20 juin 10

Madeleine de France (1520-1537)

 


Madeleine, collection privéeMadeleine, musée CondéPortrait de la princesse Madeleine de France dessiné et peint par Jean Clouet vers 1524

Source : Agence photographique de la Rmn (Chantilly, musée Condé) ; The Weiss gallery (collection privée)

Madeleine est la troisième fille du roi François Ier. Elle est représentée vers l'âge de trois ans. Elle tient dans ses mains le hochet caractéristique de cette époque. La pièce en ivoire qui termine l'objet serait une dent de loup, un objet usuel pour permettre aux enfants de faire leurs dents et une sorte d'amulette magique qui les protégerait contre les démons.

Le tableau qui avait disparu depuis la guerre, est récemment réapparu sur le marché de l'art (voir P. Mellen, Jean Clouet, catalogue raisonné, dessins miniatures et peintures, Paris, Flammarion, 1971, qui le mentionne porté disparu).

Madeleine de France, BloisMadeleine de France, VersaillesPortrait de Madeleine de France par Corneille de Lyon

Madeleine est mariée en 1537 au roi d'Ecosse Jacques V. Elle meurt la même année, à l'âge de 16 ans seulement. Le portrait a probablement été réalisé peu de temps auparavant vers 1536.

Source : Rmn (anciennement à Blois, musée des Beaux-arts1Source : Rmn (Versailles, musée du château)

 


 

Notes

1. Le tableau a été volé et détruit en 1996 (affaire Stéphane Breitwieser ). H. Lebédel-Carbonnel (dir.), Catalogue des peintures du musée du château de Blois. XVe-XVIIIe siècles, Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2008, p. 212.

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11 juil. 10

Problème d'identification sur un portrait du duc d'Orléans


le duc d'Orléans sur un dessin de la BnFDans un colloque qui s'est tenu en 1997 sur le thème de l'art sous le règne d'Henri II, Henri Zerner est intervenu sur l'iconographie du roi et a remis en cause l'identification d'un portrait de la BnF présenté habituellement comme étant le futur Henri II1.

Il s’agit de ce très beau dessin de Clouet dont on trouve une variante au musée Condé à Chantilly (ci-contre).

Selon Zerner, il n'y pas lieu de douter de l'inscription identifiant le personnage placée en haut à droite sur le dessin : "Monsr Dorleans filz du roi François". Le problème est que ce titre peut aussi bien désigner Henri que son frère cadet Charles. A la mort du dauphin François en 1536, Henri alors duc d’Orléans était devenu dauphin et Charles alors duc d’Angoulême était devenu duc d’Orléans. Lequel de ces deux princes, le dessin de la BnF représente t–il ?

Ce qui fait douter Mr Zerner de l’identification traditionnelle, c'est que la ressemblance du jeune homme avec la physionomie d’Henri II n’est pas évidente. Le dessin de la BnF présente un nez busqué qu'on ne retrouve pas sur les autres portraits du roi. De plus, le personnage paraît un peu âgé pour représenter Henri qui cessa d’être duc d’Orléans à l'âge de 17 ans. Pour Zerner le dessin de la BnF représenterait donc Charles d’Orléans.

L’hypothèse est intéressante mais manque de preuves pour être définitivement acceptée.

Folio 99v du livre d'heures de Catherine de MédicisIl existe un document qui permet d’apporter un éclairage primordial sur la question. C’est le folio 99v du livre d’heures de Catherine de Médicis (ci-contre). . On y retrouve le portrait du duc d’Orléans aux côtés de trois autres personnes apparentées à la famille royale. L’identification des ces trois autres personnages peut permettre, au moyen de la déduction, d'identifier le nom de la personne cachée sous ce fameux duc d’Orléans.

Il est aujourd'hui acquis que le personnage central de la miniature soit le dauphin François et que le personnage de droite soit le duc de Savoie Emmanuel-Philibert époux de Marguerite de France. En revanche, le petit garçon représenté au premier plan n’a jamais fait l’objet d’une identification assurée.

Permettez-moi de présenter ici trois hypothèses ; elles sont essentielles quant à la réflexion sur le dessin duc d’Orléans :

Le petit garçon à identifierL’hypothèse traditionnellement admise :

Puisque les personnages représentent les fils et le gendre de François Ier, on a estimé par déduction que le petit garçon représenté au premier plan du folio est Charles d’Orléans. Le problème c'est que le portrait de la miniature ne renvoie à aucun dessin connu de lui. En outre, pourquoi l’avoir représenté enfant alors qu’il existe des portraits de lui plus âgé et que ses frères sont représentés adultes ?

C'est finalement Henri Zerner qui apporte à cette énigme la solution la plus vraisemblable.

L’hypothèse d’Henri Zerner :

Charles Emmanuel de SavoiePour lui, le petit garçon serait Charles-Emmanuel de Savoie, le fils unique d’Emmanuel-Philibert et la comparaison physionomique des portraits semble lui donner raison. Il existe à la galeria Sabauda de Turin, un tableau du prince réalisé vers 1570 et qui présente la même tête que le petit garçon du livre d'heures (ci-contre).

