04 sept. 09

Les portraits des princes de France

Prince de FranceDans la famille royale, on peut distinguer deux types de princes : les aînés qui sont appelés à devenir roi et qui reçoivent à leur naissance le titre de dauphin et les cadets qui sont appelés à vivre dans l'ombre des premiers.

Des huit princes nés au XVIe siècle dans la famille des Valois, quatre sont devenus rois de France. La plupart pourtant n'étaient pas destinés à le devenir.

Les princes présentés dans cette catégorie sont ceux qui n'ont pas été rois mais qui auraient très bien pu l'être. Ils ont été généralement dotés d'un riche apanage et ont profité d'une influence considérable à la cour. Par les troubles qu'il a pu susciter, François duc d'Anjou est un personnage historique important qui a sa propre galerie iconographique. Il n'est donc pas présent dans cette catégorie.

Galerie des princes de France

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04 déc. 09

Le dauphin François (1518-1536)

 


Le dauphin François est le premier fils de François Ier.  Fils adoré du roi et héritier du trône de France, il existe de nombreux portraits de lui malgré sa mort prématurée. Il meurt en 1536 à l'âge de 18 ans.

 

Le dauphin François, ChantillyLe dauphin François, Koninklijk museumPortrait du dauphin François représenté vers 5-6 ans environ par Jean Clouet

Source  : (Anvers, Koninklijk museum)

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

 

 

 Le dauphin François (collection d'Angleterre)Il existe dans les collections de la reine d'Angleterre un portrait plus âgé du dauphin. L'artiste a repris les traits du modèle précédent mais a changé le costume. A l'âge de 6-7 ans environ, comme la plupart des enfants de son âge, le dauphin abandonne la robe et le béguin pour s'habiller comme un garçon. 

Source : (Royaume-Uni, The Royal collection)

le dauphin et ses frères vers 1534Sur une miniature du musée Condé, le prince est représenté en compagnie de son père et de ses deux petits frères, mais ses traits ne sont pas individualisés.

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

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Le dauphin François, ChantillyLe dauphin François, ChantillyPortrait du dauphin François à l'âge adulte

Source : Base Joconde (Chantilly, musée Condé)

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

 

 

 

 

 

Portrait du dauphin, recueil d'ArrasUn portrait présumé du dauphin (ci-contre) existe dans le "recueil d'Arras", un recueil dont l'intérêt est qu'il contient une grand nombre de copies de portraits disparus. C'est le cas de ce portrait de François probablement fait à partir d'un dessin de Clouet aujourd'hui perdu. Si l'identification est juste, on notera la ressemblance frappante du prince avec son frère cadet Henri. 

Source : A. Châtelet, J. Paviot, Visages d'antan : le recueil d'Arras, Lathuile, édition du Gui, 2007

Henri d'Orléans, ses frères et beau-frère dans le livre d'heures de Catherine de Médicis, BnfLe profil de Chantilly a été repris dans le livre d'heures de Catherine de Médicis. Le dauphin François est représenté au centre de la miniature.

François de France, ChantillyLe même profil a inspiré un portrait beaucoup plus tardif de la seconde moitié du XVIe siècle représentant le dauphin à cheval. Il est également à l'origine de l'image stéréotypée du prince dans la gravure au XVIIe siècle.

Source : (Paris, BnF)

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

 

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Portraits du dauphin François d'après Corneille de Lyon vers 1536Le dauphine François, BostonLe dauphin François, Chantilly  blanvblanvblanvblanv

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Il  devait exister plusieurs portraits du prince peints par Corneille de Lyon ou par son atelier. Dans son catalogue raisonné, Anne Dubois de Groër considère que le tableau du musée de Boston (en haut à droite) est celui qui présente le portrait le plus vraisemblable, celui de Chantilly ayant été fortement retouché1 (en haut à gauche). Quant à celui de Brooklyn (ci-dessous), elle considère qu'il n'est pas du peintre2.Le dauphin François, musée de BrooklynLe dauphin François, vendu chez Sothebysblanvblanv

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé) et Corbis (Boston, Isabella Stewart Gardner museum)

Source : (New York, The Brooklyn museum) et Sothebys (avril 2008)


 

Notes

1. Anne Dubois de Groër, Corneille La Haye, dit Corneille de Lyon, Arthéna, 1997, p. 136.

2. ibid, p. 237.

