15 août 07

Marie Stuart voilé, BnFPortrait de Marie Stuart en tenue de deuil blanc par François Clouet

Le portraitiste a représenté la reine voilée. L'image est assez connue car il existe encore aujourd'hui plusieurs portraits peints réalisés à partir de ce dessin.

A la mort de son époux, le 5 décembre 1560, la jeune reine de France n'a que 17 ans. Le portrait de la reine voilée aurait pu être réalisé à cette occasion, mais peut-être aussi à la mort de sa mère ou de son beau-père décédés précédemment. L'historienne Alexandra Zvereva en a précisé la genèse. Voir l'article dans Alexandra Zvereva, « La beauté triomphante de la reine endeuillée : les portraits de Marie Stuart », in T. Crépin-Leblond (dir.), Marie Stuart. Un destin français, Paris, RMN, 2008, pp. 73-87

Source : (Paris, BnF)

 

 

  

Marie Stuart, musée CarnavaletCe portrait a été de nombreuses fois recopié, y compris au XIXe siècle, mais beaucoup sont des copies assez fades et sans beaucoup de ressemblance physique avec le dessin original. Voir également celui de la Royal collection.

Source : ? (Paris, musée Carnavalet)

Source : Rmn (château de Blois)       

Source : (the Wallace collection)

 

 

 

 

 

Marie Stuart, BloisMarie Stuart, the Wallace collection

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Élisabeth d'Autriche (1554-1592)


Généalogie de la famille d'Elisabeth d'AutricheFille de l'empereur Maximilien II d'Autriche, Elisabeth appartient à la famille des Habsbourg de la branche autrichienne. Elle est née d'une union consanguine puisque ses parents sont cousins germains. Sa mère Marie de Habsbourg est la fille de l'empereur Charles Quint, tandis que son père en est le neveu.

Elisabeth aurait pu elle-même établir une union consanguine si elle avait épousé son oncle Philippe II d'Espagne mais celui-ci avait exigé d'épouser sa soeur aînée, l'archiduchesse Anne. Catherine de Médicis sollicitait également pour son fils la main de l'archiduchesse Anne, mais Philippe II avait fait valoir auprès de son impérial cousin que ses droits étaient bien supérieurs à ceux du roi de France. Charles IX se contenta donc de la cadette.

 

Elisabeth d'Autriche

Portrait d'Elisabeth d'Autriche (image ci-contre)

Le portrait représente Elisabeth dans une mode qui est peut-être autrichienne ; la coiffure en ratepenade est carrée au lieu d'être arrondie ; sa mère Marie porte le même type de coiffure sur le portrait qui est conservée d'elle à la BnF (la comparaison des dessins est d'ailleurs intéressante pour saisir la ressemblance qui existe entre la mère et sa fille).

Le dessin est peut-être un portrait réalisé avant la venue d'Elisabeth en France. Il serait donc antérieur au fameux portrait réalisé par François Clouet en 1571.  

L'inscription située au bas du dessin est inexacte, comme souvent dans le cas d'une inscription postérieure à l'oeuvre ; elle présente le modèle comme étant Elisabeth de France, reine d'Espagne.

Le mariage entre le roi de France et la fille cadette de l'empereur se fait le 26 novembre 1570, à Mézières (dans les Ardennes). Lui, a 20 ans, elle en a 16. Ils font leur joyeuse entrée à Paris en mars 1571. 

 Elisabeth d'Autriche (Aguttes)Elisabeth d'AutricheElisabeth d'autricheSource : L. Dimier, Histoire de la peinture de portrait en France au XVIe siècle, G. Van Oest, 1924 (localisation actuelle ?) ; alaintruong.com (collection privée) ; artvalue.com (collection privée) ; alaintruong.com (collection privée)

 

Charles IX et Elisabeth d'Autriche dans le livre d'heures de Catherine de Médicis, BnFPortrait de Charles IX et d'Elisabeth d'Autriche dans le livre d'heures de Catherine de Médicis

Le portrait de la reine Elisabeth dans la miniature semble reprendre le portrait précédent. Elle porte le même costume (on retrouve sur sa poitrine la même croix)

Charles IX et Elisabeth eurent une fille, Marie-Elisabeth, née le 27 octobre 1572.