La présence du petit prince de Savoie dans le livre d’heures de sa tante n’est pas étonnante. Catherine de Médicis et Marguerite de France étaient particulièrement proches. Catherine n’était pas uniquement la belle-sœur de Marguerite mais aussi son amie intime. Les deux femmes étaient inséparables. On prétend toujours que Catherine de Médicis était une femme de pouvoir qui se mêlait de tout, mais rien n’était plus vrai qu’en ce qui concernait le mariage et la vie conjugale de sa belle-sœur. A sa décharge, Catherine avait un droit de regard en tant que reine et gouvernante de France. La paix en Europe s’était construite sur ce mariage. Du fait des guerres d’Italie encore récentes, les enjeux diplomatiques étaient considérables et Catherine de Médicis attendait la naissance d’un héritier savoyard avec beaucoup d’impatience.

Hélas on ne peut pas s’empêcher de déplorer au regard de l’histoire la présence de Charles-Emmanuel et de son père dans le livre d’heures de Catherine. Quelle ironie du sort pour elle qui a toujours cherché à cultiver l’amitié des princes de Savoie alors que ces derniers n’ont jamais cessé de se moquer des Valois, de les salir et de profiter des guerres de religion pour grignoter des petits bouts du royaume de France. Catherine de Médicis avait beau être clairvoyante, sa vision hyper sacrée de la famille l'avait bien aveuglé quant aux sentiments francophobes de la maison de Savoie.

Tableau explicatif du folio 99vJ’espère que vous me pardonnerez ce petit intermède qui permet de resituer le contexte familial et politique dans lequel le livre d'heures a été conçu ; je reviens donc sur notre dessin et sur l’hypothèse formulée par Henri Zerner à l’occasion du colloque de 1997. Puisque Charles n’est pas le petit garçon représenté au premier plan de la miniature, ce serait lui qui serait représenté à gauche dans les traits de ce fameux Mons Dorleans.

Zerner en conclut donc que le dessin de la BnF représente Charles et non le futur Henri II.

Charles d'Orléans dans le livre d'heuresLa troisième hypothèse :

C’est ici que je me permets d’intervenir. Charles d’Orléans est bien présent dans le livre d’heures de Catherine de Médicis mais sur un autre folio (ci-contre). La base de données de la BnF identifie le personnage représenté au folio 209 comme étant François d'Alençon. Il s'agit en réalité de la reprise d'un portrait de Charles d'Orléans peint par Corneille de Lyon et se trouvant aujourd’hui au musée des Offices.

Charles d’Orléans peut-il être représenté deux fois dans le livre d’heures de Catherine ? On peut en douter. On peut donc considérer que le portrait du duc d’Orléans représente bel et bien le futur Henri II.

Conclusion

Le dessin de la BnF représentant le duc d’Orléans peut aussi bien représenter Henri et Charles, respectivement le deuxième et troisième fils de François Ier. Toutefois au vue des différents personnages représentés dans le livre d’heures de la reine Catherine, l’hypothèse traditionnelle qui voit en lui le futur Henri II reste encore vraisemblable.

Dans le catalogue consacré au Clouet, Alexandra Zvereva avait elle-même repris l'identification traditionnelle. Elle ajoute concernant le livre d’heures de Catherine, qu’en choisissant ce portrait, la reine aurait voulu avoir avec elle l'image de son époux tel qu'il était à l’époque de leur mariage2.

C'est enfin un portrait qui doit être mis en relation avec le portrait équestre de la Menil collection dont l'existence apporte un argument supplémentaire à l'identification traditionnelle.


Notes

1. Hervé Oursel et Julia Fritsch (dir.), Henri II et les arts : Actes du colloque international, École du Louvre et Musée national de la Renaissance-Écouen, 1997, La Documentation Française, 2003, p. 22.

2. Alexandra Zvereva, Les Clouet de Catherine de Médicis. Chefs-d'œuvre graphiques du musée Condé, Paris, Somogy éditions d'art, 2002, p. 60.

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23 sept. 10

Marguerite de France (1523-1574)


Marguerite de France, ChantillyPortrait de Marguerite de France vers 1527

Marguerite est la dernière enfant de François Ier et de Claude de France. Elle n'a pas connu sa mère qui est morte peu de temps après sa naissance.

Son éducation s'est faite à la cour du roi François sous l'influence de sa tante Marguerite. De cette parenté, elle garda un goût pour les Lettres et un esprit humaniste.

De tous les enfants de François Ier, c'est celle qui vécut le plus longtemps. On a donc beaucoup de portraits d'elle, et ce d'autant plus qu'elle était aimée du roi son père et du roi son frère. Jean Clouet l'a représenté ici vers l'âge de quatre ou cinq ans.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

cambridgeIl existe un portrait de Corneille de Lyon représentant une jeune fille dont les traits ne sont pas sans rappeler la princesse Marguerite. Elle porte un costume semblable à celui que porte à la même époque Catherine de Médicis (qui était pour Marguerite à la fois une belle-soeur et une amie proche). Je m'avance beaucoup en proposant ce portrait comme étant celui de Marguerite. Anne Dubois de Groer qui l'a relevé dans son catalogue raisonné l'a laissé sans identification1. La jeune fille devait avoir une douzaine d'années quand ce tableau a été peint en 1536, ce qui correspond à l'âge du modèle.

