentionné par Collecta (projet d'archivage numérique de la collection Gaignières).

Reproduit par Roger Gaignières au XVIIe siècle : dessin de la Bibliothèque nationale de France

 

 

 

 

 

PPortrait d’Anne, duc de Joyeuse (1560-1587) en prière devant une Crucifixion_Christiesortrait d’Anne, duc de Joyeuse en prière devant une Crucifixion, par Étienne Dumonstier

Source de l'image : Christie's (Vente du 29 mai 2020 à Paris)

 

 

 

 

 

 

 

 

Ano_Two_Gentlemen_Joyeuse_Epernon_Herbert_Johnson_Museum_of_ArtDouble Portrait d’Anne, duc de Joyeuse et de Jean-Louis, duc d'Épernon

Source de l'image : Exposition "An Earthly Paradise : The Art of Living at the French Renaissance Court" (Ithaca, Herbert F. Johnson Museum of Art)

 

 

 

 

Château_de_Beauregard_-_Anne_de_JoyeusePortrait d'Anne duc de Joyeuse (copie du XVIIe siècle)

Source de l'image : Wikimedia common (Galerie des illustres du château de Beauregard)

 

 

 

 

 

 

Joyeuse_OnBPortraits gravés d'Anne duc de Joyeuse par Rabel

Source de l'image : (Österreichische national Bibliothek)

 

 

 

Le_duc_de_Joyeuse_GourdellePortraits gravés d'Anne duc de Joyeuse par Gourdelle en 1587

Source de l'image : (Centre de recherche du château de Versailles) ; voir également l'exemplaire de Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) et (Londres, British Museum), (Cambridge, The Fitzwilliam Museum)

 

 

Le_duc_de_Joyeuse_Thomas_de_LeuPortraits gravés d'Anne duc de Joyeuse par Thomas de Leu en 1590

Source de l'image : Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) et (Londres, British Museum)

 

 

 

Le_duc_de_Joyeuse_GaultierPortraits gravés d'Anne duc de Joyeuse par Gaultier (XVIIe siècle)
Source de l'image : (Centre de recherche du château de Versailles) ; voir également l'exemplaire de Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France) et (Österreichische national Bibliothek)

 

 

 

 

 

 

Bal_de_noces_du_de_Joyeuse_extraitLe duc et la duchesse de Joyeuse dans le tableau intitulé Bal donné au Louvre à la cour d'Henri III pour le mariage d'Anne duc de Joyeuse avec Marguerite de Lorraine-Vaudémont, 24 septembre 1581

Source de l'image : (Collection du Château de Versailles)

 

 

 

 

 

 

Anne_de_Joyeuse_British_MuseumPortrait d'Anne duc de Joyeuse gravé en médaille vers 1587

Source de l'image : (Londres, British Museum) ; voir également l'exemplaire de (Bibliothèque nationale de France)

 

 

 

 

Posté par Andelot à 19:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mars 21

Henri Ier de Montmorency (1534-1614)


François_Clouet_(cercle_de)_-_Henri_1er,_Duc_de_Montmorency,_Seigneur_de_DamvillePortrait d'Henri de Montmorency, seigneur de Damville [par] François Clouet vers 1567

Source de l'image : Wikimedia (Collection privée)

Image initialement publiée sur le site de la Weiss Gallery (la notice de l'oeuvre se trouve ici).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

H_Henri de Montmorency_bibliotheque_GeneveHenri-Damville2Portraits d'Henri de Montmorency, seigneur de Damville

Source des images : Wikimedia (Vienne, Kunsthistorisches museum, Collection de l'archiduc Ferdinand de son château d'Ambras), (Bibliothèque de Genève)

 

 

 

Henri-Damville_Gztte

Damville_artnetPortrait d'Henri de Montmorency, seigneur de Damville, vendu aux enchères sous l'identité présumé du roi Charles IX

Sources des images : Le magazine des enchères et Gazette Drouot (Vente du 4 mars 2014 à Morlaix chez Dupont & Associés) ; artnet.fr

 

 

 

 

Henri_Montmorency_Damville_VersaillesPortrait d'Henri duc de Montmorency vers 1590

Source de l'image : (Collection du Château de Versailles)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C_1598_Henri de Montmorency connétable de FrancePortrait d'Henri de Montmorency connétable de France vers 1598

Source de l'image : (The Fitzwilliam collection), voir également (Paris, Bibliothèque nationale de France)

 

 

 

N_Ano_Connetable_MontmorencyPortrait en pied d'Henri de Montmorency connétable de France vers 1595

Source de l'image : Agence photographique de la Rmn (Collection du Château de Versailles)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J_Henri de Montmorency (1534-1614Henri-Ier-de-montmorencyPortraits d'Henri de Montmorency, connétable de France vers 1610

Source des images : Wikimedia (Galerie des illustres du château de Beauregard), Gallica (Paris, Bibliothèque nationale de France)

 

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