Fille aînée du roi Louis XII et d'Anne de Bretagne, Claude de France, née en 1499, assure la continuité dynastique de la monarchie en épousant très jeune son cousin, François d'Angoulême, qui devient en 1515, le roi François Ier. Elle est la mère de sept enfants, qu'elle met au monde en l'espace d'une dizaine d'année et meurt en 1524, à l'âge de 25 ans seulement. Sa mort précoce explique la rareté infinie de ses portraits.

Claude de France représentée dans son livre d'heures, The Fitzwilliam museumReprésentation enluminée de Claude de France, enfant, dans son livre d'heures

La scène la représente sur un prie-Dieu, encadrée de saint Claude, sainte Anne et de la vierge Marie enfant.

Le livre d'heures de Claude de France a été réalisé entre 1505 et 1510. Il s'agit d'un cadeau d'Anne de Bretagne à sa fille unique. Pour Elizabeth L'Estrange, il marque le souci d'une mère soucieuse de transmettre à sa fille les valeurs religieuses que sont les siennes.

Le même ouvrage contient une autre enluminure mettant en scène Claude de France, mais quasi semblable à la première.

(biblio : Elizabeth L'Estrange, "Le mécénat d'Anne de Bretagne", dans Patronnes et mécènes en France à la Renaissance, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2007 p. 192-193)

Source : (Cambridge, The Fitzwilliam museum)

Claude de France dans un scène de dédicace, BnF

Claude de France dans une scène de dédicace d'un livre sur la mort de sa mère Anne de Bretagne

Anne de Bretagne meurt en 1514. Claude est donc représentée vers l'âge de treize ans environ (elle devait devenir reine de France l'année suivante).

C'est une scène un peu particulière car je ne pense pas qu'il soit courant qu'une fille aussi jeune soit le personnage central d'une scène de dédicace. L'image illustre au moins l'importance de son rang. Claude était à la fois une fille de France et à la fois la duchesse de Bretagne.

Source : (Paris, BnF)

 

 

Fiançailles de Claude de France et de François d'Angoulême, BnFOn retrouve également Claude dans les chroniques de Louis XII. La scène représente ses fiançailles avec son cousin François, le 21 mai 1506. De part et d'autre des fiancés, se tiennent leurs mères respectives, Anne de Bretagne et Louise de Savoie. Les visages ne sont pas individualisés, pas plus que la taille des personnages.

Source : (Paris, BnF) (Biblio: Anne-Marie, François Ier imaginaire, symbolique et politique à l'aube de la Renaissance française, Paris, Macula, 1987, p. 53-56)