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Charles de France (1522-1545)


Charles était le troisième fils du roi François Ier. C'est sur lui que le roi reporta son amour à la mort de son aîné François. Dans les années 1540, une rivalité importante devait opposer le prince Charles à son frère aîné Henri. Mais Charles mourut prématurément en 1545 à l'âge de 23 ans. Deux ans plus tard, Henri II montait sur le trône.

Charles de FranceCharles de France, ChantillyPortrait de Charles de France à l'âge de 1 ou 2 ans environ

Charles est le troisième fils de François Ier. Il meurt en 1545 à l'âge de 23 ans.

La peinture est la reproduction exacte du dessin réalisé par Clouet.

Source: Rmn (Chantilly, musée Condé)

Source : Rmn (Orléans, musée des Beaux-arts)

 

 

Charles de FranceCharles de France (Chantilly)Portrait de Charles par Jean Clouet

Source : Rmn (Chantilly, musée Condé)

Source : Base Joconde (Chantilly, musée Condé)

 

 

 

 

 

 

Charles par Corneille de Lyon, galerie des OfficesPortrait de Charles par Corneille de LyonCharles dans le livre d'heures de Catherine de Médicis

Le portrait de Corneille a été repris dans le livre d'heures de Catherine de Médicis. (concernant cette image, voir aussi la catégorie des erreurs).

Source : Corneille de Lyon (Florence, galerie des Offices)

Source : (Paris, Bnf)

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Portrait d'un prince par Corneille de Lyon, musée BonnatPortrait d'un prince par Corneille de Lyon (Charles d'Orléans ?)

Il s'agit d'un portrait qui représente l'un des trois fils du roi François. Dans le catalogue raisonné de Corneille de Lyon, Anne Dubois de Groër l'identifie au dauphin François au lieu de l'identifier au prince Henri comme cela a été fait par le passé1. Mais la base Rmn ne l'identifie à aucun des deux fils aînés du roi. Elle l'identifie au plus jeune, le prince Charles (peut-être sur la base d'informations du musée Bonnat qui conserve le tableau).

 

 

Pour ma part, je ne peux que constater la ressemblance physique entre le portrait du musée Bonnat et celui du musée des Offices (voir plus haut). Charles II d'OrleansLa gravure d'une médaille du XVIe siècle  identifiée au prince Charles (Carolus Angol Dux) et reprenant le portrait du musée Bonnat nous pousse à favoriser cette hypothèse2.

Dans les années 1540, le prince Charles était appelé à jouer un rôle militaire et politique d'importance, ce qui devait le mettre en rivalité profonde avec son frère aîné le dauphin Henri.   

Source : Rmn (Bayonne, musée Bonnat)

Charles d'Orléans Charles d'Orléans Estampes représentant Charles d'Orléans

Source : (Amsterdam, Rijksmuseum)

Source : (Amsterdam, Rijksmuseum)

 

 

 

 

 

 


Notes

1. Anne Dubois de Groër, Corneille La Haye, dit Corneille de Lyon, Arthéna, 1997, p. 135. L'argument que nous donne l'auteur au sujet du tempérament inexpressif du visage nous semble peu sérieux. On y lit en effet que le portrait du tableau correspondrait davantage au caractère taciturne de François et d'Henri qu'à celui de l'enjoué Charles. C'est donner beaucoup trop d'importance à l'essence réflectrice de la peinture d'une part et aux images d'Epinal d'autre part. A ce propos, dans sa récente biographie d'Henri II, Didier Lefur nous invite à nous méfier de l'historiographie traditionnelle qui présente le futur Henri II comme un triste sir.

2. Anne Dubois de Groër en fait mention aussi à la même page.

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01 mai 10

Louis de France (1549-1550)


Le prince Louis et ses deux soeurs Jeanne et Victoire dans le livre d'heures de Catherine de Médicis, BnFLouis de France est le deuxième fils de Henri II et de Catherine de Médicis. Né en février 1549, il meurt prématurément en octobre 1550. S'il existait des portraits originaux du jeune prince, aucun semble nous être parvenu (voir Les Clouet de Catherine de Médicis par Zvereva).