Source : (Cambridge, The fogg art museum)

 

Marguerite vers 1545Marguerite vers 1542Portrait de Marguerite vers 1542 et 1545

Marguerite est représentée vers l'âge de 18 et 22 ans. Si la princesse fit plusieurs fois l'objet de négociations matrimoniales, elle refusa toujours de faire alliance avec un petit parti. Fille et soeur de rois, elle avait la volonté de n'épouser qu'un souverain ou un fils de roi. L'exigence de ses revendications la laissa célibataire pendant de nombreuses années.

Source : Rmn et Rmn (Chantilly, musée Condé)

Marguerite de France (Rijkmuseum)Estampe représentant Marguerite de France (ci-contre) 

Source : (Amsterdam, Rijkmuseum)

 

 


Notes

1. Anne Dubois de Groer, Corneille La Haye, dit Corneille de Lyon, Arthéna, 1997, p. 264.

Article modifié en octobre 2011

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Marguerite duchesse de Berry d'après Corneille de Lyon (Chantilly)

 Portrait présumé de Marguerite d'après Corneille de Lyon

D'après Anne Dubois de Groer, ce portrait n'est pas un original ; ce qui explique que son identification à Marguerite n'est pas évidente1. Il existe un portrait équivalent au château de Versailles.

Le portrait a probalement été réalisé au début du règne d'Henri II. Faute de trouver un époux de son rang en Europe, la soeur du roi vit à la cour de France. Pour l'entretien de son rang et de sa maison, Henri II lui a donné en jouissance le duché de Berry.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

Marguerite de France (Chantilly)Portrait de Marguerite par François Clouet vers 1550

La pose solennelle donnée par le portraitiste à son modèle et la beauté du costume que laisse transparaître l'esquisse fait de ce dessin un très beau portrait de la duchesse de Berry. Un autre dessin de Chantilly semble s'apparenter avec lui (image ci-dessous).

Marguerite de FranceA 25 ans passés, Marguerite est par son esprit et son affabilité une figure appréciée de la cour de France et de la famille royale.

Source : Rmn et  Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

Marguerite de France (vendu chez Christies en 2011)Marguerite de France (Chantilly)Portrait de Marguerite par François Clouet vers 1555

Ce très beau portrait est le dernier représentant Marguerite en costume de cour, avant son départ de France. A 30 ans passés, elle n'est toujours pas mariée.

Le portrait peint n'est réapparu qu'en 2011, en vente, chez Christies.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé) et Christies

Marguerite représentée sur la miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis

Le portrait a servi de modèle pour la miniature (ci-contre) représentant les filles et épouses de François Ier dans le livre d'heures de Catherine de Médicis. Marguerite y est la seule personne à placer son regard vers le lecteur (à l'époque de la réalisation de cette miniature dans les années 1570, elle est l'une des rares figures représentées à être encore vivante).

Source : (Paris, BnF)

 

Marguerite de France en Minerve (Wallace collection)

Représentation allégorique de Marguerite en Minerve vers 1555

Cette très belle plaque en émail rappelle que Marguerite était une femme lettrée, protectrice des écrivains.

Les poètes de la Pléiade comme Ronsard et Du Bellay l'ont célébré comme étant la nouvelle Pallas (ou Minerve). Comme son père autrefois, elle est représentée sous les traits de la déesse. Elle est la divinité qui défend l'art des lettres contre les diatribes des sectaires ignorants.

Marguerite de France passe également pour avoir été sympathisante des idées de la réforme protestante.

Source : Wga (Londres, Wallace collection)

 

 


 Notes

1. Anne Dubois de Groer, Corneille La Haye, dit Corneille de Lyon, Arthéna, 1997, p. 213. 

Article modifié en octobre 2011

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25 sept. 10

Marguerite de France en deuil blanc 2 (Londres)Marguerite de France en deuil blanc 1 (Londres)Deux portraits de Marguerite en deuil blanc par François Clouet en 1559

Ironie du sort pour Marguerite, c'est à quelques jours de son mariage avec le prince de Savoie Emmanuel-Philibert, en juin 1559, que le roi Henri II fut mortellement blessé au cours du fameux tournoi des Tournelles. Au seuil de sa mort, craignant que le prince savoyard ne se dérobe à ses engagements, le roi obligea la tenue immédiate du mariage. Les enjeux géopolitiques de cette alliance étaient considérables. La cérémonie a donc lieu, .. dans les pleurs. La reine Catherine qui avait tant désiré et attendu ce moment, était tombée malade sous le coup de l'émotion de l'accident de son mari. Elle n'assiste même pas au mariage. Le roi meurt dans la nuit même. 

Marguerite en deuil blanc (Turin)Le portrait représente Marguerite arborant pour son frère le deuil blanc. Il s'agit du dernier portrait avant le départ de la princesse pour la Savoie.

Parce qu'il était impossible pour Marguerite de quitter la France sans avoir participé au deuil de la cour et encore moins en abandonnant son amie Catherine et ses enfants dans une situation aussi malheureuse, son départ pour la Savoie fut plusieurs fois reporté. Catherine de Médicis avait également obtenu le report du départ de la reine d'Espagne à laquelle elle était aussi attachée. 

Marguerite ne quitta la France qu'au mois de décembre 1559. Elle se rendit à Nice le temps de retrouver la santé, car les nouvelles de France qui lui parvenaient au sujet de la crise religieuse et des évenements d'Amboise l'affectaient beaucoup.