Source : (Paris, BnF)

 

 

 


Article modifié en octobre 2012

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Elisabeth d'Autriche (1554-1592), Paris BnFPortrait d'Élisabeth par François Clouet

François Clouet a réalisé le portrait de la reine vers 1571 -1572. Plusieurs peintures en ont été tirées. Celle que possède aujourd'hui le Louvre est souvent présentée comme un chef-d'oeuvre du portrait français (ci-dessous à droite).

Le portrait de Clouet présente une vision plus idéalisée que le portraits de l'article précédent. Les historiens de l'art (voir E. Jollet) ont montré que malgré le réalisme des détails, l'artiste avait tendance à représenter un visage enjolivé des personnages qu'il portraiturait.

Source : (Paris, BnF)

 

 

 

 

 

Elisabeth d'Autriche, musée du LouvreElisabeth d'Autriche, musée Condé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elisabeth d'Autriche, VersaillesSource : Rmn(Paris, musée du Louvre)

 

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

Source : C. Constans, Musée national du château de Versailles, 3 vol., Paris, RMN, 1986  (Versailles, musée du château)

 

 

 

Elisabeth, monastère DescalzasPortrait d'Elisabeth d'Autriche

Il s'agit d'un très beau portrait en pied digne d'un Clouet où la reine porte à la place des épaulettes de larges revers de manche en fourrure comme les dames en portaient du temps du roi François Ier, vêtement qui n'était plus à la mode sous Charles IX, hormis chez les vieilles dames ou alors dans les cérémonies d'apparat.

Quel en est l'auteur (Van Straeten ?) ? Quel en est la date ? Du XVIe ?

Source : Oronoz (Madrid, monastère Descalzas)

 

Elisabeth von Österreich

Source : Kleio.org (localisation inconnue)

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Elisabeth d'Autriche, musée du LouvrePeinture du musée du Louvre

Ce tableau serait le pendant d'un portrait du roi Charles présentant la même ambiance avec un fond et un costume assez sombre. Les deux portraits sont aujourd'hui séparés ; celui de la reine appartient au Louvre (sans être présenté au public) alors que celui de Charles IX est exposé au musée de la Légion d'honneur à Paris.

Elisabeth porte toujours la coiffe à la ratopenado, typique de l'époque, mais nouveauté par rapport au modèle des portraits précédents, elle porte une toque, agrémentée de plumes et de pièces d'orfèvrerie.

Le tableau représente la reine à l'époque du massacre de la Saint-Bartélemy. Selon le témoignage de Brantôme, Elisabeth était une catholique fervente, assez discrète et empreinte d'une grande douceur. Face aux violences perprétées contre les huguenots durant la fameuse semaine sanglante, elle n'avait pu qu'exprimer un sentiment d'horreur.

Elisabeth d'Autriche, ChicagoIl existe une réplique quasi similaire (ci-contre). La coiffe change seulement.

Source : Rmn (Paris, musée du Louvre) ; (Chicago, The art institute)

 

 

 

 

 

 

Elisabeth d'Autriche, château de NelahozevesUn très joli portrait en pied représente la reine vers 1573 environ (on peut le dater à l'observation des formes de la fraise et de la coiffure). La reine porte une robe noire à crevé, avec un voile de gaze disposé en conque et descendant le long du buste et de la robe. Dans sa main gauche, elle tient un mouchoir.

Source : royaltyguide (Château de Nelahozeves, République tchèque)

Elisabeth d'Autriche, musée des OfficesLa figure du tableau a été repris dans la miniature des Offices.

Source : ? (Florence, musée des Offices)

 

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Elisabeth d'Autriche (BnF)Dessin d'Elisabeth en veuve

Le 30 mai 1574, le roi Charles IX meurt d'une pleurésie. Après seulement trois années de mariage, Elisabeth devient veuve. Elle n'a que 19 ans.

Le portrait réalisé à l'occasion de cet évènement la représente en tenue de deuil noir.

Son père Maximilien espérait que le nouveau roi Henri III allait la prendre comme épouse. Il lui en fit directement la demande lorsque ce dernier traversa l'Autriche et passa par Vienne durant l'été 1574, mais le nouveau roi de France refusa l'offre.