La seule image qui reste de lui serait une miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis.  La base de données de la BnF nous indique que le petit garçon aux mains jointes représente le futur Charles IX, mais on peut supposer qu'il s'agit plutôt du prince Louis. Catherine de Médicis a voulu avoir dans son livre d'heures, le portrait de tous ses enfants, or Charles IX est déjà représenté sur un autre folio. De plus, le jeune prince est ici représenté avec deux autres enfants de la reine morts en bas âge. L'artiste qui a peint le livre d'heures vers 1573 aurait donc regroupé sur une seule page les enfants de la reine morts prématurément

Source : (Paris, Bnf)

 

 

 

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13 sept. 16

Charles d'Angoulême (1573-1650)


Charles, bâtard de FrancePortrait de Charles bâtard de France

Source de l'image : Vienne, Osterreichische nationalbibliothek

Charles est le fruit des amours illégitimes du roi Charles IX et de Marie Touchet, fille d'un officier de justice de la région d'Orléans.

Le bâtard est né le 28 avril 1573. Orphelin de père un an plus tard, il est placé sous la tutelle de sa grand-mère Catherine de Médicis et de son oncle, le roi Henri III.

Comme le veut la tradition, il est élevé comme un prince de la maison royale. Pendant six ans, il grandit au château d'Amboise aux cotés de sa demi-soeur Marie-Elisabeth de France, d'un an son cadet. Catherine de Médicis et Henri III les visitaient parfois et se prenaient d'affection pour les deux enfants.

Marie-Elisabeth mourut en 1578 à l'âge de 5 ans. L'année suivante, Charles, au sortir de la petite enfance, quand l'âge vient pour les petits garçons de s'habiller comme des adultes, est emmené à Paris, pour vivre aux côtés de sa grand-mère et du roi son oncle. Dans cette famille, où la culture et les arts du spectacle sont des règles de vie, Charles bénéficia d'une excellente éducation.

 La gravure représente le prince vers 1580-1585. 

 

Le prince de Valois, Poggio a CaianoPortrait en pied d'un prince de la dynastie des Valois conservé à la Villa médicéenne de Poggio a Caiano

Source de l'image : Wikimedia Commons (Villa médicéenne de Poggio a Caiano)

L'image a été téléchargée sur Wikimedia Commons en 2012. Le portrait n'est ni identifié, ni daté.

Il représente un jeune homme de la cour, habillé à la mode des années 1580 ; un jeune prince habillé à la mode Henri III ? La comparaison des visages semble étayer l'identification au bâtard d'Angoulême (yeux cernés, nez assez long).

La présence de ce portrait à la Villa médicéenne de Poggio peut s'expliquer par la transmission des collections de Catherine de Médicis à sa petite-fille Christine de Lorraine. Lorsque celle-ci épousa en 1589 le grand-duc de Toscane, Christine emporta avec elle une grande partie des collections de portraits de la reine-mère. La Villa médicéenne de Poggio a Caiano était l'une des résidences d'été des grands-ducs de Toscane et a pu abriter une partie de ces collections.

Charles, bâtard de France, Poggio a CaianoLe prince bâtard connut une faveur croissante à la cour. En grandissant, il montrait un goût certain pour les soirées festives, et une aisance en société qui le faisait apprécier du roi.

Henri III le traitait comme son fils. Il l'estimait au point que Charles rivalisait en faveur avec les deux archifavoris en titre Joyeuse et Epernon. Dans les quinze derniers  mois du règne, le bâtard devint - avec Roger de Bellegarde - le nouveau favori, remplaçant les deux archimignons déchus.

Il fut question d'en faire l'héritier du trône. L'absence de dauphin et la reprise de la guerre autour de la succession royale avaient poussé Catherine de Médicis à proposer cette solution au roi. Il semble que celui-ci ait hésité à faire du bâtard son successeur. Mais Henri III, prince consciencieux et respectueux de la loi, avait finalement rejeté cette idée contraire à la tradition.