Source : (Londres, The British museum) et idem

Source : Corbis (Turin, Galerie Sabauda) 

Marguerite de France (Kunsthistorisches museum)

Marguerite de FrancePortraits de la duchesse de Savoie d'après un original perdu

Les deux tableaux représentent la duchesse dans un portrait probablement fait en Savoie (le portrait original est inconnu mais il subsiste sous forme de copies dont une très belle gravure1).

 

 

 

 

Marguerite de France (BnF)On peut faire le rapprochement de ces tableaux avec un dessin de la BnF identifié à tort à Marguerite de Parme (image ci-contre).

Epouse d'un prince officiellement allié à la France, Marguerite se fit remarquer par son amabilité et ses interventions pour tenter d'apaiser les tensions dans le nord de la péninsule italienne. Elle sut maintenir son époux pourtant tout dévoué à l'Espagne, dans une amitié - très fragile - avec la France.

Souce : Arcadja2 ; (Vienne, Kunsthistorisches museum) ; (Paris, BnF) 

 

Ritratto di Margherita di ValoisPortrait de Marguerite peint au XVIIe siècle et conservé au palais ducal de Venaria Reale près de Turin.

Le portrait est une copie du portrait peint vers 1560-1565 et aujourd'hui perdu. Il représente la duchesse de Savoie en pied. Sa présence dans le palais ducal de Turin rappelle la place et l'importance de cette princesse de France dans la généalogie des princes de la Maison de Savoie qui devinrent au XIXe siècle rois d'Italie.

Turin, place forte française depuis la campagne menée par François Ier en 1536 faisait partie de la dot de Marguerite. La capitale du Piémont devait être rendue au duc de Savoie, à la condition que Marguerite mît au monde un héritier mâle. Ce fut le cas en 1562 avec la naissance de Charles-Emmanuel. Quelques temps plus tard, les soldats Français évacuèrent effectivement la place et Turin devint la capitale du duché, au détriment de Chambéry.

Marguerite se faisait beaucoup de soucis pour son pays natal, meurtri par les guerres de religion. Plus tard, Charles-Emmanuel, son fils tant désiré devint duc de Savoie à la mort de son père (1580). Il n'eut toutefois aucun scrupule pour agrandir son état au détriment du royaume de France. Henri IV et Louis XIII durent mener à plusieurs reprises des campagnes contre son état pour étouffer ses ambitions.

A cause du style, j'éprouve quelques réserves quant à la datation donnée au portrait (XVIIe ou XIXe ?).

Source : Wikimedia commons (Venaria Reale, palais ducale)

 


Notes

1. Dana Bentley-Cranch, « L'iconographie de Marguerite de France », in Culture et pouvoir au temps de l'humanisme et de la Renaissance. Actes du Congrès Marguerite de Savoie, Paris, Slatkine, 1978, p. 243-256. Voir également Alexandra Zvereva, Les Clouet de Catherine de Médicis : chefs-d’œuvre graphiques du musée Condé, Paris,  Somogy, 2002, p. 114.

2. L'oeuvre a été vendue aux enchères sous une autre identification. Par comparaison avec le portrait du Kunsthistorisches museum et avec la gravure précédemment citée, l'erreur paraissait évidente.. 

Article modifié en février 2014

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02 févr. 11

Quelques exemples sur le marché de l'art


Portrait de Téligny autrefois identifié à Charles IXLe marché de l'art n'échappe pas aux erreurs d'identification. Il suffit qu'un homme soit peint à la mode de Charles IX pour qu'il soit aussitôt identifié au roi. C'est le cas de ce très beau portrait (ci-contre) présenté pour être celui du jeune souverain. L'existence d'une copie dans les collections autrichiennes (ci-dessous) nous permet de proposer une identification plus certaine : Charles de Téligny.

Téligny, Kunsthistorisches museumTéligny était le gendre de l'amiral de Coligny. A l'issue de la troisième guerre de religion, il était employé par son beau-père pour négocier la paix avec la couronne. Téligny faisait partie de ces protestants qui poussaient Coligny à faire confiance au roi et à monter à la cour. Il fut massacré durant la Saint-Barthélemy. 

Source : Artvalue (Drouot/juin 2000)

Source : (Vienne, Kunsthistorisches museum)

Portrait du duc de Nemours, autrefois identifié à Charles IXLe portrait suivant (ci-contre) a également été transmis par le passé comme représentant le jeune roi Charles. 

Il est encore plus facile de corriger l'erreur d'identification, car les collections publiques possèdent plusieurs exemplaires de ce portrait. Le British museum en possède même le dessin original. Il s'agit de Jacques de Savoie, duc de Nemours.

Le duc de Nemours était un prince de la maison de Savoie et un parent de la famille royale. Fortement lié aux Guise, il combattait dans le camp catholique pendant les guerres civiles. Il nous est surtout connu pour la réputation de son charme et le couple glamour qu'il forma avec Anne d'Este.