Elisabeth, devenue reine douairière, demeura en France pendant un an et demi, puis retourna dans son pays natal, laissant sa fille à la cour de France.

Source : (Paris, BnF)

 

Elisabeth d 'AutricheElisabeth par Thomas de LeuLe dessin a été transposé en peinture, mais celle-ci est perdue. Il en reste une copie (représentée en noir et blanc ci-contre à droite) qui reprend le dessin en agrandissant le cadre et en omettant le voile de la reine.

Le dessin a également servi de modèle à une gravure de Thomas de Leu (ci-contre à gauche).

Source : Kleio.org ; (The Fitzwilliam museum)

 

Elisabeth (Cleveland art museum)Dessin du musée de Cleveland

Le dessin n'est pas identifié sur le site du musée, mais le visage est assez reconnaissable.

Le costume est plus étonnant. A l'observation des formes de la fraise, on peut dater le portrait après l'année 1578, soit bien après après le départ de la reine de la cour de France. Peut-être s'agit-il d'une réplique rhabillée à la mode du temps.

Source : (Cleveland, Museum of Art)

 

 

 

 

 

 

 

Elisabeth d'Autriche (Kunsthistorisches museum)Portrait du Kunsthistorisches museum

Elisabeth est représentée dans le courant des années 1580, chez elle, en Autriche. La reine de France ne s'est jamais remariée et a conservé son deuil toute sa vie.

Elle meurt à 37 ans à Vienne dans un couvent qu'elle avait fondé et dans lequel elle s'était retirée.

Source : (Vienne, Kunsthistorisches museum)

 

 

 

 

 

 

 

Article modifié le 12/04/2013

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Louise de Lorraine-Vaudémont (1553-1601)


Fille du comte de Vaudémont, la reine Louise appartient à une famille princière étrangère, la maison ducale de Lorraine (bien que sous influence française, la Lorraine est à l'époque un pays indépendant). Alors que son rang modeste ne la prédisposait pas à devenir reine de France, c'est elle que le jeune roi Henri III choisit pour partager son trône. Plutôt que de faire un mariage qui soit avantageux pour le royaume, le roi a préféré prendre une épouse sur la bonne impression qu'il a eu d'elle lors de leur rencontre à la cour de Nancy ; ce mariage basé sur les sentiments est exceptionnel dans l'histoire moderne de la couronne de France !

La reine Louise de Lorraine-Vaudémont par Jean Rabel, BnFPortrait de la reine Louise dessiné vers 1575 et aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France

Autrefois attribué à Jean Rabel1, ce dessin est le premier portrait de la reine Louise. Il a été réalisé à l'occasion de son avènement comme épouse du roi de France ; la reine a 22 ans. Ses noces ont eu lieu le 15 février 1575 ; deux jours plus tôt, le roi avait été sacré à Reims.

Louise est revêtue du costume caractéristique de la cour de France, c'est l'époque du décolleté et de l'épanouissement des collerettes godronnées. La reine porte la coiffure en raquette selon le goût des années 1570.

C'est le plus beau des dessins qui existe de la reine aujourd'hui.

Source : (Paris, BnF)

 

  

 

Louise de Lorraine, BnFLe dessin suivant est de qualité légèrement inférieure. La coiffe le fait dater du début du règne d'Henri III.

Source : (Paris, BnF)

Louise de Lorraine, BnFIl existe enfin un troisième dessin de la reine Louise, sur lequel toutefois on peut émettre quelques réserves quant à l'identification donnée. C'est un portrait dont l'identification reste à confirmer.

Source : (Paris, BnF)

 

 

 

 

Louise de Lorraine

Portrait de Louise de Lorraine conservé à Houston aux Etats-Unis

C'est l'un des plus beaux portraits peints de la reine Louise. Il reprend le deuxième dessin vu précédemment, mais ce qui est exceptionnel, c'est que le cadre est élargi laissant apparaître la robe de la reine dans toute sa somptuosité.

Le reine porte un costume qui marque le point de départ de la mode de la cour d'Henri III : coiffure en raquette, forme arrondie des godrons, épaulettes massives garnies de noeuds de papillon, forme volumineuse des manches et de la robe (mais dans une proportion encore mesurée à l'égard de la mode les années suivantes).