La fin du règne approchait et avec lui la fin des Valois. Les évènements s'accélèrent ; Henri III est assassiné par Jacques Clément ; Charles est à son chevet, en larmes, se préparant à redevenir orphelin. Catherine de Médicis était décédée quelques mois plus tôt. Elle lui avait légué toutes ses possessions ; Charles était désormais comte d'Auvergne et l'héritier bâtard d'une dynastie disparue.

 

Le comte d'Auvergne, Musée de l'Ermitage

Portrait au crayon de Charles, comte d'Auvergne dessiné vers 1600 par Benjamin Foulon et conservé au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg

Source de l'image : Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage

Le prince est représenté à l'âge de 25 ans environ. Il porte un collet monté dans une forme stylistique qui permet de le dater vers 1600, c'est-à-dire peu de temps avant son embastillement.

A la mort d'Henri III (1589), Henri IV avait pris le bâtard d'Angoulême sous sa protection. Charles l'avait reconnu comme roi et s'était battu pour lui aux batailles d'Arques et d'Ivry.

Charles se rangea très tôt dans le rang des grands seigneurs mécontents et participa aux complots de la cour pour évincer Henri IV. C'était un prince qui menait joyeuse vie à la cour, participant aux festivités, mais proche d'une infatigable comploteuse, Henriette d'Entragues, la maîtresse du roi. Elle était sa demi-soeur, fruit de leur mère Marie Touchet et de François de Balzac d'Entragues.

Charles avait un motif de mécontentent : le procès que lui faisait sa tante Marguerite de Valois pour récupérer l'héritage des Valois dont sa mère Catherine l'avait dépossédée au profit de Charles : le comté d'Auvergne

Ayant perdu ses procès, Charles intrigua contre le roi et perdit sa faveur. En 1604, il participa au complot de sa soeur ; fugitif, pourchassé, capturé, jugé et condamné à mort, Charles fut mis à la Bastille où il demeura jusqu'à en 1617.

Le comte d'Auvergne à l'antique, galerie du château de BeauregardIl existe un portrait du prince dans la galerie des illustres du château de Beauregard (ci-contre à droite). Il est représenté avec les autres personnalités du règne d'Henri IV. La curiosité de ce portrait est que le comte d'Auvergne est peint de profil et habillé à l'antique. C'est un témoignage du caractère divertissant et lettré du prince, créateur et producteur de ballets. Charles de Valois avait perpétué à la cour d'Henri IV, la grande tradition des arts festifs des derniers Valois, en digne héritier de Catherine de Médicis et d'Henri III.

Source de l'image : Gettyimage (Château de Beauregard)

 

Charles, duc d'Angouleme (BnF)Représentation de Charles de France, duc d'Angoulême sur une gravure de Crispin de Passe, tirée du fameux manuel d’équitation, d'Antoine Pluvinel, L'Instruction du Roy en l'Exercice de Monter à Cheval

Source de l'image : (Bibliothèque nationale de France)

Le prince bâtard demeura en prison pendant quatorze ans, dans des conditions et un confort dignes d'un prince. Sa tante Diane de France, duchesse d'Angoulême ne ménageait pas ses efforts auprès du roi pour atténuer ses conditions de vie et obtenir sa libération. Elle l'obtint en 1617 du jeune roi Louis XIII, à la chute de Concini et de Marie de Médicis (qui avait des raisons d'en vouloir au demi-frère de l'audacieuse maîtresse de son mari).

A la mort de sa tante en 1619, son unique parente, Charles, dernier représentant des Valois, hérita de ses biens. Charles devient duc d'Angoulême.

 

Charles de Valois duc d'AngoulèmePortrait de Charles de France, duc d'Angoulême dessiné par Daniel Dumonstier et conservé au manoir de Waddesdon

Source : Daniel Lecœur, Daniel Dumonstier (1574-1646), Arthena, 2006 (Waddesdon manor, Royaume-Uni)

Le prince est représenté dans les années 1630.

Après avoir passé plus de 10 ans en prison, le prince Charles se montra fidèle au roi. Louis XIII l'employa au siège de La Rochelle où il lui confia l'un des commandements de l'armée royale, honneur réservé aux princes et aux Grands.