Portraits de Jacques de Savoie, duc de NemoursSource : Artvalue (Palais Dorotheum/mars 2001)

Source : (Londres, British museum) ; Rmn (Chantilly, musée Condé) ; Rmn (Chantilly, musée Condé)

b

Portrait équestre du duc de NemoursJe profite de l'évocation de l'iconographie de ce personnage pour mentionner l'erreur dans l'identification d'un petit portrait équestre exposé aujourd'hui au musée Condé (ci-contre). Je l'avais moi-même présenté sur ce blog comme étant le duc d'Anjou (je l'ai retiré depuis), mais Alexandra Zvereva l'a - avec raison - identifié au duc de Nemours1. A y regarder de près2, le visage du portrait équestre reprend les traits de Nemours dans son tableau de Chantilly (ci-dessus).

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

Portrait du duc de Guise, autrefois identifié au roi Henri IIJe terminerai cet article par mentionner ce portrait présumé du roi Henri II (ci-contre). Là encore, il en existe plusieurs portraits semblables qui permettent de corriger avec évidence son identification.

Le portrait représente en réalité l'un des plus importants familiers du roi : François de Lorraine, duc de Guise.

François de Lorraine était le premier époux d'Anne d'Este. Il fut un des piliers de la cour au commencement des guerres de religion. Du fait de sa célébrité et de la grandeur de sa maison, de nombreuses copies ont été faites de ses portraits. Il ne serait pas étonnant qu'elles aient eu parfois la valeur d'icône du fait de la réputation du prince après son assassinat par un protestant en 1563. Son image ne doit pas être confondue avec celle de son fils, Henri de Guise lui aussi assassiné et lui aussi entouré d'un aura de prestige.

Portraits de François de GuiseSource : Artvalue : (Tajan/décembre 2003)

Source : (Paris, BnF) ; (Vienne, Kunsthistorisches museum) ; (Vienne, Kunsthistorisches museum)

bbb


Notes

1. Musée Condé, Les miniatures du musée Condé à Chantilly, Portraits des maisons royales et impériales de France et d’Europe, Paris, Somogy, 2007, p. 210. Il me semble avoir aperçu sur un site de vente d'oeuvres d'art, un tableau semblable représentant le duc de Guise, François, premier époux d'Anne d'Este. Il reprenait les traits du dessin de la BnF (ci-desus). Je regrette de ne pas en avoir pris la référence.

2. Ce qui nous est impossible de faire avec la petite reproduction photographique ici présentée.

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24 sept. 15

Louise de Lorraine (the Royal Collection)Portrait de la reine douairière Louise de Lorraine gravé par Léonard Gaultier

Il s'agit de la dernière image de la reine Louise. Elle est représentée avec une coiffe de veuvage.

C'est une estampe qui se retrouve dans beaucoup de collections publiques (Centre de recherche du château de Versailles , The Royal Collection, Bibliothèque nationale de France, Osterreischiche Nationalbibliothek).

Elle a été reprise par Thomas De Leu mais avec beaucoup moins de précision (The Royal collection, The Fitzwilliam museum, Bibliothèque nationale de FranceOsterreischiche Nationalbibliothek)

Source : The Royal Collection (Royaume-Uni)

 

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15 nov. 15

 

Louise de Lorraine Vaudémont, musée du LouvrePortrait présumé de Louise de Lorraine (?)

Il s'agit d'un portrait assez étrange. La femme représentée porte une coiffe du début des années 1600. Louise de Lorraine étant morte en 1601, il s'agirait donc d'un portrait réalisé à l'extrême fin de sa vie.

En dépit de l'inscription placé en haut du dessin, je suis sceptique quant à l'identité de cette femme. Devenue veuve, Louise de Lorraine avait choisi de porter le deuil et de vivre solitaire. Il me paraît difficile de l'imaginer sans un voile et avec un décolleté si ouvert.

Il faut reconnaître que le visage n'est pas sans rappeler Louise. A côté du précédent portrait, Louise a grossit. Plus de quinze ans séparent les deux portraits. Louise devrait avoir ici près de cinquante ans. Mais je reste sceptique.

Source : Base Joconde (Paris, musée du Louvre)

 

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13 sept. 16

Charles d'Angoulême (1573-1650)


Charles, bâtard de FrancePortrait de Charles bâtard de France

Source de l'image : Vienne, Osterreichische nationalbibliothek

Charles est le fruit des amours illégitimes du roi Charles IX et de Marie Touchet, fille d'un officier de justice de la région d'Orléans.

Le bâtard est né le 28 avril 1573. Orphelin de père un an plus tard, il est placé sous la tutelle de sa grand-mère Catherine de Médicis et de son oncle, le roi Henri III.

Comme le veut la tradition, il est élevé comme un prince de la maison royale. Pendant six ans, il grandit au château d'Amboise aux cotés de sa demi-soeur Marie-Elisabeth de France, d'un an son cadet. Catherine de Médicis et Henri III les visitaient parfois et se prenaient d'affection pour les deux enfants.

Marie-Elisabeth mourut en 1578 à l'âge de 5 ans. L'année suivante, Charles, au sortir de la petite enfance, quand l'âge vient pour les petits garçons de s'habiller comme des adultes, est emmené à Paris, pour vivre aux côtés de sa grand-mère et du roi son oncle. Dans cette famille, où la culture et les arts du spectacle sont des règles de vie, Charles bénéficia d'une excellente éducation.

 La gravure représente le prince vers 1580-1585. 