Source : Googleartproject (Houston, museum of Fine Arts)

 

 

 

Louise de lorraine (muzeum Czartoryskich)

Louise de Lorraine (ancienne collection particulière de Pologne)Portraits de Louise de Lorraine conservés dans des collections polonaises

Le portrait de gauche a disparu pendant la seconde guerre mondiale. L'image est tirée d'une photographie prise avant la guerre.  Par le costume, elle rappelle fortement le portrait conservé au musée de Houston (ci-dessus).

Le portrait de droite diffère par le costume. La reine porte un voile en conque et des manches en gigot parsemé de crevés.

Source : Wikimedia commons (Catalogue of paintings removed from Poland by the German occupation authorities during the years 1939-1945. 1, Foreign paintings, Ministry of Culture and Art, Warsaw 1950) ; (Cracovie, muzeum Czartoryskich)

 


Notes

1. L'attribution à Jean Rabel a récemment été remise en cause par Marianne Grivel. Voir Marianne GRIVEL, « "Au sieur Rabel, parangon de la pourtraicture”. Nouvelles recherches sur les peintres-graveurs français de la fin du XVIe siècle : l’exemple de Jean Rabel », in H. Zerner et M. Bayard (dir.), Renaissance en France, renaissance française ?, Paris, 2009, p. 248-249.

Article modifié en septembre 2012

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Henri III et Louise de Lorraine, extrait de la tapisserie des Valois 1Portrait de la reine Louise sur la tapisserie des Valois.

Louise est représentée en pied, avec son époux et tenant dans sa main un éventail. Son portrait est la reprise du dessin de la BnF (voir l'article précédent).

Cette représentation du roi et de la reine, seuls sur le premier plan de la tapisserie, est une image quasiment unique. Elle nous offre l'image d'un couple royal uni  et nous renvoie à cette réalité exceptionnelle dans la longue tradition des mariages arrangés : le roi et la reine se vouaient une amitié sincère. Et pourtant, pour Louise, l'union avec Henri III ne fut pas tous les jours, heureuse.

 

 

Henri III et Louise de Lorraine, extrait de la tapisserie des Valois 2Après une fausse couche survenue quelques mois après son mariage, la reine perdit vite l'espoir de mettre au monde un héritier mâle. Ce fut le drame de sa vie. Craignant la séparation, et s'estimant être l'unique responsable de l'infécondité de son couple, elle était sujette à des crises d'abattement que nous pouvons qualifier de dépression.

Après les premiers mois d'amour passionnel, Louise dut également supporter les infidélités de son mari. Mais en dépit de  ses passades, le roi eut un comportement surprenant sinon exemplaire (à comparaison de ses successeurs). Cherchant toujours à ménager l'amour-propre de son épouse, il refusa toujours de se donner une maîtresse officielle et implorait le pardon de la reine lorsque celle-ci était mise au courant de ses écarts. Le roi l'emmenait régulièrement danser dans les bals et visiter les foires pour la sortir de ses torpeurs. Il la réconfortait à chacune de ses périodes mélancoliques et l'entretenait dans son intimité comme aucun autre roi n'avait coutume de le faire.

La tapisserie des Valois, les joutes nautiques de Fontainebleau

Après plusieurs années de remise en question, le couple royal paraissa plus lié que jamais face à l'adversité et aux conséquences politiques de leur stérilité. Profondément dévôt, il se réfugia dans les  secours de la religion et leur union prenait l'apparence d'un sacrifice christique.

Source : Scalarchives et Frances Yates, The Valois tapestries, 1959 (Florence, musée des Offices)

Louise de Lorraine et sa soeur Marguerite, extrait de la tapisserie des ValoisLouise apparaît également sur les tapisseries des Valois, au côté de sa soeur Marguerite. Les deux soeurs se tiennent la main, mais Marguerite est représentée de dos.

Les deux femmes sont représentées à droite de la tapisserie où apparaissent également Catherine de Médicis, Marguerite de Valois et son époux le roi de Navarre.