 

 

 

 

 

 

Charles duc d'Angoulême par Champaigne, BnfPortrait du duc d'Angoulême, peint vraisemblablement par Philippe de Champaigne au début du règne de Louis XIV

L'image est la photographie en noir et blanc d'un portrait dont le style soigné donne à croire qu'il s'agit d'une oeuvre peinte par Philippe de Champaigne. La précision des détails dans le rendu de la matière étaye cette hypothèse.

La photographie est conservée à la BnF, mais la localisation du tableau n'est pas mentionnée (source de l'image : Bibliothèque nationale de France).

C'est le dernier portrait du prince avant sa mort. Il le représente dans les années 1640, avec un col et une mouche de cette époque.

Charles d'Angoulême est mort à l'âge de 77 ans. Il a traversé les époques pour mourrir sous le règne de Louis XIV. Il a connu le règne de quatre monarques, lui qui aurait pu devenir roi.

Le portrait le représente dans ses fonctions d'homme de guerre. Il porte sur son armure, l'étoffe blanche des commandants militaires.

Charles de Valois

Charles duc d'Angouleme, château de Bussy-rabutin

Charles duc d'Angouleme, Château de Skokloster, SuèdeLe portrait de Champaigne a été reproduit par un grand nombre de graveurs et recopié en peinture.

Il en existe des copies dans les galeries privées dont celle du château de Bussy-Rabutin.

Le dessin original de Philippe de Champaigne (ci-contre à gauche) a été vendu aux enchères.

Source des images : Artnet (Collection privée) ; Base Palissy (Château de Bussy-Rabutin) ; (Château de Skokloster, Suède)

 

Portrait de Charles de Valois, duc d'ACharles par Jean Morin , The Royal Collectionngoulême, gravé par Jean Morin d'après l'oeuvre de Philippe de Champaigne

Source de l'image : (The royal collection, Royaume-Uni)

Le portrait a été réalisé d'après l'oeuvre de Philippe de Champaigne dont Jean Morin était probablement l'élève.

L'image a été reproduite à de nombreuses reprises par les maîtres graveurs du milieu du XVIIe siècle, dont Gilles Rousselet et Pierre Daret (images ci-dessous).

Des tirages de ces oeuvres sont aujourd'hui conservés dans de nombreuses collections institutionnelles ; pour n'en citer que quelques uns : la Bibliothèque nationale de France, le château de Versailles, la Royal Collection du Royaume-Uni.

 Source : (Bibliothèque nationale de France) ; (The Royal collection, Royaume-Uni) ; (Bibliothèque nationale de France) ; (Bibliothèque nationale de France) ; (Bibliothèque nationale de France) ; (Bibliothèque nationale de France)

Charles par Gilles Rousselet, Bnf

Charles par Pierre Daret, The Royal collection

Charles de Valois, Bnf

Charles de Valois, Bnf

 

 

 

 

 

 

 

Charles par Moncornet, BnF

Charles de Valois par Mazot, BnF

 

 

 

 

 

 

 

 

Statue funéraire de Charles d'Angoulême, Hôtel Lamoignon, ParisStatue funéraire de Charles de Valois, duc d'Angoulême conservée à l'hôtel Lamoignon

Source : Wikimedia Commons (Hotel Lamoignon, Paris)

Cette statue funéraire est aujourd'hui conservée dans l'ancien hôtel particulier du prince, situé dans le Marais à Paris. On peut l'y voir dans une petite pièce située à l'entrée, où se trouve également la statue funéraire de Diane de France. Les deux bâtards de la dynastie des Valois, derniers représentants de leur famille sont ainsi réunis de façon symbolique. 

L'hôtel Lamoignon constitue l'un des rares et beaux vestiges de la vie princière sous Henri III. Il a été construit dans ce quartier considéré comme neuf et rupin à l'époque, par Diane de France. Commencé sous Henri III, le chantier s'est arrêté à cause de la Ligue ; fidèle conseillère de son frère, Diane avait été contrainte de s'exiler de Paris. Les travaux reprirent avec le retour d'Henri IV. A la mort de la duchesse en 1619, l'hôtel passa par héritage à son neveu.

Diane et Charles furent enterrés dans l'église du couvent des Minimes situé à proximité de leur hôtel. L'église a été détruite au XVIIIe siècle, mais les sculptures funéraires ont été sauvées.

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