 

Le prince de Valois, Poggio a CaianoPortrait en pied d'un prince de la dynastie des Valois conservé à la Villa médicéenne de Poggio a Caiano

Source de l'image : Wikimedia Commons (Villa médicéenne de Poggio a Caiano)

L'image a été téléchargée sur Wikimedia Commons en 2012. Le portrait n'est ni identifié, ni daté.

Il représente un jeune homme de la cour, habillé à la mode des années 1580 ; un jeune prince habillé à la mode Henri III ? La comparaison des visages semble étayer l'identification au bâtard d'Angoulême (yeux cernés, nez assez long).

La présence de ce portrait à la Villa médicéenne de Poggio peut s'expliquer par la transmission des collections de Catherine de Médicis à sa petite-fille Christine de Lorraine. Lorsque celle-ci épousa en 1589 le grand-duc de Toscane, Christine emporta avec elle une grande partie des collections de portraits de la reine-mère. La Villa médicéenne de Poggio a Caiano était l'une des résidences d'été des grands-ducs de Toscane et a pu abriter une partie de ces collections.

Charles, bâtard de France, Poggio a CaianoLe prince bâtard connut une faveur croissante à la cour. En grandissant, il montrait un goût certain pour les soirées festives, et une aisance en société qui le faisait apprécier du roi.

Henri III le traitait comme son fils. Il l'estimait au point que Charles rivalisait en faveur avec les deux archifavoris en titre Joyeuse et Epernon. Dans les quinze derniers  mois du règne, le bâtard devint - avec Roger de Bellegarde - le nouveau favori, remplaçant les deux archimignons déchus.

Il fut question d'en faire l'héritier du trône. L'absence de dauphin et la reprise de la guerre autour de la succession royale avaient poussé Catherine de Médicis à proposer cette solution au roi. Il semble que celui-ci ait hésité à faire du bâtard son successeur. Mais Henri III, prince consciencieux et respectueux de la loi, avait finalement rejeté cette idée contraire à la tradition.

La fin du règne approchait et avec lui la fin des Valois. Les évènements s'accélèrent ; Henri III est assassiné par Jacques Clément ; Charles est à son chevet, en larmes, se préparant à redevenir orphelin. Catherine de Médicis était décédée quelques mois plus tôt. Elle lui avait légué toutes ses possessions ; Charles était désormais comte d'Auvergne et l'héritier bâtard d'une dynastie disparue.

 

Le comte d'Auvergne, Musée de l'Ermitage

Portrait au crayon de Charles, comte d'Auvergne dessiné vers 1600 par Benjamin Foulon et conservé au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg

Source de l'image : Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage

Le prince est représenté à l'âge de 25 ans environ. Il porte un collet monté dans une forme stylistique qui permet de le dater vers 1600, c'est-à-dire peu de temps avant son embastillement.

A la mort d'Henri III (1589), Henri IV avait pris le bâtard d'Angoulême sous sa protection. Charles l'avait reconnu comme roi et s'était battu pour lui aux batailles d'Arques et d'Ivry.

Charles se rangea très tôt dans le rang des grands seigneurs mécontents et participa aux complots de la cour pour évincer Henri IV. C'était un prince qui menait joyeuse vie à la cour, participant aux festivités, mais proche d'une infatigable comploteuse, Henriette d'Entragues, la maîtresse du roi. Elle était sa demi-soeur, fruit de leur mère Marie Touchet et de François de Balzac d'Entragues.

Charles avait un motif de mécontentent : le procès que lui faisait sa tante Marguerite de Valois pour récupérer l'héritage des Valois dont sa mère Catherine l'avait dépossédée au profit de Charles : le comté d'Auvergne

Ayant perdu ses procès, Charles intrigua contre le roi et perdit sa faveur. En 1604, il participa au complot de sa soeur ; fugitif, pourchassé, capturé, jugé et condamné à mort, Charles fut mis à la Bastille où il demeura jusqu'à en 1617.

Le comte d'Auvergne à l'antique, galerie du château de BeauregardIl existe un portrait du prince dans la galerie des illustres du château de Beauregard (ci-contre à droite). Il est représenté avec les autres personnalités du règne d'Henri IV. La curiosité de ce portrait est que le comte d'Auvergne est peint de profil et habillé à l'antique. C'est un témoignage du caractère divertissant et lettré du prince, créateur et producteur de ballets. Charles de Valois avait perpétué à la cour d'Henri IV, la grande tradition des arts festifs des derniers Valois, en digne héritier de Catherine de Médicis et d'Henri III.

Source de l'image : Gettyimage (Château de Beauregard)

 

Charles, duc d'Angouleme (BnF)Représentation de Charles de France, duc d'Angoulême sur une gravure de Crispin de Passe, tirée du fameux manuel d’équitation, d'Antoine Pluvinel, L'Instruction du Roy en l'Exercice de Monter à Cheval

Source de l'image : (Bibliothèque nationale de France)

Le prince bâtard demeura en prison pendant quatorze ans, dans des conditions et un confort dignes d'un prince. Sa tante Diane de France, duchesse d'Angoulême ne ménageait pas ses efforts auprès du roi pour atténuer ses conditions de vie et obtenir sa libération. Elle l'obtint en 1617 du jeune roi Louis XIII, à la chute de Concini et de Marie de Médicis (qui avait des raisons d'en vouloir au demi-frère de l'audacieuse maîtresse de son mari).