La tapisserie des Valois, le tournoi Source : Scalarchives et exposition Caterina e Maria de' Medici ; donne al potere 2008-2009(Florence, musée des Offices)

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Louise de Lorraine-Vaudémont, musée du LouvrePortrait de Louise de Lorraine conservé au musée du Louvre et probablement réalisé au début des années 1580

Source : Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louise de Lorraine par Jean RabelPortrait de Louise de Lorraine réalisé et édité par Jean Rabel en 1583

Source : (Cambridge, The Fitzwillliam museum)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Louise de Lorraine 1581 par Leonard GaultierLouise de Lorraine 17eLe portrait de Rabel existe sous des variantes différentes. Il avait été gravé par Léonard Gaultier deux ans plus tôt, en 1581 (ci-contre à gauche).

Source : (Paris, BnF) ; (Paris, BnF)

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Louise de Lorraine (BnF)Portrait de la reine Louise peint en miniature dans le livre d'heures de Catherine de Médicis qui est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France

Où sont passés les portraits peints de Louise de Lorraine ? Si beaucoup d'entre eux ont disparus, il existe heureusement des copies qui permettent de se faire une idée des originaux perdus. 

Le portrait du livre d'heure se retrouve dans s deux premiers portraits présentés ici découlent d'un même modèle. Le premier est une miniature peinte dans le livre d'heures de Catherine de Médicis, le second est une copie assez médiocre du XIXe siècle.

Existe t-il un dessin original ? Les deux copies permettent de s'en faire une idée. Louise de Lorraine porte une robe sans décolleté et des grappes de perles qui tombent au-dessus des oreilles. La fraise qu'elle porte semble rapprocher le tableau des années 1570, mais la coiffure, très moderne, annonce les années 1580.

Louise de Lorraine, copie du XIXe siècle musée Louis-PhilippeLa très mauvaise copie du XIXe est une commande passée par le roi Louis-Philippe pour la décoration de son château d'Eu. Le portrait de la reine Louise disparu existait donc probablement à cette date, à moins que la copie n'ait été réalisée à partir d'une autre copie. Cela expliquerait la médiocrité du tableau. 

Source : (Paris, BnF) ; Base Joconde (Eu, musée Louis-Philippe)

 

Louise de Lorraine, FlorencePortrait de la reine Louise peint en miniature et conservé à la galerie des Offices de Florence

Il s'agit d'une très belle image de la reine avec une grande collerette à godrons plats, ouverte devant la gorge. L'image représente la reine dans les années 1580.

Louise de Lorraine (collection privée)Louise de Lorraine, copie du XIXe siècle, VersaillesPlusieurs images proches de la miniature montrent qu'il existe un modèle aujourd'hui perdu. La première est une peinture tardive du XIXe siècle, aujourd'hui entreposée dans les réserves du château de Versailles. La seconde est une copie d'époque comme on en trouve dans les collections privées et les galeries de portraits. 

Louise de Lorraine par Léonard Gaultier (Louvre)Louise de Lorraine par Leonard Gaultier (BnF)L'image se retrouve sous forme d'estampe. Le graveur Léonard Gaultier en a réalisées plusieurs qui ont été éditées en pleine époque de la Ligue ; les deux gravures présentées ci-contre sont datées de 1588, année où la reine se retrouva prisonnière de la rebellion parisienne.

L'image de gauche se retrouve dans plusieurs collections institutionnelles (Osterreischiche Nationalbibliothek ; Bibliothèque nationale de France ; centre de recherche du château de Versailles).

Louise de Lorraine en médaillon (BnF)Source : ? (Florence, musée des Offices) ; C. Constans, Musée national du château de Versailles, 3 vol, Paris, RMN, 1986  (Versailles, musée du château) ; Millon et associés (collection privée) ; (Paris, BnF) ; Agence photographique de la Rmn (Paris, musée du Louvre) ; (Paris, BnF)

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Louise de Lorraine-Vaudémont, Kusnthistorisches museumPortrait en pied de la reine Louise

Il s'agit d'un très beau tableau, malheureusement très abîmé. L'oeuvre n'est peut-être pas un original, mais reste très intéressante pour la recherche iconographique.

La reine est habillée selon la mode des années 1580. Elle porte sous sa robe un vertugadin et ses manches ont triplé de volume.

Source : (Vienne, Kunsthistorisches museum)

 

La reine est-elle en tenue de deuil ? Quid du mouchoir?

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