A la mort de sa tante en 1619, son unique parente, Charles, dernier représentant des Valois, hérita de ses biens. Charles devient duc d'Angoulême.

 

Charles de Valois duc d'AngoulèmePortrait de Charles de France, duc d'Angoulême dessiné par Daniel Dumonstier et conservé au manoir de Waddesdon

Source : Daniel Lecœur, Daniel Dumonstier (1574-1646), Arthena, 2006 (Waddesdon manor, Royaume-Uni)

Le prince est représenté dans les années 1630.

Après avoir passé plus de 10 ans en prison, le prince Charles se montra fidèle au roi. Louis XIII l'employa au siège de La Rochelle où il lui confia l'un des commandements de l'armée royale, honneur réservé aux princes et aux Grands.

 

 

 

 

 

 

Charles duc d'Angoulême par Champaigne, BnfPortrait du duc d'Angoulême, peint vraisemblablement par Philippe de Champaigne au début du règne de Louis XIV

L'image est la photographie en noir et blanc d'un portrait dont le style soigné donne à croire qu'il s'agit d'une oeuvre peinte par Philippe de Champaigne. La précision des détails dans le rendu de la matière étaye cette hypothèse.

La photographie est conservée à la BnF, mais la localisation du tableau n'est pas mentionnée (source de l'image : Bibliothèque nationale de France).

C'est le dernier portrait du prince avant sa mort. Il le représente dans les années 1640, avec un col et une mouche de cette époque.

Charles d'Angoulême est mort à l'âge de 77 ans. Il a traversé les époques pour mourrir sous le règne de Louis XIV. Il a connu le règne de quatre monarques, lui qui aurait pu devenir roi.

Le portrait le représente dans ses fonctions d'homme de guerre. Il porte sur son armure, l'étoffe blanche des commandants militaires.

Charles de Valois

Charles duc d'Angouleme, château de Bussy-rabutin

Charles duc d'Angouleme, Château de Skokloster, SuèdeLe portrait de Champaigne a été reproduit par un grand nombre de graveurs et recopié en peinture.

Il en existe des copies dans les galeries privées dont celle du château de Bussy-Rabutin.

Le dessin original de Philippe de Champaigne (ci-contre à gauche) a été vendu aux enchères.

Source des images : Artnet (Collection privée) ; Base Palissy (Château de Bussy-Rabutin) ; (Château de Skokloster, Suède)

 

Portrait de Charles de Valois, duc d'ACharles par Jean Morin , The Royal Collectionngoulême, gravé par Jean Morin d'après l'oeuvre de Philippe de Champaigne

Source de l'image : (The royal collection, Royaume-Uni)

Le portrait a été réalisé d'après l'oeuvre de Philippe de Champaigne dont Jean Morin était probablement l'élève.

L'image a été reproduite à de nombreuses reprises par les maîtres graveurs du milieu du XVIIe siècle, dont Gilles Rousselet et Pierre Daret (images ci-dessous).

Des tirages de ces oeuvres sont aujourd'hui conservés dans de nombreuses collections institutionnelles ; pour n'en citer que quelques uns : la Bibliothèque nationale de France, le château de Versailles, la Royal Collection du Royaume-Uni.

 Source : (Bibliothèque nationale de France) ; (The Royal collection, Royaume-Uni) ; (Bibliothèque nationale de France) ; (Bibliothèque nationale de France) ; (Bibliothèque nationale de France) ; (Bibliothèque nationale de France)

Charles par Gilles Rousselet, Bnf

Charles par Pierre Daret, The Royal collection

Charles de Valois, Bnf

Charles de Valois, Bnf

 

 

 

 

 

 

 

Charles par Moncornet, BnF

Charles de Valois par Mazot, BnF

 

 

 

 

 

 

 

 

Statue funéraire de Charles d'Angoulême, Hôtel Lamoignon, ParisStatue funéraire de Charles de Valois, duc d'Angoulême conservée à l'hôtel Lamoignon

Source : Wikimedia Commons (Hotel Lamoignon, Paris)

Cette statue funéraire est aujourd'hui conservée dans l'ancien hôtel particulier du prince, situé dans le Marais à Paris. On peut l'y voir dans une petite pièce située à l'entrée, où se trouve également la statue funéraire de Diane de France. Les deux bâtards de la dynastie des Valois, derniers représentants de leur famille sont ainsi réunis de façon symbolique. 

L'hôtel Lamoignon constitue l'un des rares et beaux vestiges de la vie princière sous Henri III. Il a été construit dans ce quartier considéré comme neuf et rupin à l'époque, par Diane de France. Commencé sous Henri III, le chantier s'est arrêté à cause de la Ligue ; fidèle conseillère de son frère, Diane avait été contrainte de s'exiler de Paris. Les travaux reprirent avec le retour d'Henri IV. A la mort de la duchesse en 1619, l'hôtel passa par héritage à son neveu.

Diane et Charles furent enterrés dans l'église du couvent des Minimes situé à proximité de leur hôtel. L'église a été détruite au XVIIIe siècle, mais les sculptures funéraires ont été sauvées.

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19 nov. 16

La généalogie des derniers Valois


Note du 23 novembre 2012 : je tente de passer régulièrement pour corriger les liens défaillants (qui est du à l'hébergeur d'images). Dernière mise à jour : le 19/11/2016

 

 

Les derniers Valois

 

Genealogie des Derniers ValoisDepuis François Ier à Marie-Elisabeth de France.

La maison royale des Valois s'est éteinte en 1589 à la mort du roi Henri III. 

Ses deux dernières représentantes sont Marguerite de Valois, reine de Navarre, décédée en 1615 et Diane de France, duchesse d'Angoulême, décédée en 1619.

Lien direct pour voir les détails de l'arbre (ou clic droit sur l'image, puis sur ouvrir le lien)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les descendants des derniers Valois

 

Genealogie des Derniers ValoisCet arbre représente l'ensemble des enfants et des petits-enfants issus du couple Henri II et Catherine de Médicis.

Il permet de comprendre les liens qui lient la monarchie française avec ses voisins espagnols et lorrains. Après son extinction, la maison des Valois continue de survivre à travers eux et à travers les personnalités issues des branches illégitimes (maison bâtarde d'Angoulême et de Saint-Rémy). L'arbre ne prend pas en compte les autres branches illégitimes issues de la maison des Valois comme celle de Longueville.

Lien direct pour voir les détails de l'arbre (ou clic droit sur l'image, puis sur ouvrir le lien)

Concernant la famille de Saint-Rémy voir P. VAN KERREBROUCK, Les Valois, Villeneuve d'Ascq, 1990

 

 

Les derniers Valois et

leurs cousins (prétendants au trône de France à la mort d'Henri III)

 

Arbre des descendants des Valois-OrléansIl s'agit d'un arbre représentant les descendants des Valois à partir de la branche des Valois-Orléans (issue de Louis d'Orléans, frère cadet de Charles VI).

Il a l'intérêt de présenter les cousins des derniers Valois et permet de comprendre la légitimité des prétentions de la maison de Guise sur la couronne de France à la mort du roi Henri III.

Aux Etats généraux de 1593, plusieurs personnalités avaient revendiqué le trône de France en tant que descendants des Valois ; parmi elles, le duc de Savoie, le duc de Guise (fils du balafré), le duc de Mayenne et le duc de Nemours.

Cet arbre vient en complément du précédent. Le roi d'Espagne avait également revendiqué le trône de France pour sa fille Isabelle, et le duc de Lorraine pour son fils le marquis de Pont. De là s'en étaient suivies des alliances politiques et des rivalités qui fragilisèrent le mouvement ligueur et permirent à Henri IV de s'imposer définitivement.

Lien direct pour voir les détails de l'arbre

 

 

 

La maison royale de Bourbon

 

Maison de BourbonDescendants en ligne directe du roi Saint Louis, les membres de la maison de Bourbon ont le statut de princes de sang. Ils siègent derrière la famille royale au sein des cérémonies officielles, religieuses et politiques. Ce sont des personnages qui ont joué un rôle important durant les guerres de religion, et certains d'entre eux comme les rois de Navarre et les princes de Condé, n'ont pas toujours laissé aux Valois un souvenir agréable.

Pourtant, il est bon de rappeler que pour la famille royale, les Bourbons ne sont pas seulement des cousins et des rivaux, mais aussi des amis.

Cet arbre généalogique a en effet l'intérêt de rappeler l'existence de la branche cadette, celle de Montpensier qui a toujours été fidèle à la couronne. Si le mariage entre Marguerite de Valois et Henri de Bourbon (le futur roi Henri IV) a fortifié les liens entre les deux familles, une forte amitié existait déjà auparavant entre Catherine de Médicis, la duchesse de Montpensier et le prince de La Roche-sur-Yon. 

Lien direct pour voir les détails de l'arbre (ou clic droit sur l'image, puis sur ouvrir le lien)

 

Boubon protestants et catholiquesLa maison de Bourbon est souvent présentée comme étant protestante au XVIe siècle : c'est une image à relativiser. Le deuxième arbre des Bourbons que je présente ci-contre, reprend le précédent mais en indiquant par des cadres de couleur, les personnes qui sont de confession protestante (cadre violet) et celles qui sont des catholiques militants, voir des ultras-catholiques (cadre jaune).

Ceux qui n'ont aucun cadre de couleur sont ceux qui sont restés catholiques. Ils forment la majeure partie de la famille au XVIe siècle. Quelques uns se sont illustrés par leur hostilité contre les protestants ; c'est le cas de la duchesse de Guise, matriarche du clan Guisard et le duc de Montpensier qui devait durement ressentir le passage à la Réforme de certaines de ses filles.

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La maison ducale de Lorraine et de Guise

Généalogie de la maison de Lorraine et de Guise

Les membres de la maison de Lorraine ont joué un rôle très important à la cour des Valois. Cet arbre permet de resituer qui est qui.

Cet arbre doit être refait ultérieurement (en 2017 ?).

 

 

 

 

La maison impériale des Habsbourg (du XVe au XVIIIe siècle)

 

Habsbourg

Il n'y a quasiment pas une génération sans que les Habsbourg n'offrent une fille à marier au roi de France : Marguerite, Eléonore, Elisabeth, Anne, Marie-Thérèse. On y trouve également Jeanne, mère de Marie de Médicis.

Lien direct vers l'arbre

Posté par Andelot à 11:02 - - Commentaires [16] - Permalien [#]